Rencontre avec le collectif Solidarité Migrants Wilson

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Marion Guérin et Priscille Arnaud sont des membres du Collectif Solidarité Migrants Wilson. Priscille Arnaud, âgée de 41 ans, est une infirmière en disponibilité. Elle habite à La Plaine. Marion Guérin, âgée de 30 ans, est professeur d’espagnol au collège Elsa Triolet de Saint-Denis, elle habite la Plaine depuis cinq ans. Elles sont toutes les deux bénévoles dans trois associations communes, l’AMAP de Saint-Denis et dans le collectif  « Solidarité Migrants Wilson » et au Conseil citoyen de Saint-Denis.

Priscille Arnaud milite à titre personnel « parce que ça fait du bien de sentir qu’[elle] peut aider les gens, même très simplement, en servant des petits-déjeuners. C’est pas grand-chose mais on se rend compte qu’on peut être utile dans la vie, aider d’autres gens. Mais c’est également un engagement collectif, j’ai eu la volonté de faire partie d’un groupe qui aide.»

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Elles nous ont expliqué comment est né le Collectif Solidarité Migrants Wilson, en décembre 2016.

 « A l’origine, on était déjà plusieurs voisins  à s’être mobilisés pour les délogés du 168 avenue du Président Wilson, qui étaient installés dans des tentes sur l’avenue. Ils étaient dehors depuis 3 mois, et quand il a commencé à faire froid à l’automne, on s’est inquiété qu’ils passent l’hiver là.

On avait mobilisé les voisons pour recevoir des dons, acheter des tentes et distribuer des vêtements ; et sensibiliser un peu les gens. Et c’est à ce moment là, que les premiers migrants se sont installés ajuste quelques mètres à côté.

On a commencé à donner des vêtements, du café. Et on s’est rendu compte qu’il y avait d’autres voisins qui faisaient la même chose. On a donc souhaité organiser mieux ces distributions, en se répartissant les jours, en mettant en place un planning. L’idée était que plus on était nombreux, plus c’était facile. Et puis, on a ouvert la page Facebook, et on a réussi à mobiliser du monde. Les gens continuaient à arriver, et à s’installer avec des tentes.

Au fur et à mesure le camp grandissait, jusqu’à compter 400 personnes, le 12 décembre 2016, jour de l’évacuation organisée par le Préfecture. On était présents. Ils ont mis les gens dans des bus pour les répartir dans différents centres.

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Suite à l’évacuation du camp, et à l’installation de grilles puis de pierres,  certains étaient installés sur le stade Nelson Mandela et d’autres ont continué à venir autour du centre car il n’y a pas assez de place.  On a continué à aller les voir, à distribuer des vêtements et des repas, pendant les vacances de Noël. On souhaitait garder un contact avec eux, et savoir ce qu’ils deviendraient.  On découvrait au fur et à mesure car on n’est pas des professionnels. »

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Le collectif Solidarité Migrants Wilson n’a pas de statut, il ne peut pas recevoir de subvention mais c’est plus facile à gérer qu’une association car ils n’ont pas besoin d’avoir un bureau, ou de tenir des Assemblées Générales.

Marion et Priscille nous disent que les adhérents au collectif sont difficiles à compter car la participation est très variable. Mais elles ont récupéré plus de 250 contacts mails de personnes venues donner des petits déjeuners. La page Facebook est animée par huit personnes environ mais trois personnes  l’alimentent plus que d‘autres.

Le Collectif appelle aux dons en ligne avec la cagnotte qu’ils ont créée, et au bénévolat pour la distribution de petits-déjeuners. Ils ont besoin de vêtements, des couvertures, de kits hygiène (dentifrice, savon, rasoirs, peignes, gel, crème, brosse à dents), de sous-vêtements et vêtements pour hommes. « On a beaucoup de mal à trouver des chaussures », nous explique Priscille. « On a également besoin de sac-à-dos. » En effet, le centre d’accueil de la Chapelle n’est ouvert qu’aux hommes, les femmes et enfants sont accueillis dans un centre à Ivry.

Marion Guérin nous explique que « jusqu’à présent, c’est une réussite », ils ont à réussi à distribuer des petits-déjeuners tous les jours. « Mais ça demande une sacrée organisation », ajoute-t-elle. « On a beaucoup de bénévoles mais c’est difficile à gérer car nous n’avons pas de local. Il faut des gens en voiture pour récupérer la marmite d’eau chaude, les thermos, les gobelets et les invendus de pain qui sont offerts par les boulangeries de la Plaine et tout amener sur le lieu de distribution, à proximité du camp. »

https://www.facebook.com/Solidarit%C3%A9-migrants-Wilson-598228360377940/?fref=ts

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