Philippe Caro, portrait d’un militant dionysien

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photo Iqbal Actu 

« Si on ne fait rien, on n’est sûr de rien changer »

Né en Bretagne à Rennes, Philippe Caro est un militant connu des Dionysiens. Bénévole depuis l’âge de 16 ans, son père est plutôt de droite, tandis que sa maman est une syndicaliste communiste. En 1981, il relève un grand décalage entre la réalité et ses idéaux, ce qui le pousse à s’engager. Il commence par militer dans des associations, des partis et des syndicats auxquels il adhère toujours.

Fonctionnaire territorial à la Courneuve, journaliste, il est élu municipal conseiller au logement, sans délégation ni indemnité, précise-t-il. Militant au PCF, il est syndiqué à la CGT Cadres, il appartient à la Fédération des Motards en Colère, au MRAP et à l’Amicale des Bretons de Saint-Denis.

Il nous explique que « si on ne fait rien, on n’est sûr de rien changer ». Il pense que se battre seul est modérément efficace. « C’est ensemble qu’on est plus forts », ajoute-t-il, car « adhérer à un syndicat ou un parti politique peut donner de la force à ses engagements ».

« Ceux qui vivent sont ceux qui luttent »

Philippe Caro  nous dit qu’ « on perd les combats qu’on ne mène pas ». Il cite à ce sujet Paul Eluard, qui disant qu’« il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d’autre ».  Puis Victor Hugo, qui disait « ceux qui vivent sont ceux qui luttent ».

Nous lui avons demandé s’il pensait que les actions des militants de terrain permettaient de réduire les inégalités. S’il pense qu’en France le militantisme se traduit par le vote, il nous explique que de nouvelles formes d’engagement citoyen passent par les réseaux sociaux.  Chaque avancée est le résultat de la mobilisation des gens, ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Chacun fait ce qu’il sait faire, du colleur d’affiches au militant qui s’engage dans un parti politique. C’est l’action des gens qui fait changer les choses selon lui. Il évoque notamment le combat des bénévoles qui se sont inscrits sur les réseaux sociaux pour aider les délogés de l’Avenue du Président Wilson, ainsi que le Collectif d’aide aux migrants, qui distribuent des repas, des vêtements ou autres. Les militants essaient de débattre pour empêcher les choses de stagner. Il nous explique que des actions ponctuelles ont permis de faire disparaître les grilles qui avaient été installées suite à l’évacuation des migrants et des délogés. Ces grilles avaient été démontées par des gens du quartier, une première fois dans la nuit du Nouvel an 2017, puis définitivement retirées suite à un autre démontage, en janvier. Philippe Caro fait partie des gens qui ont dénoncé l’installation de pierres de grandes dimensions, sur les espaces verts qui entourent le Centre d’accueil des migrants de la Porte de la Chapelle, pour les dissuader de camper à proximité. Journaliste, il utilise  beaucoup son blog pour relayer les combats qui lui semblent justes.

http://philippecaro.over-blog.com/

A l’occasion des élections législatives, il se présente comme candidat PCF sur la circonscription de Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine et Villetaneuse, avec pour slogan « Il faut qu’on s’en mêle ! ».

https://www.caro2017.net/single-post/2017/05/11/M%C3%AAme-pas-honte-

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