Tout ce que vous devez savoir sur le nouveau lycée de la Plaine Saint-Denis.

A la rentrée 2017, un nouveau lycée ouvrira ses portes à la Plaine St-Denis. M.Imbert, intendant au collège Iqbal Masih et aussi l’intendant pré-figurateur du nouveau lycée. Nous lui avons donc posé quelques questions sur le nouveau lycée.

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Le nouveau lycée se situera rue des Fillettes.

Interview de M. Imbert sur le nouveau lycée

  • Connaissez-vous son nom ?

Pour l’instant, le lycée se nomme « Plaine Commune » mais le nom officiel sera attribué par le Conseil d’administration du lycée à la rentrée.

  • Pourquoi la construction du lycée a-t-elle autant de retard ?

L’ouverture du lycée devait se faire en septembre 2016 mais la phase des planifications de construction a eu du retard à cause du sol qui était pollué par des bactéries.

  • Connaissez-vous le proviseur ?

Le proviseur sera M. Bertrand, actuel proviseur du lycée Marcel Cachin.

  • Est-ce qu’il y aura des élèves de première et de terminale ?

Il y aura des élèves de seconde (8 classes de 2nd) et des élèves de première et de terminale ST2I

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  • Comment sera-t-il équipé ?

Le lycée sera équipé de vidéoprojecteurs, il y aura également  trois salles informatiques et il y aura un accès au wifi. Il y aura un foyer (= espace de détente pour les élèves), des espaces verts, un abri de vélos et pleins de cafétérias.

  • Avez-vous des informations sur le nombre d’élèves ?

Le lycée peut accueillir 1280 élèves mais à la rentrée il y en aura 832.

L’internat pourra accueillir 170 élèves. Tous les élèves du département peuvent faire une demande mais il n’y a aucune priorité et c’est l’académie qui est chargée du choix des élèves. L’internat fait six étages et il y aura des chambres individuelles et doubles.

Selma M.

Installation et évacuation des grilles grille anti-migrants sur l’avenue du Président Wilson

20161212_091137Depuis le mois d’août, à Saint-Denis, l’avenue du président Wilson était occupée par les délogés du 168. Ils avaient été rejoints par des migrants qui avaient installé leurs tentes un peu plus haut, à proximité du centre d’accueil des migrants de la Porte de la Chapelle.
Le vendredi 12 décembre, vers 9 heures du matin, peu après l’évacuation des migrants par les CRS, les délogés du 168 avenue du Président Wilson ont été expulsés.
Suite au délogement des campements, des grilles ont été installées à la demande de la mairie pour éviter l’installation de nouvelles tentes.

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Pour Philippe Caro, militant du quartier, cette clôture est « inutile, idiote et couteuse ».
Si certains voisins étaient gênés par la présence de campements, beaucoup de riverains dénoncent les « démantèlements sans solution décente ».

Jean-Jacques Clément, autre militant associatif du quartier, nous explique que les gens du quartier sont toujours mobilisés pour leur venir en aide. Certains organisent des distributions de boissons chaudes pour les migrants qui ont été relogés dans le centre d’accueil porte de la Chapelle.
Une page Facebook intitulée « Solidarité Migrants Wilson » a été crée pour venir en aide aux migrants et aux délogés :
https://www.facebook.com/Solidarit%C3%A9-migrants-Wilson-598228360377940/?fref=ts#

Enfin, une pétition « Un toit, c’est un droit. NON au démantèlement des campements sans solution décente » a été diffusée à l’occasion de la manifestation de soutien aux Migrants et aux délogés samedi 14 janvier :
https://www.change.org/p/non-au-d%C3%A9mant%C3%A8lement-des-campements-sans-solution-d%C3%A9cente

img_3633Dans la nuit de vendredi à samedi 21 janvier, des habitants ont continué le démontage des grilles anti-migrants, qui avait débuté à l’occasion du Nouvel an. Ces grilles avaient été installées à la suite de l’évacuation des migrants et des délogés de l’avenue du Président Wilson en décembre. Un camion est venu récupérer une partie des grilles lundi, d’autres sont restées sur place. 
Lahcen, Nour et Dania

 

Les migrants de Wilson ont été délogés en décembre

 

Depuis le mois d’août, à Saint-Denis, l’avenue du président Wilson était occupée par les délogés du 168. Ils avaient été rejoints par des migrants qui avaient installé leurs tentes un peu plus haut, à proximité du centre d’accueil des migrants de la Porte de la Chapelle. Le vendredi 12 décembre, vers 9 heures du matin, peu après l’évacuation des migrants par les CRS, les délogés du 168 avenue du Président Wilson ont été expulsés. Suite au délogement des campements, des grilles ont été installées à la demande de la mairie pour éviter l’installation de nouvelles tentes. Pour Philippe Caro, militant du quartier, cette clôture est « inutile, idiote et couteuse ». Si certains voisins étaient gênés par la présence de campements, beaucoup de riverains dénoncent les « démantèlements sans solution décente ». Jean-Jacques Clément, autre militant associatif du quartier, nous explique que les gens du quartier sont toujours mobilisés pour leur venir en aide. Certains organisent des distributions de boissons chaudes pour les migrants qui ont été relogés dans le centre d’accueil porte de la Chapelle. Une page Facebook intitulée « Solidarité Migrants Wilson » a été crée pour venir en aide aux migrants et aux délogés : https://www.facebook.com/Solidarit%C3%A9-migrants-Wilson-598228360377940/?fref=ts# Enfin, une pétition « Un toit, c’est un droit. NON au démantèlement des campements sans solution décente » a été diffusée à l’occasion de la manifestation de soutien aux Migrants et aux délogés samedi 14 janvier : https://www.change.org/p/non-au-d%C3%A9mant%C3%A8lement-des-campements-sans-solution-d%C3%A9cente Lahcen, Nour et Dania

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Depuis le mois d’août, à Saint-Denis, l’avenue du président Wilson était occupée par les délogés du 168. Ils avaient été rejoints par des migrants qui avaient installé leurs tentes un peu plus haut, à proximité du centre d’accueil des migrants de la Porte de la Chapelle. Le vendredi 12 décembre, vers 9 heures du matin, peu après l’évacuation des migrants par les CRS, les délogés du 168 avenue du Président Wilson ont été expulsés. Suite au délogement des campements, des grilles ont été installées à la demande de la mairie pour éviter l’installation de nouvelles tentes. Pour Philippe Caro, militant du quartier, cette clôture est « inutile, idiote et couteuse ». Si certains voisins étaient gênés par la présence de campements, beaucoup de riverains dénoncent les « démantèlements sans solution décente ». Jean-Jacques Clément, autre militant associatif du quartier, nous explique que les gens du quartier sont toujours mobilisés pour leur venir en aide. Certains organisent des distributions de boissons chaudes pour les migrants qui ont été relogés dans le centre d’accueil porte de la Chapelle. Une page Facebook intitulée « Solidarité Migrants Wilson » a été crée pour venir en aide aux migrants et aux délogés : https://www.facebook.com/Solidarit%C3%A9-migrants-Wilson-598228360377940/?fref=ts# Enfin, une pétition « Un toit, c’est un droit. NON au démantèlement des campements sans solution décente » a été diffusée à l’occasion de la manifestation de soutien aux Migrants et aux délogés samedi 14 janvier : https://www.change.org/p/non-au-d%C3%A9mant%C3%A8lement-des-campements-sans-solution-d%C3%A9cente Lahcen, Nour et Dania

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Changements à la mairie de Saint-Denis, M. Paillard répond aux questions des élèves.

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M. Paillard avec M. Russier dans le bureau du maire de Saint-Denis.

Nous avons eu la chance de pouvoir poser des questions à M. Paillard qui a annoncé sa démission il y a quelques semaines, le 1er décembre.

  • Nous avons vu sur Wikipédia, que votre père était déjà engagé à St-Denis au parti communiste. En quoi votre père a-t-il été un modèle ?

Modèle pour la générosité, l’attention aux autres et les constructions sociales. A l’époque, dans les usines, et toujours aujourd’hui c’est des rapports sociaux compliqué avec un patron qui veut gagner beaucoup de sous sur le dos des ouvriers. Il faut donc être ensemble, construire des résistances, revendiquer de gagner plus, améliorer les conditions de travail. On était jamais tout seul. On trouve des solidarités. A Saint-Denis, il n’y avait que des ouvriers. On se posait les mêmes questions qu’aujourd’hui « quel est le devenir de nos enfants ? » « Que peut-on leur offrir de mieux ? » : des écoles, des bibliothèques, de quoi s’élever.

  • Sur ce même site, nous avons vu que vous avez été ouvrier est-ce vrai ?

J’étais dans une entreprise sur l’avenue Wilson, là où il y a marqué « l’Usine » qui est devenu un endroit pour les réceptions. Avant cela s’appelait la pharmacie centrale de France. On faisait des produits pharmaceutiques, des produits chimiques. J’ai fait cela jusqu’en 1977.

« Il faut être ensemble ».

  • Quand et pourquoi avez-vous commencé à militer ?

J’ai pris le virus avec mes parents, de toujours être attentif aux autres, de construire collectif, de toujours jouer collectif, cela donne envie de s’engager. Chacun est soit mais pour être soit il faut être ensemble. J’ai trouvé que c’était au parti communiste que cet engagement était le plus sincère.

  • Pourquoi avez-vous eu envie de devenir maire ?

J’ai eu beaucoup envie de devenir élu, maire c’est venu après. Je n’ai pas forcément eu l’envie. Pour moi, c’est un honneur d’être maire de la ville où je suis né, dans laquelle j’ai travaillé. J’étais premier adjoint au maire de M. Braouzec. On peut faire beaucoup de choses quand on est adjoint. Quand on est maire, c’est un travail particulier, on est toujours en avant. Pour moi c’est un honneur d’être maire mais je ne courrais pas après comme dise les gens, je n’avais pas ce profil de dire « je veux être maire de Saint-Denis ».

« Beaucoup de fierté de servir la population de Saint-Denis« .

  • Le jour de votre élection en tant que maire, qu’avez-vous ressenti ?

Beaucoup de fierté de servir la population de Saint-Denis parce que j’en sors et que j’ai beaucoup de respect pour les gens de Saint-Denis. C’est en général des gens modestes qui ont des vécus incroyables, qui viennent du monde entier et qui refont leur vie ici. Ce sont donc des gens solides. Il y a des hauts et des bas mais c’est plutôt des gens avec une grande hauteur d’esprit. Ce n’est pas parce que l’on n’a pas beaucoup d’études qu’on ne maîtrise pas forcément la langue qu’on est des petits. Ici on est des grands.

« On a l’obligation de préparer les jeunes générations ».

Les causes de son départ

  • Pourquoi avez-vous démissionné ?

Parce que je considère qu’il faut faire la place aux jeunes. J’ai l’âge de la retraite (NDLR : l’interview a été faite le jour de son anniversaire).

La société bouge très vite, il faut en prendre la mesure et je crois qu’on a l’obligation de préparer les jeunes générations. Ce n’est pas une démission où je m’en vais où je dis « ciao, bonsoir ». C’est une démission où j’accompagne le nouveau maire pour que tout se passe bien, qu’il n’y ait pas d’à coup pour Saint-Denis.

1- J’ai l’âge de la retraite.

2- Il faut préparer l’avenir avec des jeunes et mettre devant des jeunes.

3- J’ai fait l’équivalent de deux mandats, j’ai fait 12 ans et j’essaie de faire un peu ce qu’on dit, c’est à dire je ne suis pas pour le cumul des mandats et le cumul du nombre de mandats parce que j’ai été adjoint au maire, vice-président du conseil général, et je suis toujours à l’agglomération. Quand je suis devenu maire, j’ai arrêté mon mandat de conseil général (maintenant conseiller départemental) parce que c’est trop de travail et je ne suis pas forcément pour un cumul dans la longévité des mandats. Je dis ça alors que je suis élu depuis 1977 mais en tant que maire en tout cas je pense que deux mandats, c’est beaucoup, et puis, il faut le dire, c’est beaucoup d’attention jour et nuit, tous les jours et donc ça use un peu. On prend aussi des bonnes et des mauvaises habitudes et c’est bien de se remettre en cause, de faire évoluer les choses.

« Etre maire, c’est un travail épuisant ».

  • Quelles sont ces mauvaises habitudes ?

Être moins attentif. Au fil du temps, on prend des habitudes et il y a des choses sur lesquelles on ne réagit pas comme au début.

Et puis, c’est un travail épuisant.

  • Cette expérience a-t-elle eu un impact sur votre vie de famille ?

Oui bien sûr. Au delà d’être reconnu comme maire, il y a les enfants, ma compagne. Chacun est situé désormais par rapport au premier personnage de la ville ; « tu es la femme de…, tu es le fils ou la fille de…… ». Cela a des répercussions. Il faut muscler tout le monde, c’est à dire il faut prendre de la distance par rapport à tout ça. C’est la question du rapport au pouvoir et le rapport au pouvoir en politique c’est terrible. Après les gens de St-Denis sont très respectueux. J’ai un rapport à ma ville qu’est fait de respect et c’est dans les deux sens.

  • Quelle a été la réaction de vos adjoints lorsque vous avez annoncé votre départ ?

Mes adjoints été surpris. Parce que c’est une décision personnelle et que, en politique, je suis un gamin. Il y a beaucoup de vieux messieurs et parfois de vieilles dames en politique. Cette décision chamboule tout le monde car il y a un équilibre et d’un coup on enlève la pièce la plus haute de cet équilibre du pouvoir local qui dit vouloir s’en aller. C’était un étonnement et la première chose était

« pourquoi ? 

– Tu es malade ? 

– Non je ne suis pas malade. » et j’essayais de les convaincre que c’était une question de vitalité politique en disant qu’il faut changer et mettre d’autres en avant.

Quel Bilan ?

« On a fait avancer la ville ».

  • Que retenez-vous de ces 12 années en tant que maire ?

Beaucoup de choses. J’ai l’impression, surtout dans votre quartier, qu’il y a toujours des choses nouvelles qui se font. On a fait avancer la ville.

En 10 ans on a construit 20 écoles neuves. L’arrivée du métro, de la ligne 12, le tramway. On en avait un, maintenant on en a trois. La maternité aussi est neuve. C’est une maternité où il y a 4500 accouchements par an. Maternité d’un très bon niveau de soin.

Je retiens aussi le fait que la population de Saint-Denis reste une population modeste. Le chômage est très fort, toujours massif, notamment pour les jeunes et les femmes. Il y a des choses que l’on ne sait pas régler, ça je le maintiens. Le logement est un drame pour beaucoup de gens. Beaucoup sont dans des logements pourris et ils mériteraient mieux. On a beau construire beaucoup de logements, on arrive pas à résoudre la crise du logement. C’est un bilan qui… (NDLR : il ne termine pas sa phrase).

« On arrive pas à tout régler ».

La ville de Saint-Denis a un potentiel incroyable d’évolutions mais on n’arrive pas à tout régler. On est une ville de gens modestes. La moitié de la ville a moins de 30 ans.

On a su faire avancer plein de choses. Ce n’est jamais le résultat d’un seul homme, c’est un travail d’équipe. Après voilà, j’ai plutôt un regard positif mais j’ai aussi un regard sur tous les enjeux et toutes les difficultés que l’on a. Je dis qu’il faut vraiment travailler avec la population. On ne peut pas faire avancer la ville sans la population. Il faut s’appuyer sur elle pour la faire avancer. C’est peut-être du charabia, de la langue de bois mais on ne peut pas faire tout seul l’évolution d’une ville. Il faut mettre en mouvement la population.

  • Que pensez-vous avoir apporté à notre ville à titre personnel ?

J’ai essayé de faire en sorte qu’il y ait des rapports sereins et d’intelligence entre les citoyens. Par exemple en 2006, j’ai fait un référendum sur le droit de vote des étrangers. Beaucoup de gens se sont déplacés et cela montraient que la majorité des Dionysiens voulaient que, même si leurs voisins, n’étaient pas Français, ils voulaient qu’ils soient citoyens.

La question de la fierté d’être ensemble de construire ensemble de se respecter et que son intelligence soit respectée malgré la diversité des gens.

  • De quoi êtes-vous le plus fier ?

Le référendum sur le droit de vote des étrangers. Sur 11 000 personnes qui se sont déplacées, 64% était pour le droit de vote des étrangers.

« La vie politique me déçoit ».

  • Qu’est-ce qui vous a le plus déçu ?

La vie politique me déçoit. Je fais de la politique tous les jours mais on n’arrive pas à faire rêver les gens. Or, il faut être un peu utopique, il faut avoir des rêves pour faire bouger les choses. Si on regarde que le bout de ses chaussures, on n’arrive jamais à décoller. Il faut rêver.

« Mon échec, mon grand regret, c’est la question du logement ».

  • Quel est votre plus grand regret en tant que maire ?

Mon échec, mon grand regret, c’est la question du logement. Trop de gens vivent dans des logements indécents. Et je trouve qu’il y a trop de violence. Parmi les jeunes, qui sont les premières victimes par ailleurs. Il faut que l’on arrive à pacifier les rapports humains. On apprend plus avec sa langue qu’avec ses poings.

  • Avec du recul, est-ce que vous auriez changé quelque chose dans votre pratique de maire ?

Peut-être être plus disponible pour les citoyens. Maire c’est être dans toutes les réunions, on est bouffé par la réunionite. Un coup c’est avec le préfet, ensuite avec l’état… On va de réunions en réunions et du coup on ne passe pas assez de temps avec les gens.

  • Après avoir vécu cette expérience, quelles sont selon vous les qualités pour devenir un bon maire ?

L’écoute et l’empathie pour les gens. Il faut aimer les gens. Si on n’aime pas les gens il faut faire autre chose.

  • Qui sera votre successeur ?

J’ai proposé quelqu’un qui me paraît bien. Il s’appelle Laurent Russier. Il est dans l’équipe municipale depuis un mandat. Il s’occupe de l’organisme de logement, Plaine Commune Habitat et qui s’occupe de la politique de la ville. Il a 43 ans, il exerçait comme ingénieur. C’est quelqu’un de bien, qui est sensible, qui écoute beaucoup.

  • Qu’est-ce que vous comptez faire désormais ?

Je reste dans l’équipe municipale. Je vais m’occuper des grands chantiers de la ville et je reste aussi à l’agglomération, Plaine commune, où je m’occupe du développement économique des neuf villes du secteur.

« Je trouvais que c’était bien à Saint-Denis comme nom Iqbal Masih. Cela représente l’avenir des plus jeunes. »

  • Que pensez-vous de notre collège ?

J’adore votre collège. D’abord il se trouve qu’il n’y avait pas de collège à la Plaine. Les enfants de la Plaine partaient à De Geyter ou à Fabien en bus. A cette époque là (NDLR : quand la construction du collège a été décidée) j’étais vice-président du Conseil général (CG) et c’est le CG qui construit les collèges. Je me suis battu pour qu’il y ait un collège à la Plaine, pour trouver les financements, et j’ai organisé le concours d’architecture, j’ai choisi le vainqueur et j’ai proposé le nom. Cela fait beaucoup de moi (rires).

Je trouvais que c’était bien à Saint-Denis comme nom Iqbal Masih. Cela représente l’avenir des plus jeunes. C’est un nom compliqué mais c’est toute une histoire. Il faut savoir que par exemple dans toutes les migrations espagnoles, il y avait des enfants qui travaillaient dans des verreries comme la verrerie Legras qui faisait des bouteilles. Le travail des enfants que dénonçait Iqbal Masih a été l’histoire de la Plaine avec d’autres migrations.

Je trouve que c’est un très bon collège. On l’avait calibré pour que tout le monde dans le collège apprennent la deuxième langue du monde, c’est à dire la langue des signes. Il a été conçu pour accueillir des enfants sourds. Cela n’a pas été fait car l’éducation nationale n’a pas suivi. Cela aurait été formidable que tout le monde sache parler la langue des signes.

J’adore le collège parce que j’ai une histoire singulière avec lui, qu’il correspond à un besoin après c’est le talent de vos professeurs et des élèves qui fait un collège.

Propos recueillis par Sirine, Zakarya, Selma, Lahcen, Dania.

 

Portrait de Mme Bacha

 

 

Portrait de Mathieu

Portrait de Monsieur Desmule

Comment soutenir les délogés du 168 ?

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La situation s’aggrave avec l’arrivée de l’hiver. Les délogés ont besoin de soutien.

Une marche est organisée le samedi 26 novembre, le départ est prévu à 10h devant le 168 Avenue du Président Wilson à Saint-Denis pour rejoindre le théâtre Gérard Philippe, où se déroule une exposition : « Habiter le campement »

http://www.theatregerardphilipe.com/cdn/habiter-le-campement-0

Si vous souhaitez plus de détails sur la situation des délogés, nous vous invitons à consulter le site de Monsieur Philippe Caro, ancien élu en charge du logement de la mairie de Saint-Denis.

http://philippecaro.over-blog.com/collecte-de-materiel-organisee-par-des-voisines-et-voisins-solidaires-des-familles-expulsees-a-la-plaine-saint-denis-au-168-avenue-du-presid

Lahcen et Selma

Que sont-ils devenus ? Mme Bougrina.

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Madame Bougrina au travaille

Pourquoi avez-vous quitté le collège ?

J’ai quitté le collège parce que mon temps de trajet pour venir travailler était devenu trop important. Je ne supportais plus les embouteillages!

 

 Quels souvenirs gardez-vous du collège ?

C’est mon collège de coeur, celui où j’ai débuté alors j’ai beaucoup de souvenirs! Je dirais que les professeurs d’Iqbal sont de très belles personnes humainement comme professionnellement. Les élèves ont de l’énergie à revendre mais  ils sont terriblement attachants!

 

Dans quel établissement et dans quelle ville enseignez-vous désormais ?

Je travaille au collège Louis Aragon à Montigny-les-Cormeilles.

 

Enseignez-vous toujours le français ?

J’enseigne toujours le français aux 6è, 4è et 3è.

 

Comment avez-vous été acceuillie dans votre nouvel établissement ?

Mes nouveaux collègues m’ont très bien accueillie. Ils ont créé une « Amicale » qui propose différentes activités aux professeurs (sorties, week-end d’intégration…)

 

 Avez-vous un message à faire passer à vos anciens élèves et vos anciens collègues ?

A mes anciens collègues: bravo pour votre travail au quotidien et votre bonne humeur. A mes anciens élèves: ne baissez pas les bras et nourrissez-vous de tout ce que vos professeurs vous transmettent.

 

Allez-vous nous rendre visite ?

Je viendrai vous rendre visite avec plaisir, bien sûr!

 

Propos par Selma M. et Nour B.

 

Snowden, le film. Sommes-nous tous surveillés ?

Snowden, une vie à rebondissements faite pour le cinéma !

Avant d’être un nom de film, Snowden est avant tout le nom de famille d’un jeune informaticien. Edward Joseph Snowden est né le 21 juin 1983 aux Etats-Unis. Il étudie l’informatique pendant plusieurs années et, en 2004, il décide de s’engager dans l’armée américaine mais quelques mois plus tard, un accident l’oblige à abandonner sa formation dans l’armée. Edward est alors embauché par la NSA comme agent de sécurité puis par la CIA. il travaillera dans la sécurité informatique. Pendant plusieurs années, Snowden est envoyé dans d’autres pays tels que la Suisse ou la Chine pour certaines missions de protection, toujours dans l’informatique. En mai 2013, Edward prend une décision qui va changer sa vie, il quitte les Etats-Unis.

Il explique alors : « Je suis prêt à sacrifier tout cela parce que je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d’Internet et les libertés essentielles des gens du monde entier avec ce système énorme de surveillance qu’il est en train de bâtir secrètement ». Il part alors en Chine, à Hong Kong plus précisément et c’est à partir de ce moment-là que tout bascule.

 

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Snowden. Février 2014.

En mai 2013, Snowden invite les journalistes Glenn Greenwald et Laura Poitras, de célèbres journalistes new-yorkais avec lesquels il était déjà en contact depuis 2009. Il les invite à Hong Kong avec une idée précise en tête : révéler la vérité au monde entier. Le 5 juin 2013, le journaliste Greenwald publie un premier article concernant les activités d’espionnage de la NSA : l’espionnage massif des appels téléphoniques. Un jour plus tard, la deuxième journaliste, Laura Poitras, publie un article révélant un programme de surveillance. L’identité de Snowden est alors révélée au grand jour le 9 juin 2013, à sa demande. Il explique sa décision de renoncer à l’anonymat en ces termes : « Je n’ai pas l’intention de me cacher, parce que je sais que je n’ai rien fait de mal ». Quelques jours plus tard, plusieurs présidents et ministres demandent plus d’informations au sujet des documents secrets qui pourraient concerner leurs pays. Début août 2013, le journaliste Greenwald précise que Snowden lui a confié entre 15 000 et 20 000 documents secrets américains.

Le 23 juin 2013, Edward embarque à bord d’un vol à destination de Moscou en Russie. Ce même jour, afin de l’empêcher de voyager, le gouvernement américain lui enlève son passeport. Depuis ce jour-là, Snowden est réfugié à Moscou, les autorités Russes sont encore en négociation avec les autorités Américaines pour savoir si Snowden, pourra un jour, revenir aux Etats-Unis.

De sa formation dans l’armée, à la révélation des dossiers secrets, le film nous retrace la vie de Snowden. Vous pouvez voir la bande-annonce en cliquant ci-dessous :

Pourquoi faut-il aller voir Snowden ?

Nous utilisons tous nos téléphones au quotidien, nous nous servons des réseaux sociaux, des messages, des appels et on ne sait pas où vont toutes nos informations. Cette ignorance rend se film intéressant car il nous invite à nous poser des questions. De plus, le film est inspiré de la vie d’un personnage réel, on sait donc que l’histoire n’est pas fausse. Le réalisateur, Oliver Stone avait déjà réalisé un film biopic (=biographique) nommé JFK dans lequel il représentait la vie du 35ème président des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy.

Vous aimerez ce film, si :

– Si votre style de film est les thriller (films à suspens) et les films d’espionnages.

– Si vous aimez les biographies.

– Si vous aimez les films rythmés.

Vous n’aimerez pas ce film, si :

– Si votre style de film est le fantastique.

– Si vous n’aimez pas l’informatique.

– Si vous aimez les histoires d’amour.

Article de M. S.

QUE SONT-ILS DEVENUS ? Monsieur Gazeau professeur de SVT

100_0310(1).JPGPourquoi êtes-vous parti ?

Je suis originaire du Sud et j’y avais laissé bon nombre de proches et d’amis. Le métier de professeur vous conduit parfois loin de chez vous.

Quel souvenir gardez- vous du collège ?

J’en garde un excellent souvenir. Les élèves comme les collègues m’y ont énormément appris.

Dans quel établissement enseignez- vous ?

Au collège Henri Barnier, dans le quartier de la Castellane.

Dans quelle ville travaillez-vous ?

A Marseille, quinzième arrondissement.

Travaillez- vous  toujours en tant que professeur ?

Bien sûr ! J’adore ce métier.

Quelle différence observez-vous dans votre nouvel établissement ?

Les élèves d’Henri Barnier ressemblent beaucoup à ceux d’Iqbal Masih. Les élèves ont des origines et des niveaux extrêmement variés. L' »esprit de quartier » y est assez fort, et amène avec lui ses avantages et ses inconvénients. Les professeurs sont en moyenne plus âgés, ce qui apporte une expérience supplémentaire.

 Les élèves d’Iqbal Masih vous manquent ?

Évidemment ! Bon nombre d’élèves ont montré beaucoup de curiosité pendant ces trois années, et en science, c’est une qualité indispensable !

Avez-vous un message à faire passer à vos anciens élèves ou a vos anciens collègues ?

Je souhaite bon courage à mes anciens quatrièmes, qui inaugurent cette année la nouvelle épreuve de science du Brevet. On ne lâche rien !

Je redonne mes remerciements à toute l’équipe éducative. Ce que j’ai appris à Iqbal grâce à vous me sert tous les jours dans mon nouveau collège.

Allez-vous nous rendre visite ?

Quelques cartes postales sont prévues cette année. Revenir au collège me tente beaucoup, mais je dois encore organiser cela.

Propos recueillis par Andreia.

QUE SONT-ILS DEVENUS ? Madame Marchoux-Bazin Professeur de lettres.

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Pourquoi avez-vous quitté le collège ? Le regrettez-vous ?

J’ai quitté le collège pour des raisons familiales.  Je ne le regrette pas mais j’adorais Saint Denis.

Quel est le nom de votre nouvel établissement ?

Je suis toujours professeur, au collège Paul Verlaine de Lille.

Quelles classes avez-vous en charge ? Etes-vous professeur principale ?

Je suis professeure principale de 5e.  J’ai aussi des 3e et je m’occupe d’élèves exclus de leur collège dans une structure d’accueil.

Comment avez-vous été accueillie ? 

J’ai été bien accueillie.

Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

Ce qui me manque le plus, ce sont évidemment mes collègues :  les profs, la vie scolaire, Mme Collado, les agents,…. Les petits bonjours du matin, nos discussions, les croissants à 10h, la salle 203 et évidemment, les élèves ! Même les plus retors.

Qu’est ce qui vous semble mieux dans votre nouvelle vie ?

Dans ma nouvelle vie, ce que j’aime le plus, c’est la ville : Lille est une très belle ville avec beaucoup de choses à faire. Des musées, des restaurants, des magasins et pas loin de la mer.

Quand pensez-vous nous rendre visite ?

Dès que je le pourrai !

Avez-vous un message à faire passer à vos anciens élèves et vos anciens collègues ? 

A mes collègues : ne changez rien !

A mes élèves : lisez, lisez, lisez et faites toujours de votre mieux.

Cyril, nouveau surveillant à Iqbal.

Par Andréia.

MHD : Le petit prince de l’AfroTrap

MHD : « Le petit prince de l’AfroTrap » :

MHD

MHD

MHD, de son vrai nom Mohamed Sylla, âgé de 21 ans, né le 28 novembre 1994 à La Roche-sur-Yon en Vendée, est un rappeur français d’origine sénégalo-guinéenne, du 19ᵉ arrondissement de Paris.

MHD est un rappeur hors du commun, qui sort du lot. En effet, il ne rappe pas avec de la violence ni de la vulgarité. Il se base sur son vécu. Avec son succès beaucoup pourrait croire qu’il a oublié d’où il venait mais au contraire, il a sorti un clip en featuring avec Black M qui parle de son pays d’origine : la Guinée.

Voici un extrait de son couplet :

« Une boule au ventre, on associe mon bled à l’Ebola
Mais ça change rien, ce soir j’me pavane dans la capitale
0.224, veuillez baissez les armes
J’ai quitté Paris, j’suis au bord de la mer
Vos guerres débiles ne servent à rien
Réveillez-vous, au fond on est tous les mêmes
Ce soir j’suis au pays, on descend sans papiers
Un p’tit tour à Madina, le drapeau sur l’dos, la jeunesse peut se lever »

Dans ce couplet MHD évoque le virus auquel son pays est associé et met en avant les principaux atouts de la Guinée tels que la mer et le marché de la capitale.

Vous pouvez trouver un reportage retraçant son retour en Guinée en cliquant sur le lien ci-dessous (émission de France 2 Stupéfiant)

http://www.france2.fr/emissions/stupefiant

On peut le voir dans ce documentaire MHD ne semble pas prendre en compte le regard des autres et, malgré sa popularité, il ne prend pas la grosse tête.

Cela s’explique sans doute par le fait que MHD soit un ancien livreur de pizza. Si il est devenu la star du net, c’est grâce à une vidéo postée sur internet avec ses amis où il rampait sur l’instrumental de « Shekini »  la chanson de chanteurs nigériens nommés P-Square. https://www.youtube.com/watch?v=aCcuzqRRTHQ

Après sa fulgurante ascension sur le net, MHD a sorti plusieurs clips d’AfroTrap avec un pas de danse différent à chaque clip. L’AfroTrap peut être définie un rap sur une instrumental africaine. Son pas de danse le plus célèbre est « Fais le mouv’ » dans l’AfroTrap part.4. Toutefois sa vidéo qui a fait le plus de vues est l’AfroTrap part.3 avec le refrain de l’été 2016 « Champions league » avec 60 000 000 de vues !

https://www.youtube.com/watch?v=zi1D0MKWHU0

pochette-mhd-mhd

La pochette de l’album de MHD.

Il a également sorti son premier album, dont le titre « Roger Milla », en l’honneur de l’ancien célèbre footballeur du Cameroun. Ce morceau rend hommage au mythique joueur de football camerounais et à sa toute aussi célèbre danse de célébration.

https://www.youtube.com/watch?v=t_5vx21usLE

Dans ce titre il évoque également ses débuts jusqu’à maintenant :

« Tout est parti d’un freestyle à l’hôtel
En trois mois j’ai fini sur un Zénith
C’est le taff qui paye

Maintenant j’peux dormir sur mes deux oreilles
Y’a pas d’secret
J’me suis méfié des traîtres et des conseils »

Pour le suivre voici ses réseaux sociaux si dessous :

Twitter: @MHDOfficiel

Instagram: @mhdofficiel

Snapchat: MHD-19reseaux

Périscope: @MHDOfficiel

A. Y.

Vous souhaitez rentrer dans un autre univers ? Regardez ce film !

Tim Burton a réalisé un nouveau film cette année : Miss Peregrine et les enfants particuliers. Il est célèbre pour avoir réalisé Charlie et la chocolaterie, Alice au pays des merveilles… On remarque donc que son genre est le fantastique. Le film est sorti le 5 octobre en France, il est donc encore sur nos écrans.

Le réalisateur Tim Burton.

Le réalisateur Tim Burton.

Le scénario est tiré du livre du même nom de Ranson Riggs. Ce film raconte l’histoire d’un jeune adolescent du XXIème siècle dont le grand-père decède de cause inconnue. Son grand-père, dont il était très proche, avait l’habitude de lui raconté des histoires venues d’un univers complètement différent. Cet univers est marqué par la présence d’une femme qui se nomme Miss Peregrine. Elle a la particularité de pouvoir se transformer en oiseau. Il y a également des enfants qui possèdent des pouvoirs particuliers. Par exemple, certains possèdent une force inhumaine tandis que d’autres sont invisibles… Suite à la mort de son grand-père, le jeune adolescent décide de partir à la découverte de cet univers bien caché sur une île au Pays de Galles.
Vous pouvez voir la bande annonce en cliquant ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=i-TiNC3zpPw )

Pourquoi faut-il aller voir Miss Peregrine et les enfants particuliers ?
Tout d’abord, le scénario est très intriguant et très original. Ensuite, le personnage principal est un adolescent, ce qui permet aux jeunes spectateurs de pouvoir s’identifier à lui. De plus, les acteurs sont très talentueux et les couleurs dans le film, ainsi que la réalisation en général est fabuleuse. En effet, il parvient à nous faire voyager dans un autre univers.

Vous aimerez ce film, si :
– Si vous aimez les univers fantastiques.
– Si vous aimez la magie et les pouvoirs.
– Si vous aimez l’action.

Vous n’aimerez pas ce film, si :
– Si vous n’aimez pas l’univers fantastique.
– Si vous aimez les films réalistes.
– Si votre style de film est le dramatique.

Selma M. et Andreia A.S

Mme Houget, la nouvelle CPE

Arrivée à la rentrée 2016, Mme Houget est la nouvelle Conseillère Principale d’Education (CPE). Elle a déjà travaillé en lycée, à Grenoble, puis à Sevran. Etant enfant, elle rêvait de devenir médecin, astronaute, archéologue ou encore avocate. Mme Houget a fait des études de Science politique, et était surveillante pour payer ses études. S’épanouissant plus dans son travail d’étudiante que dans ses études, elle a décidé de passer le concours de CPE une fois son Master 2 obtenu. Cette année, elle a en charge toutes les classes de 4eme ainsi que la 5emeD et la 5emeE. Elle trouve qu’elle a été bien accueillie par ses collègues, et que les élèves sont dynamiques et plutôt agréables. Elle compte rester au collège 4 ou 5 ans.  #lp #collegeiqbalmasih #psd #saintdenis

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Par Dania.

Les délogés du 168

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Les délogés du 168

83 personnes dont 8 familles, certaines avec des enfants en bas âge, vivent dans un campement sur l’avenue du Président Wilson à Saint-Denis.

Ce sont des gens expulsés de l’immeuble 168 avenue du Président Wilson (La Plaine), certains le squattaient depuis près de 20 ans.

Le 25 août 2016 au matin, ils ont été expulsés par la préfecture à la demande des propriétaires. Ils se sont installés dans des tentes, données par l’association ATD (Agir Tous pour la Diversité) Quart Monde, et n’ont pas accès à l’eau courante, ni à des sanitaires.

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Ils ont besoin de couvertures, de tentes supplémentaires, de nourriture…  Ils attendent d’être relogés.

Ils reçoivent déjà l’aide ponctuelle des gens du quartier mais leur situation s’aggrave avec l’arrivée de l’automne.

« On va tous mourir ici si l’hiver arrive », nous l’explique l’un d’entre eux.

Les délogés du 168 83 personnes dont 8 familles, certaines avec des enfants en bas âge, vivent dans un campement sur l’avenue du Président Wilson à Saint-Denis. Ce sont des gens expulsés de l’immeuble 168 avenue du Président Wilson (La Plaine), certains le squattaient depuis près de 20 ans. Le 25 août 2016 au matin, ils ont été expulsés par la préfecture à la demande des propriétaires. Ils se sont installés dans des tentes, données par l’association ATD (Agir Tous pour la Diversité) Quart Monde, et n’ont pas accès à l’eau courante, ni à des sanitaires. Ils ont besoin de couvertures, de tentes supplémentaires, de nourriture…  Ils attendent d’être relogés. Ils reçoivent déjà l’aide ponctuelle des gens du quartier mais leur situation s’aggrave avec l’arrivée de l’automne. « On va tous mourir ici si l’hiver arrive », nous l’explique l’un d’entre eux #saintdenis #lp #psd #deloges168wilson #93

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Lien vers le site de l’association ATD Quart Monde :

https://www.atd-quartmonde.fr/qui-sommes-nous/nos-actions/

 

 

 

Le Carnaval à Cayenne

Le Carnaval à Cayenne   photo1

Le carnaval de Guyane est l’un des évènements majeurs de Guyane. Il se déroule entre l’épiphanie le premier dimanche de janvier, et le mercredi des cendres en février ou mars. Cette fête appartient à la culture créole Guyanaise. Il a pour origine le carnaval tel qu’il est pratiqué en Europe.

photo2Le premier Dimanche de l’épiphanie marque l’arrivée du Roi Vaval, qui est une Figure mythique du carnaval.  C’est lui qui déclare l’ouverture du Carnaval des différents dancings de Cayenne ainsi que les défilés des rues. Il meurt le mercredi des Cendres pour renaître tel le Phénix l’année suivante du carnaval.

 

Tous les dimanches après-midi aux environs de 15 heures, ont lieu les défilés dans les rues de Cayenne, Kourou et Saint-laurent du Maroni. Des groupes déguisés selon la thématique de l’année, y défilent autour de chars décorés, au rythme des percussions, des cuivres et des instruments à corde. Ce défilé s’appelle un vidé un défilé dans les rues avec un camion, une sono et des personnes au fond qui mettent la musique jusqu’à environ 10h avec des personnes qui suis le camion en dansent derrière.photo4Les groupes jouent de la musique dans les rues, ils viennent des différents quartiers comme KASSIALATA, avec des Hommes qui s’habillent en femme au lieu de s’habiller avec des Vêtements d’hommes (robe, talons, perruque) puis ils défilent dans les rues. Des femmes s’habillent en Touloulous, c’est-à-dire elles mettent des robes colorées avec des masques pour que l’on ne puisse pas les voir. Il y a des dizaines de milliers de spectateurs tous les dimanches ravis d’être présent pour admirer ses groupes.

 

photo3 les blues star

Les blue stars

http://tse3.mm.bing.net/th?id=OIP.M707e3541c9ed61b5a78d9553d5aeb8beo0&pid=15.

 

https://youtu.be/KRLXGL6aWds  La vidéo du groupe Kassialata

 

Le mercredi des cendres le Roi

photo5 vaval meurt

Vaval meurt.

Article de Thaïna…

 

Pewdiepie, millionnaire du net !

I) Présentation.

Felix Kjellberg alias PewDiePie est le youtuber le mieux payé au monde, il annonce avoir gagné près de 6millions d’euros en 2014. Né le 24 octobre 1989 à Göteborg en Suède, il est un testeur de jeux vidéo sur Youtube.

La plupart de ces vidéos sont de types Let’s Play. Un Let’s Play est une vidéo pour présenter à la fois le jeux, l’univers du jeu et la manière de finir le jeu. Sa spécialité est les jeux d’horreur, d’actions et les jeux indépendants. Il a fait plus de 2500 vidéos, a plus de 41 000 000 d’abonnés, et plus 10 000 000 000 de vues. Ces chiffres font de lui le youtuber le plus connu au monde.

II) Exemple de vidéos de Pewdiepie !

Pewdiepie est l’un des rares youtubers qui ne possède pas d’intro dans ses vidéos. En parallèle de ses let’s play, Il montre des extraits de vidéo d’un jeu récent afin de le présenter. PewdiePie est drôle et il explique bien comment terminer les jeux dans ses vidéos Let’s play. C’est pour cela qu’il est le youtuber qui possède le plus d’abonnés.

https://www.youtube.com/watch?v=CzrUVbvGNeM&list=PLYH8WvNV1YEmpxauPHZ2enQ5BfdXGyNMl

Voici la vidéo la plus récente de Pewdiepie, il a été mis en ligne le 09/05 mais possède plus de 1 300 000 vues en une journée.

téléchargement

Elle parle d’Uncharted 4 A Thief’s End qui est un jeu vidéo d’action et d’aventure développé par Naughty et édité par Sony. Il est sorti le 10 mai 2016. Il s’agit du quatrième opus principal de la série Uncharted. La plate-forme d’Uncharted 4 est sur PlayStation4. Uncharted 3 a été vendu plus de 17millions d’exemplaires. Pour faire cette vidéo avant la sortie officielle du jeu, Pewdiepie reçoit le jeu en avance pour faire le buzz.

 

 

Customiser un t-shirt avec du Wax !

Le « Wax » est un coton imprimé sur lequel on a appliqué, sur les deux faces, de la cire. Le mot « Wax », voulant dire « cire » en anglais.

Le « pagne » est un tissu tressé souvent utilisé pour le wax. On parle enfin de « dashiki » pour désigner les vêtements (robe, t-shirt, chemise…) colorés à motifs wax.

achat tissu wax - 2 dec 2015 (4)

Il existe plusieurs motifs sur le wax, comme les formes géométriques, les fleurs, les trèfles, les éventails, les cubes, et plein d’autres encore. Sur certains tissus, on imprime des photos d’hommes politiques ou des messages humoristiques.

On peut customiser le Wax sur les vêtements, les chaussures, les ustensiles de cuisine, les sacs, les meubles, les accessoires, les matériaux scolaires, les coques de téléphone, etc…

Beaucoup de célébrités comme Rihanna ou Beyonce portent du Wax.

Dashiki-Trend-Beyonce

Beyonce en dashiki

Pour être tendance wax cet été, nous vous proposons de suivre ce tutoriel :

« Comment customiser un t-shirt avec du wax ? »

Nous nous sommes rendus à la Goutte d’Or, dans le 18ème arrondissement de Paris, pour acheter deux tissus wax (10 € le tissu).

achat tissu wax - 2 dec 2015 (3)

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Nous sommes ensuite allés au magasin « Action » de Saint-Denis Basilique où nous avons acheté cinq t-shirt (2€ le t-shirt).

Equipés de nos tissus, nos t-shirts, un peu de colle, quelques feuilles de papier et d’un groupe d’élèves et de professeurs, nous avons joué les apprentis stylistes.

Nous avons commencé par dessiner les motifs (chiffres, formes…) que nous souhaitions découper dans du tissu sur du papier. Puis nous avons utilisé ce papier pour découper la bonne taille de tissu, en laissant un peu de marge pour coller les bords. Nous avons collé les bords de nos motifs en tissu, puis nous avons cousu les motifs sur nos t-shirts.

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Nous espérons que vous apprécierez le résultat !

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Par Rebecca, Océane, Kaloïna, Salymata, Sarah, Keltoma, Thaïna, Vladimir, Mehdi, Rick et Abdramane.

 

Des super-médecins dans notre quartier !

 

medecin du monde

Médecin du monde est une association indépendante qui soigne les migrants et ainsi témoigne des difficultés des migrants. . Elle est située au 8 rue des blés à la Plaine Saint-Denis. L’association contient 2000 bénévoles dont 299 salariées en France. Présent en France et dans 64 pays, Médecins du Monde est un mouvement international indépendant de militants actifs qui soignent, témoignent et accompagnent le changement social. À partir de leurs 355 programmes médicaux innovants et d’un plaidoyer basé sur des faits, ils mettent les personnes exclues et leurs communautés en capacité d’accéder à la santé tout en se battant pour un accès universel aux soins.

Elle a été crée en mars 1980 par Jacques BERES, Gilles BRISKEN, Eric CHEYSSON, Alain DELOCHE, Bernard GRAJON, Jean-Marie HAEGY, Bernard KOUCHNER, Pierre PRADIER, Vladan RADOMAN.

Le docteur Bennet répond à nos questions par rapport a l’association :

Nous avons contacté le local du quartier de médecin du monde et le docteur Benet, il nous a expliqué le fonctionnement de l’association. Elle accueille 50 patients pour 2 à 3 médecins bénévoles. Les migrants viennent pour obtenir l’aide médical d’état, qui leur permettra d’être pris en charge pour leurs dépenses médicales. C’est la première étape pour obtenir un permis de travail.

Ils viennent aussi pour dépister les pathologies, faire des radiographies, un test de vue et soigner les maladies. Une fois par semaine, un camion est mis à disposition pour la dentition des migrants.

La particularité des migrants viennent : d’un tiers du Penjab, d’Europe de l’Est et d’Afrique Subsaharienne. D’après ce que l’on peut croire, aucun Syrien n’a été pris en charge chez médecin du monde malgré leur forte densité en Iles de France.

 

Au delà des soins, l’association distribue des sacs de couchages pour les sans-abris, met à disposition des couches, des biberons pour les bébés.   Médecin du monde, du quartier, contient 50 à 100 bénévoles dont (12 médecins, 10 infirmière et des assistants sociaux) et 5 salariés. Les médecins bénévoles travaillent ½ journée par semaine. Au sein de l’association des traducteurs sont mis à disposition pour les migrants, pour cause de barrière de langue. Le coût de la traduction est de 30€ par quart d’heure. Docteur Benet, nous à indiquer l’association ne rencontre pas de problème d’argent. Le financement provient des dons de particuliers et du conseil général et de l’agence régionale de santé.

 

Article d’Annie et Ericka

 

 

 

Les dessins de presse arrivent au collège !

 

téléchargement

Courrier international est un journal hebdomadaire crée en 1989 qui est constituer d’articles du monde entier. Ce journal est de genre généraliste, le prix du journal est de 3.90 euros et il sort tous les jeudis. Le journal appartient à l’entreprise « Le Monde ». En 2014, le journal a été tiré a plus de 177 000 exemplaires par semaine.

Le mardi 22 mars 2016, nous la classe de média et certains élèves d’autre classe ont sélectionné des dessins proposés par monsieur Ledru Milon et madame Levy.

Puis le jeudi 24 mars 2016, le rédacteur en chef, Eric Chol avec 6 autres journalistes du courrier international sont venus au collège pour nous aider à trouver des idées pour écrire des légendes concernant les dessins sélectionnés.

D’abord, nous nous sommes séparés en groupe de 4 avec un journaliste par groupe. Puis nous avons donné notre avis sur nos dessins, après nous avons sélectionné nos meilleurs dessins et enfin, nous avons légendé les dessins sélectionnés. Certains de nos dessins vont être publiés sur leur site.

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Comme nous le voyons sur cette photo, des élèves avec le journaliste du Courrier International sont en train de choisir des dessins et de les commenter.
STEPHFF_2015-05-16-4236

Sur ce dessin, on peut apercevoir le peuple Rohingyas qui ce fait rejeter par les autres pays de l’Asie. Les Rohingyas sont les descendants lointains des soldats et commerçant arabes, mongols, turc, bengalis et portugais.

SCHNEIDER_2015-04-23-3750

Sur ce dessin, on peut apercevoir un groupe de migrant qui voudrait y aller en Europe. Le passeur propose un prix de 1200 euros pour une traversée normale sur un bateau en piteux état. Et juste à côté, il y a un bateau une étoile, qui fait aller et le retour pour un prix de 500 euros. Cette image nous montre que les passeurs profitent du malheur des migrants pour gagner de l’argent.

Lesauteurs de ces dessins sont STEPHFF et SCHNEIDER

Par Stiphen et Derick.

Lettre ouverte pour la défense des migrants

photo Le Monde

photo Le Monde

Les élèves de 4eme B du collège Iqbal Masih, qui ont travaillé sur la crise des migrants en géographie et sur l’Affaire Dreyfus, ont rédigé une Lettre ouverte au Président de la République pour dénoncer le sort réservé aux migrants en Europe.

« Monsieur le Président de la République,

Nous vous écrivons aujourd’hui car l’heure est grave.

Collégiennes et collégiens à Saint Denis, issus de migrations, nous sommes particulièrement touchés par le sort réservé aux migrants en France. Ce sont des êtres humains, comme vous, comme nous.

Ce que nous avons appris en cours de géographie sur leur situation nous a émus. Nous avons donc décidé d’écrire, comme Emile Zola, une lettre au Président de la République pour l’alerter.

Nous dénonçons le sort de ces misérables migrants qui fuient leurs pays, leurs familles pour leur survie. Ils cherchent en effet à se protéger de la guerre, de la dictature et des organisations terroristes.  Ils traversent la Méditerranée au péril de leurs vies. Il y a des naufragés comme le petit Aylan.

Nous blâmons les passeurs qui profitent de la misère des migrants et les abandonnent au milieu de la mer.

Nous blâmons l’Union Européenne de fermer ses portes aux migrants qui veulent y entrer.

Nous blâmons les murs que certains pays construisent.

Nous blâmons les préjugés répandus sur les migrants. On les accuse d’être des terroristes, des profiteurs.

Nous pensons qu’ils peuvent au contraire enrichir notre société.

Nous blâmons les Européens de ne pas prendre exemple sur les secouristes de Lesbos. Ces femmes et ces hommes viennent de tous les pays d’Europe pour éviter les naufrages des migrants.

Comme l’écrivait Emile Zola, notre protestation enflammée n’est que le cri de notre âme.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre profond respect. »

Lamyne M met le Wax à l’honneur à la Basilique Saint-Denis

Lamyne M

Lamyne M est un styliste originaire du Cameroun et vivant en France. Il est le créateur des « Grandes robes » exposées à la Basilique Saint-Denis du 3 octobre 2015 au 30 avril 2016. Il a accepté de nous expliquer son travail et de nous faire une visite privée de l’exposition.

Iqbal Actu : Quelle formation avez-vous suivi ?
Lamyne M : Je suis autodidacte, je n’ai pas été dans une école de mode, j’ai tout appris sur le tas.
Ça m’a toujours ennuyé d’aller faire du shopping avec mes potes et qu’en rentrant, on ait tous le même pantalon. Je voulais toujours avoir quelque chose d’un peu différent des autres. Ça me gênait, donc, soit je rajoutais quelque chose, soit j’ouvrais une partie, je rajoutais des poches ou je modifiais la fermeture. J’arrivais toujours à modifier quelque chose pour créer une différence. Tout est parti de là.
Je n’ai pas fait d’étude pour cela mais j’ai suivi quelques formations. J’ai travaillé avec le créateur de mode nigérien Alphadi, surnommé « Le magicien du désert »,  au FIMA, le Festival International de Mode Africaine, auquel j’ai participé à plusieurs reprises, au Niger. J’ai fais plein de choses à côté avec des petites formations.

I.A : Comment avez-vous eu l’idée de cette exposition ?
LM : C’est mon travail des cinq dernières années qui m’y a conduit. J’ai travaillé au Maroc, en Tunisie, en Algérie et au Caire, donc beaucoup au Maghreb. Et je me suis interrogé sur la place des femmes dans la société. La hauteur des robes est un questionnement sur la place de la femme. C’est comme cela que je vois la femme. Au départ, le projet s’appelait « Je les vois grandes ».

affiche de l'exposition

Affiche de l’exposition

I.A :  D’où vous est venue l’idée d’installer ces robes dans une cathédrale ?
L.M: L’idée m’est venue par rapport au contexte actuel, à toutes les difficultés, à l’auto exclusion, par rapport à l’acceptation de l’autre, à la situation géopolitique et géo-culturelle qui se joue en ce moment. C’est pour ça que j’ai voulu amener mes robes dans la Basilique.

Jeanne de Bourbon

Jeanne de Bourbon 

Je suis musulman, même si je ne pratique pas tour le temps. Cette exposition a pour but de montrer l’ouverture et l’absence de barrière entre les gens. Rien de m’interdit d’entrer dans cette église. C’est une cathédrale, il y  a une partie religieuse au centre, mais il y a d’autres choses à voir, notamment l’architecture. C’est aussi la plus grande nécropole d’Europe avec 43 rois enterrés et 32 reines, c’est déjà historiquement très important. Je ne voulais pas m’autocensurer sur l’Histoire de France qui m’appartient aussi. Je suis venu pour dire que cette histoire appartient à tout le monde. Il n’y a pas de raison qu’on vienne du Japon, de Chine, des États-Unis pour visiter et que nous, on vive juste à côté et qu’on n’y aille pas du tout.

Marie de Brienne

Marie de Brienne

Il y a des gens, nés à Saint-Denis, qui ont 65 ans et qui n’ont jamais mis un pied ici. Soit disant, la culture, la religion ce serait pour les autres. Non ! Ça nous appartient à tous ! Il n’y a pas de couleur ici, pas d’origine, pas de religion, bien sûr il y a une petite partie religieuse dans la cathédrale, mais ce patrimoine nous appartient. Il y des Hommes qui ont bâti l’Histoire de France qui sont enterrés ici. Donc une partie de nous est là historiquement.

Constance de Castille

Constance de Castille 

Le but c’est de s’approprier cette histoire, de la transmettre à nos enfants et de la partager. C’est pour ça que je suis toujours venu dans cette basilique. Je connais peut-être mieux la basilique que certaines personnes qui y travaillent. Je suis toujours venu ici pour regarder les feux d’artifice du 14 juillet. Je montais sur le toit pour voir presque toutes les banlieues et Paris. Je connais le régisseur et j’ai l’habitude de monter souvent. J’ai eu la possibilité d’avoir un regard exceptionnel sur les banlieues d’ici, qui permet de bien comprendre.

Berthe

Berthe 

I.A : Quel message voulez vous transmettre avec cette exposition ? Quel est la place de la femme dans la société pour vous ?
L.N : La place de la femme a une importance capitale. Je pense que tant qu’on ne résout pas les différences on ne pourra pas évoluer.

Lien vers la bande annonce de l’exposition :

Propos recueillis par Sarah, Océane, Keltoma, Salymata, Kaloïna et Rebecca

Histoire de St-Denis et des migrants

POURQUOI Y A T-IL DES MIGRANTS A SAINT DENIS ?
Avec le développement de Paris et la révolution industrielle, de nombreuses usines s’installent en périphérie de la ville notamment à La Plaine Saint Denis.

La majorité des Parisiens ne voulaient pas travailler dans les usines de la plaine Saint-Denis car les conditions de travail étaient difficiles (les nombreuses heures à travailler dans les usines, le faible salaire…). Alors, Les patrons des usines ont d’abord fait venir des Bretons puis des Espagnols pour travailler car ils ne demandaient pas beaucoup d’argent.

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Sur cette photo de 1906, on voit des femmes et des enfants bretons qui viennent de descendre du train à la gare de Saint-Denis. Ils ont grimpé sur une charrette. Les hommes, eux, suivent à pied. Ils sont venus de Bretagne pour aller travailler à la verrerie LEGRAS.

Les Espagnols, eux sont originaires de la région de Castille. Ils ont quitté leur région car les terres étaient non cultivables et leurs conditions de vie étaient difficiles. Ce sont surtout des jeunes célibataires et des familles. Au total, ce sont 3000 Espagnols qui arrivent.

Aujourd’hui encore il y a la mémoire de ces migrants à Saint–Denis car les noms des rues se rapportent aux espagnoles et aux bretons (Cristiano Garcia , Maria Leonor Rubiano, rue des Bretons). On parle encore de la petite Espagne car ils existent encore des associations comme « hogar de los espanoles  (la maison des espagnoles) » pour honorer la mémoire des migrants espagnoles.
Pour en savoir plus cliquez sur: http://memorias.faceef.fr/les-lieux/vie-associative/associations/article/hogar-de-los-espanoles-de-la

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Une rue de la petite Espagne.

La première période de migration dure du début du XX ème (avant la guerre mondiale) jusqu’à la fin des années 70 quand les usines commencent à fermer.

 

Norhel et Carla

 

Taf & Maffé : un exemple de solidarité à Saint – Denis

Logo taf & maffé

Dans le quartier de la Plaine, une association vient en aide aux migrants c’est l’association : Taf & Maffé. Sa directrice est Marie-Caroline. Dans l’association réside un foyer qui accueille des migrants. Elle a été mise en place par Benjamin Masure en mars 2006 pour aider les personnes en difficulté et notamment des migrants qui ne parviennent pas à travailler depuis un bon moment pour les aider à en trouver un fixe, soit le « taf ». Certaines personnes travaillent pour l’association et ne sont pas nécessairement des migrants. L’association accueille ainsi 12 à 13 personnes qui travaillent dans la restauration pour un CDD de 6 mois à 2 ans. L’idée du CDD en restauration permet la formation des migrants pour leur permettre d’avoir les compétences nécessaire pour trouver un travail.
L’association dispose de 300 chambres au foyer ainsi qu’une salle de prières. On compte au moins 100 personnes qui ont déjà travaillé pour l’association.
Le saviez-vous ? La majorité des personnes vivant au foyer provient d’Afrique subsaharienne mais il y a autant de migrants qui proviennent d’Algérie que du Maroc, du Pakistan ou de la Roumanie. Les migrants arrivent à rester en contact avec leur famille grâce aux applications numériques, aux réseaux sociaux ou grâce à des cartes prépayées. Le foyer est ainsi une communauté unie malgré la diversité des migrants où chacun s’entraide et « taf » !
Annie & Ericka

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Marie-Caroline, la directrice du foyer « Taf & Maffé »

League Of Legend: le retour des champions

League Of Legend World Champion Ship 2015

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Introduction:

League of legend world champion ship est un tournoi entre plusieurs équipes du monde qui se sont qualifiées. Cette année des équipes du monde entier ont participé. Il y a des équipes originaires d’Europe, d’Amérique, d’Océanie, d’Asie.

La coupe de League Of Legend champion ship est la coupe offerte par Riot pour récompenser l’équipe qui remporte la victoire au cours de championnat. Riot Games est une entreprise américaine d’édition et de développement  de jeux vidéo fondée en 2006. La finale de cette année s’est déroulée à Berlin. Riot était l’organisateur du tournoi.

Voici une photo de la coupe :imagesQJ0P5YOY

 

Les phases de groupe se déroulaient en France à Paris, les quarts de final à Londres, les demi-finales à Bruxelles et la finale à Berlin.

Phases de groupes, Paris

Les phases de groupes a eu lieu dans Les Docks de Paris, dans la salle Dock Pullman du 1 au 4 Octobre et du 8 au 11 octobre donc 8 jours de match. Les Docks de situe à côté du Front Populaire et peux accueillir environ 2000 à  3000 personnes.

Paris

Quart de finale, Londres

Pour ces quarts de finale Riot a choisi la salle Wembley Arena à Londres qui a accueilli plus de 12 000 personnes du 15 au 18 Octobre.

Londres

Demi-finales, Bruxelles

Les 24 et 25 Octobre se dérouleront les demi-finales à Brussels Expo, une salle qui peut accueillir pas moins de 15 000 personnes !

Belgique

Finale, Berlin

Le clou du spectacle, la finale des championnats du monde de League of Legends, dans le stade Mercedes-Benz Arena le 31 Octobre qui peut accueillir environ 17 000 personnes !

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Championship

Il y a 16 équipes qui ont participé au championnat  pour l’année 2015 qui sont :

Groupes A                                      Groupe B

Flash Wolves                                  Fnatic

KOO Tigers                                    ahq e-Sports Club

Counter Logic Gaming                   Cloud9

PaiN Gaming                                  Invictus Gaming

 

 

Groupe C                                        Groupe D

SK Telecom T1                              KT Rolster

Edward Gaming                             Origen

H2k-Gaming                                   LGD Gaming

Bangkok Titans                              Team Solomid

Il y a au total 32millions de  personnes qui on suivit le championnat.

Pour accéder aux quarts de finale, il faut être dans les 2 premiers de chaque groupe. Cette année, les équipes qui ont gagné dans le groupe A sont Flash Wolves et KOO Tigers. Dans le groupe B, Fnatic et ahq e-Sports Club se sont qualifier. Dans le groupe C, SK Telecom T1 et Edward Gaming se sont qualifié. Et dans le groupe D, KT Rolster et Origen se sont qualifié.

Le premier gagne une coupe avec 1.000.000dollars (895 575.86 euros), le deuxième gagne 250.000 dollars (223 893,96 euros) et les deux derniers du podium gagnent 150.000 dollars (134 336.38 euros).

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Mme Grosjean, la nouvelle principale adjointe du collège Jean Lurçat.

Iqbal Actu a rencontré Mme Grosjean, qui enseignait l’histoire-géographie au collège Iqbal Masih, et qui est la nouvelle principale adjointe du collège Jean Lurçat de Saint-Denis.

Elle a répondu à nos questions et nous a fait visiter son lieu de travail.

photo JIM

Iqbal Actu: Pourquoi avez-vous eu envie d’être principale ?

Mme Grosjean : Quand on veut que les choses changent, je pense qu’il il faut être chef d’établissement. Moi j’avais envie de faire changer les choses : les sanctions, les punitions, l’éducation des jeunes…. Il y a des moments où je me disais que ce n’était pas fait comme je l’aurais voulu, et qu’il fallait que ce soit moi qui le fasse.

I.A. Quel concours avez-vous passé pour être chef ?  Ce concours vous a-t-il semblé difficile ?

M.G:  C’est un concours « à l’interne », réservé aux membres de l’Education nationale, les professeurs, les instituteurs, tous ceux qui travaillent dans l’Education nationale.

Ce n’était pas si dur que ça car on m’a posé pas mal de questions « pratiques ». Comment gérer des élèves ou des profs « casse-pieds » ? Comment mettre en place des projets ? Il y a beaucoup de choses qu’on faisait à Iqbal Masih, comme le journal du collège, le JIM, et ça m’a aidé à passer le concours.

IA:  Pourquoi avoir choisi Jean Lurçat ?

M.G : Je ne voulais pas partir trop loin de Saint-Denis, ni d’Iqbal Masih. Je me suis dis que Lurçat n’était pas très loin et je ne connaissais pas du tout. Il y avait un internat, et cela m’intéressait. Et je trouve que les élèves ne sont pas trop différents de ceux d’Iqbal.

L'oeuvre de Varini

L’oeuvre de Felice Varini 

Le collège n’a que quatre ans et est très beau mais il n’est pas très pratique et les couloirs sont très bruyants. Nous avons une œuvre d’art de Felice Varini dans les couloirs du collège. Cet artiste  est connu pour ses nombreuses œuvres illusionnistes comme celle faite dans la publicité Lacoste,  qu’on observe à partir d’un point de vue. Cette oeuvre intitulée «Hexagone au pentagone au trapèze évidés par les disques» est une commande du Conseil général au titre du 1% artistique des constructions départementales.

Parmi nos particularités, on est un des seuls collèges de Saint-Denis à proposer l’enseignement de l’italien et à avoir des classes européennes.

Les élèves sont nombreux, un peu moins de 600. Nous avons sept classes de 6ème et six classes de chaque autre niveau. Mais les élèves ressemblent beaucoup à ceux d’Iqbal.

I.A :  Que regrettez vous depuis votre départ d’Iqbal Masih ?

M. G: Je regrette les profs d’Iqbal Masih, qui me manquent. Quelques élèves aussi ! Même l’ambiance. Ce qui me manque c’est d’être prof, de ne plus avoir de classe car je n’enseigne plus. Ca me manque de ne plus faire d’histoire. Après, je n’ai pas à me plaindre, ce que je fais est passionnant. Il y a plein de projets qui arrivent.

I.A :  Quelles différences observez-vous entre votre expérience de professeur et celle de principal-adjoint ?

M.G : Déjà on n’a plus de cours quand on est principal. On n’a pas la même relation avec les professeurs et les élèves. Moi, je ne connais pas encore tous les élèves, alors qu’à Iqbal en novembre je les connaissais tous. Ceux que je connais, ce n’est pas bon signe, cela veut dire qu’ils sont venus plusieurs fois dans mon bureau. Etre principal, c’est aussi être moins proche des enseignants, on n’a pas la même relation.  Cela me manque aussi un peu.

I.A :  Est-ce que vous êtes mieux payée ? Pouvez-vous préciser ?

M.G : Oui, je suis mieux payée. Alors, il faut expliquer pourquoi. J’étais une professeur jeune, en début de carrière, et mon salaire était donc peu élevé. Je n’étais pas très bien payée en début de carrière. Et maintenant je suis mieux payée parce que je suis dans un établissement difficile. Dans notre salaire, on prend en compte les difficultés. Les élèves ici sont turbulents, et font pas mal de bêtises. Et donc, comme c’est difficile, il y besoin de plus de travail. Ensuite, il y a aussi le fait que Lurçat ait un internat. Le mardi soir, je suis responsable de l’internat. Je ne peux pas quitter le collège, car s’il arrive quelque chose, on m’appelle sur mon portable.

Enfin, je travaille plus d’heures au collège que lorsque j’étais professeur. Je suis au collège tous les jours et même parfois pendant les vacances pour faire ce qu’on appelle des « permanences ».

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Dernière chose, quand on est principal ou dans l’administration, on a un logement de fonction, à l’intérieur du collège pour pouvoir être là dés qu’il y a un problème. Donc je suis logée au collège et je ne paye pas de loyer. C’est un logement qui m’est prêté pour le temps où je travaille ici. C’est ce qu’on appelle un « avantage en nature ». C’est fait pour que le principal soit vite sur place en cas de souci.

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Les logements de fonction du collège

I.A :  Quel est votre rôle ?

M. G : Mon rôle comprend beaucoup de missions différentes mais je dois faire en sorte que tous les élèves soient en cours et suivent leurs cours. Si un élève pose problème, l’équipe pédagogique s’en occupe, mais lorsque c’est grave, je le reçois dans mon bureau. Je gère aussi les professeurs qui ont des difficultés en classe, j’essaie de voir comment les aider. Il y a aussi les parents qui m’appellent pour leurs enfants, je dois parfois les recevoir.

Mais j’ai des missions plus administratives. Je préside le Conseil d’administration, qui gère toutes les affaires du collège. Demain, un de mes professeurs d’EPS est inspecté à la piscine, et je vais y assister. Je vais également assister à tous les conseils de classe des 5e et des 4eme. Et puis, on a eu deux conseils de disciplines la semaine dernière. Enfin, comme je suis une nouvelle chef d’établissement, je dois assister à des formations.

Maintenant, je vais vous faire visiter l’internat.

I.A : Quand l’internat a-t-il ouvert ?

M.G : L’internat a ouvert en 2012, quatre ans après l’incendie.  Comme je vous l’ai dit, le collège est assez neuf, car l’ancien a brûlé. Il datait d’il y a vingt ans et il n’y avait que des préfabriqués. Lors de la reconstruction, un internat a également été construit. Il devait s’agir d’un internat pour les élèves sportifs, comme le « sport/études ». Ils ont donc également construit un gymnase. Finalement, cet internat est spécialisé dans le sport et la culture. Il s’agit du seul internat collège public dans le département du 93. Il y a 40 places et ils sont deux ou trois par chambre, ce qui fait 7 ou 8 chambre, avec un étage pour les garçons et un étage pour les filles.

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Le gymnase à côté du collège

I.A :  Quelles conditions faut-il remplir pour intégrer cet internat ?

M.G : Pour intégrer l’internat, il faut être du 93 et que les parents et l’élève soient d’accord, après c’est une décision prise par le collège d’accepter ou pas.

I.A :  Est-ce payant ?

M.G : Oui, l’internat est payant mais il existe des bourses pour aider les familles qui sont en difficultés.

I.A :   Quelles sont les règles de vie ?

M.G : Les élèves vivent à l’internat du lundi matin au vendredi soir, et passent le week-end et les vacances chez eux.

Les élèves prennent le petit-déjeuner et le dîner dans l’internat, où il existe une pièce de vie commune aménagée. Ils disposent d’une salle informatique qui leur est réservée. Des adultes les aident à faire leurs devoirs chaque soir et le mercredi après-midi.

Les élèves ne peuvent pas être collés après les cours car ils restent de toute façon en étude, en revanche, ils sont retenus le mercredi après-midi pour nettoyer la cour et les couloirs du collège. Une terrasse qui leur est réservée se situe à l’entrée de l’internat.

Les téléphones portables sont conservés par les adultes de l’internat le lundi soir. On leur rend leur téléphone le mercredi après-midi puis ils les redonnent jusqu’au vendredi soir, avant de les récupérer le week-end.

Tous les matins, les pensionnaires doivent faire leur lit « au carré » et ne rien laisser traîner dans leur chambre, ni sur les meubles ni par terre.

Il est interdit de sortir de l’internat. Chaque chambre est peinte d’une couleur différente. Les pensionnaires sont trois par chambre. Il est possible de changer de chambre à chaque trimestre.

Il existe un roulement pour les tâches ménagères à effectuer : vaisselle et nettoyage de la cuisine.

Les élèves ont des activités le mercredi après-midi au Parc de la Courneuve  : cirque, équitation, flag football, batucada, cheerleader…

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Propos recueillis par Kaloina, Océane, Rebecca, Keltoma et Sarah. 

Les collégiens au cinéma : Singin’in the rain !

Deux classes du collège de 3èmes participent à l’opération collège au cinéma. Nous publieront tout au long de l’année, les critiques faites par les élèves sur le film en question. On débute avec Singin’in the rain ! Pour vous donner envie de regarder ce film, regardez cette scène mythique :

 

Singin’in the rain

« Chantons sous la pluie » est non seulement comique et divertissant, mais en plus, il nous cultive pleinement.

Il raconte les difficultés des réalisateurs pour passer du cinéma muet au parlant et il rend également hommage aux célèbres acteurs du muet qui n’arrivent pas à s’adapter aux films parlants.

C’est une comédie musicale originale même si les danses et chants durent parfois trop longtemps.

Ce film présente de nombreuses scènes beaucoup trop joyeuses qui cachent certains aspects négatifs de la vie. Certes la vie est belle mais pas toujours rose comme dans leurs scènes.

Paradoxalement, c’est aussi un point positif puisque ce film nous permet de rêver un moment et il arrive même à nous faire oublier nos problèmes du quotidien.

Il suffit de voir ce film une fois pour garder en tête les musiques de ce film toute une journée ! « Chantons sous la pluie » rend ses spectateurs heureux et joyeux !

I’m singing in the rain…

Critique de B. K

Singin’ in the rain

Chant, danse, ce film qui a marqué l’histoire procure énormément de plaisir. Le public est ébloui par cette œuvre. Gene Kelly est parfait dans ce rôle, libre et heureux sous la pluie on assiste a un moment de joie avec un numéro de claquettes extraordinaire. Il chante sous la pluie, trempé de la tête au pied sans se soucier de la pluie. Il chante et danse en ouvrant son cœur. Nul ne peut oublier cette mélodie. Oublier cette œuvre de l’histoire du cinéma est la plus grave erreur que nous, les Hommes, pourrions commettre.

Donen nous montre ses talents de réalisateur dans le film ‘Singing in the rain’. Ce film qui avait fait beaucoup de bruit en 1952 reste un incontournable au XXIème siècle. Gene Kelly, Donald O’Connor et Debbie Reynold sont tous de très bons acteurs mais sont malheureusement décédés.

Chantons sous la pluie est le meilleur film de Stanley Donen. Cette œuvre est un véritable enchantement. Singing’in the rain est le meilleur film, nul ne peut le surpasser ni l’égaler même pas le premier film parlant ‘Le chanteur de Jazz’.

Critique de S. L.

L’hommage aux victimes en paroles et en images au Collège Iqbal Masih…

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Le mardi 1 décembre 2015, la classe média (3A), la classe ODP (3E) et les représentant du C’LAVIE ont organisé un hommage au sein du collège Iqbal Masih pour les victimes des attentas à Paris et Saint-Denis. Ils expliquent leur démarche :

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Nous, élèves vivant à Saint-Denis, avons été particulièrement touchés. Nous avons voulu montrer notre solidarité envers les familles et les personnes touchées.

Certains d’entre nous ont entendu les explosions au Stade de France. L’assaut du mercredi matin était au plein centre de Saint-Denis où la plupart des personnes du collège, surveillants comme élèves, font leurs courses.

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Ces classes de 3ème et les représentants du C’La Vie ont donc pris deux heures de leur temps pour organiser cet hommage. Les élèves ont gonflé 150 ballons tricolores (bleu, blanc, rouge). Et sur ces ballons ont été collés plusieurs petits messages de paix.

Annie et Suzanna, élèves de la classe media, on fait un discours pour rendre hommage aux parents et aux familles des victimes.  Voici le discours en vidéo qui a été prononcé par Suzanna et Annie :

Voici le texte que Suzanna et Annie ont écrit :

 

Mesdames,Monsieur

Aujourd’hui, nous sommes réunis en hommage aux victimes des attentats du 13novembre.

Ces évènements nous ont tous bouleversés,

Grands comme petits.

130 morts, 350 blessés, des milliers de Français touchés.

La France a été frappée par des actes barbares.

Ces femmes, ces hommes, étaient la jeunesse de la France.

Nous, élèves de la classe media, attachés aux valeurs républicaines, avons décidé d’organiser cet hommage pour soutenir toutes les personne touchées.

Nous vous remercions de votre présence.

 

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE!

 NOUS SOMMES PARIS
NOUS SOMMES SAINT DENIS

 Merci

 

Après les discours et quelques paroles poétiques prononcées, le lâcher de ballons a eu lieu sous la clameur du public ému et enjoué d’avoir pu être un temps rassemblés.

Article de Suzanna, Carla et Annie.

Quel est le meilleur but de l’année?

Le prix Puskas 2015

Les plus beaux buts de l’année sont selectionnés par la FIFA.

Les internautes votent pour le plus beau. Vous pouvez voter au lien suivant :

http://fr.fifa.com/ballon-dor/puskas-award/

Au début il y avait dix nominés. Désormais il y en a plus que 3 :

  • Lionel Messi contre l’ATHLETIC bilbao le 30 mai 2015.

http://fr.fifa.com/ballon-dor/puskas-award/video=2729997/index.html

lionel messi

  • ALESSANDRO FLORENZI contre le FC barcelone le 16 septembre 2015.

http://fr.fifa.com/ballon-dor/puskas-award/video=2729992/index.html

florenzi

– WENDELL Lira contre le GOIANESIA le 11 mai 2015.

http://fr.fifa.com/ballon-dor/puskas-award/video=2729994/index.html

wendell lira

Les journalistes de la classe média ont choisi le but de ALESSANDRO Florenzi parce que c’est un but dans lequel le joueur a un excellent touché de ballon.

 

 

Article fait par Rick et Idrissa

 

INTERVIEW DE MONSIEUR LAFONT, UN NOUVEAU PERSONNEL DU COLLEGE

Photo JIM

Photo Iqbal Actu

Iqbal Actu : Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

Monsieur Lafont : Je suis Monsieur Lafont, je suis CPE depuis le mois de septembre au collège Iqbal Masih.

IA : D’où venez-vous ? Dans quel établissement étiez-vous l’an dernier ?

ML : Alors l’année dernière, j’étais dans un lycée, le lycée Carriat à Bourg-en-Bresse, au nord de Lyon. Si vous ne connaissez pas, ce sera l’occasion de regarder une carte. C’est le pays de la volaille.

IA : Avez- vous exercé une autre fonction à l’Education nationale ?

ML : Non, j’ai travaillé ailleurs, j’ai fait d’autres métiers avant de faire CPE, mais je n’avais jamais travaillé pour l’éducation nationale. A part être élève…

IA : Depuis combien de temps faites-vous ce métier ?

C’est ma troisième année en tant que CPE.

IA : Quelles études avez-vous fait ?

ML : J’ai fait une licence de science politique à Lyon puis j’ai intégré l’IUFL et j’ai passé un master pour le concours de CPE.

IA : Quelles sont vos activités en dehors de l’établissement ?

ML : En dehors du collège, je fais du waterpolo. C’est comme du handball, sauf que c’est dans l’eau.

IA : Merci d’avoir répondu à nos questions.

ML : De rien, au revoir.

Propos recueillis par Derick, Rick et Vladimir.

Hommage aux victimes des attentats de Paris et de Saint-Denis

16 novembre 2015, la Tour Eiffel en bleu blanc rouge. AFP PHOTO / ALAIN JOCARD

16 novembre 2015, la Tour Eiffel illuminée en bleu blanc rouge en hommage aux victimes des attentats parisiens.
AFP PHOTO / ALAIN JOCARD

Pour rendre hommage aux victimes des attentats de Paris et de Saint-Denis,

un lâcher de ballons contenant des messages de paix sera organisé par les élèves le mardi 1er décembre à 15h30, au collège Iqbal Masih de la Plaine Saint-Denis.

France-Angleterre, un moment d’émotion attendu

 Le drapeau français projeté sur la glace avant le match entre les New York Rangers et les Toronto Maple Leafs, le 15 novembre 2015 à New York Photo SIPA

Le drapeau français projeté sur la glace avant le match entre les New York Rangers et les Toronto Maple Leafs, le 15 novembre 2015 à New York- Photo SIPA

Après les nombreux hommages rendus dans le monde ce week-end aux victimes des attentats de Paris, notamment chez les sportifs, un moment d’émotion est attendu ce soir. Vendredi la France remportait le match contre l’Allemagne 2-0 au Stade de France, l’un des lieux des attaques terroristes. Ce soir la France donnera son premier match après les attentats.

Le match France-Angleterre qui a lieu ce soir à 20:55 sur Tf1 se joue à Wembley. Après de nombreuses équipes, l’Angleterre va chanter la Marseillaise pour rendre hommage aux 129 victimes décédées vendredi soir.

Un hommage à ne pas rater ! Un match très spécial….

Idrissa et Rick

Lassana Diarra personnellement touché par l’attentat

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L’attentat du vendredi 13 novembre 2015 a fait beaucoup de victimes; des personnes inconnues touchées mais aussi des stars comme Lassana Diarra qui a perdu sa cousine Asta Diakite et qui a fait une lettre en son hommage, à lire ci-dessous. Cet attentat a effectivement aussi touché le monde du foot. On n’a même oublié le score du match France-Allemagne.

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Le vendredi 13 novembre 2015 restera a jamais gravé dans nos mémoires. C’est l’attentat le plus meurtrier de l’histoire. Il n’a pas touché que Paris mais également Saint-Denis .

Nous,  élèves de Saint-Denis, sommes bouleversés par cet événement.

Un moment de rassemblement pour les victimes aura lieu le jeudi 19 novembre 2015 à 18h devant le stade de France , avenue Jules Rimet.

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Didier Paillard , maire de Saint-Denis , a fait une déclaration au sujet des événements :

« Une folie meurtrière s’est abattue vendredi soir sur Paris et Saint-Denis. Des lieux de fêtes et de divertissement sont devenus, en quelques minutes, des lieux de douleurs, de deuil, de tristesse.

Le bilan humain est très lourd. Au moins 129 personnes sont décédées. A Saint-Denis, 4 personnes, dont les terroristes, ont trouvé la mort et les secours dénombrent 7 blessés en urgence absolue et 50 blessés en urgence relative.

Je m’associe à la peine et au deuil des proches des victimes.

En attaquant le Nord-Est parisien et les abords du Stade de France, les terroristes ont porté atteinte à des lieux de diversité, de mixité sociale, de jeunesse, de tolérance et d’ouverture aux autres.

Aujourd’hui comme hier, le terrorisme doit être combattu de manière implacable, sans relâche.
Aujourd’hui comme hier, c’est en étant ensemble, que nous serons plus forts qu’eux.

Rejetons les amalgames et la haine de l’autre qui alimente le repli sur soi, le racisme, les tentations radicales, la violence. Soyons solidaires. Proclamons, haut et fort, notre volonté de vivre ensemble et notre attachement aux valeurs démocratiques de liberté, d’égalité, de fraternité.

En France, à Saint-Denis, jamais la barbarie ne gagne.

Didier Paillard, maire de Saint-Denis »

Annie et Ericka

Un but sublime de Neymar ! A voir !

Le 8 novembre 2015, il y a eu le match Barcelone contre Villareal au camp nou lors d’une victoire 3 à 0. Neymar un but incroyable

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a éliminé Costa d’un sombrero sans contrôle avant de marquer d’une volée du droit (85e).

pour voir la vidéo du but cliquer sur le lien ci-dessous :

par wiizii et idrissa

Le JIM 6 est sorti !

PicFrame L’Edition spéciale du JIM 6, en partenariat avec le JSD Le Journal de Saint-Denis,  est sortie lundi 1er juin. N’attendez plus pour le découvrir ! Et pour nous donner votre avis …

Le phénomène « Youtubeuses »

Le phénomène des youtubeuse est un vrai succès dans le monde et elles ont une grande notoriété chez les Français. Les youtubeuses donnent des conseils de beauté , capillaires, de cuisine, ménagers, et de décoration etc….

Parmi elles, Bethany Mota une californienne qui a plus de 8661903 millions d’abonnés sur Youtube.

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Cette youtubeuse poste des vidéos d’elle dans sa chambre (pour son « room tour ») en montrant les différentes choses qu’elle possède ou en partageant ses nouvelles décorations ou créations.

De nombreuses youtubeuses possèdent une deuxième  chaîne youtube ou elles montrent et racontent leur vie.

En France il existe plusieurs  youtubeuses comme Enjoy Phoenix , Zoela et Sananas.

De nos jours les youtubeuses font rêver et rendent la vie de certaines personnes plus pratique comme nous le voyons dans ces vidéos, dans lesquelles Bethany Mota montre des DIY( Do it yourself signifie « fais le toi-même »)   comme pour préparer la saint-valentin dans la quel. Elle nous apprend par exemple à faire des macarons roses.

Liens vers des DIY :

https://www.youtube.com/watch?v=lnDp151B4yo

https://www.youtube.com/watch?v=c1B0KO_0Qtk

https://www.youtube.com/watch?v=ugCJVhrdCK0

Fanta

Naruto The Last ?

Naruto logo

Naruto est un manga écrit par Masashi Kishimoto depuis octobre 1999, achevé en  novembre 2014 et comptant plus de 70 volumes.

Naruto, un héros de  « shonen manga » . 

Le mot shōnen signifie adolescence en japonais. Le shōnen manga est un « manga pour jeune garçon », à opposer au shojo mangas , « le manga pour jeune fille ».

Naruto, le héros, est l’enfant du chef du village (« Hokage ») et de Kushina. Il enferme notamment en lui un démon renard, qui s’appelle Kyubi.

Demon renard

Le démon renard de Naruto symbolise l’un de ses 9 pouvoirs

Il y a beaucoup de personnage secondaire comme Sakura, Sasuke, Kakashi et qui sont là pour aider Naruto à combattre les ennemies qui attaquent les villages.

Trois ans après la sortie des premiers mangas, l’auteur de Naruto décide d’en faire un dessin animé. Il existe donc un décallage entre la version manga et la version animée.

Le dessin animé Naruto compte deux saisons. La première est constituée de 220 épisodes, tandis que la seconde – toujours en cours – en compte environ 400.

La deuxième saison sortit sort en  février 2007 et s’intitule « Naruto Shippuden » ;  elle poursuit l’histoire de Naruto qui s’est amélioré grâce à son maître et ses entraînements.

Le dessin animé de Naruto est diffusé par plusieurs chaînes comme GameOne, NT1 et MCM.

Naruto est également le héros d’une dizaine de films. Le 13 mai 2025 est sorti « Naruto- The Last ».

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Lien vers la Bande annonce du film « Naruto – The Last » sorti en 2015 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19552647&cfilm=234970.html

Le succès de Naruto peut s’expliquer par des scènes d’action, où l’on voit des ninjas exécuter des techniques de combat ; mais également par l’humour, puisque les personnages nous font rire avec leurs bêtises.

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Lien vers un extrait d’un combat dans un épisode de Naruto

Kevin ,Yohann et Yingwang 

Angela, nous explique pourquoi elle n’aime pas Naruto:

« Je n’aime pas Naruto car je trouve que la manière de dessiner les personnages est très mauvaise et je n’aime pas du tout.

En plus, les épisodes comptent trop de flash back sur la vie de Naruto, sur une trentaine d’épisodes, je trouve cela trop long

Enfin, Naruto c’est des arts martiaux et je n’aime pas ça car les combats durent plusieurs épisodes, ce qui est encore une fois trop long. »

L’après-attentats…Comment parler des faits graves qui ont marqué la France au mois de janvier ?

Pour comprendre les attentats perpétrés à l’encontre du journal satirique Charlie Hebdo et des juifs à l’Hypercacher, six journalistes de la classe Média ont mené une réflexion accompagnés de journalistes, de chercheurs et d’écrivains pour ensuite soumettre leurs interrogations à leurs invités d’exception : M. Le Maire de Saint-Denis, D. Paillard, Mme de Montaigne (écrivaine), M. Champremier-Trigano (journaliste et beau-frère de Wolinski) et M. Santaki (écrivain).   Photo JIM  Leurs stylos sont trempés dans l’acide, leur plume est acérée. L’attentat contre le journal satirique nous montre qu’ils étaient redoutés. Quand a commencé la caricature ? Est-elle plus provocatrice aujourd’hui? Elle devient importante pendant la Révolution française et vise des autorités comme le Roi et l’Eglise. Elle a pour but de faire peur aux puissants et faire rire les sujets. Au 19e siècle, Daumier qui refuse la censure, dessine Louis-Philippe jusqu’à le défigurer pour le faire ressembler à une poire. Désormais la caricature est partout : journaux, internet, télévision comme avec Les Guignols. Elle nous ouvre les yeux sur la réalité du monde. Est-ce provocateur ? Pour la revue jésuite Etudes, ça l’est mais elle soutient le journal car pour elle : « la liberté d’expression est un élément fondamental de notre société ». Elle a ainsi publié les caricatures du Pape. Charlie Hebdo ne cherche donc pas à se moquer des musulmans mais des excès religieux et politiques. Parmi les 3 terroristes, 2 d’entre sont allés en prison où ils se sont radicalisés. G. Larrivé, député de l’Yonne, avait ainsi écrit à l’automne 2014 un rapport sur la radicalisation islamiste en prison. Le Monde du jeudi 15 janvier 2015 révèle ensuite que le Président du groupe UMP à l’A. Nationale réclame la création de centres spéciaux pour les djihadistes. E. Valls quant à lui, plaide pour des quartiers spéciaux au sein des établissements pénitentiaires. Mais ceci est problématique car c’est séparer le djihadiste du groupe. Quel suivi propose-t-on en prison ? Y a-t-il des éducateurs ou des psychologues? Des imams? De quelle manière sont-ils formés ? Quel est le suivi une fois sortis de prison ? Concernant l’école, dans le journal Le Un, J.Prieur dit qu’on devrait faire l’histoire des religions pour voir leurs liens. Son idée n’est pas nouvelle, elle est déjà dans le programme de 6e et 5e. Mais est-ce suffisant ? « Bien fait pour eux ! » Plusieurs internautes ont fait part de leur joie suite aux attentats. On a également vu « Je suis Charlie Coulibaly » sur Twitter. Quels rôles joue internet dans la propagande djihadiste ? Tout d’abord, ils agissent au nom de l’islam radical et se donnent le droit de tuer au nom de Dieu pour chercher à se faire voir sur internet via Facebook pour impressionner et recruter de nouveaux membres-surtout des jeunes. Ainsi, Le Monde révèle que la vidéo d’A.Coulibaly postée sur Facebook, a été visionnée plus de 1,6 millions de fois. Les réseaux sociaux servent donc à diffuser la propagande djihadiste. Débat CH JIM6 Assemblée Suite aux attentats commis au nom de l’islam, comment faire pour ne pas amalgamer islam et terrorisme ? Musulman et étranger ? Tel D. Pujadas qui a déclaré sur le plateau du 20h en janvier 2015 que « la victime était un musulman marié à une française ». Etre musulman, est-ce ne pas être français ? Là est l’amalgame entre religion et nationalité. Les frères Kouachi et A. Coulibaly se disaient musulmans mais ils étaient aussi des français. Pourtant, ils ont tué des français au nom de l’islam. D’ailleurs, les attentats ont été menés contre des juifs, des policiers, des dessinateurs, des athées et des musulmans…français. Il faut donc faire une différence entre le terrorisme, l’islamisme et l’islam, entre terroristes islamistes et musulmans. Les terroristes comme DAECH veulent créer un état qui se dit islamique par la peur et la destruction grâce à la religion. Quel rapport alors entre le Coran et le djihadisme? Selon Philosophie magazine du mois de mars, le Coran est tabou pour les musulmans car sacré :les paroles sont de Dieu. Mais les lectures s’opposent. C’est un texte difficile à comprendre et à analyser. Depuis des années, les experts religieux sont en désaccord face à son interprétation. Et,selon les règles du pays, il n’est pas toujours possible d’appliquer les principes religieux à la lettre, à moins de devenir radical ou d’être dans un pays musulman comme en Arabie Saoudite. Le problème, c’est d’entendre des Hommes qui parlent au nom de Dieu pour dire aux autres d’appliquer ce que eux veulent, comme avec DAECH qui incite à tuer pour son propre intérêt. C’est pourquoi la loi contre le terrorisme adoptée en novembre dernier cherche à bloquer les sites incitant à commettre des actes terroristes. Ce ne sont pas les lecteurs qui sont visés mais bien les auteurs. Aujourd’hui, 5 sites viennent d’être bloqués mais on sait aussi que les frères Kouachi et A. Coulibaly ne se sont pas radicalisés à partir d’internet seulement. Photo JIM « La France est en guerre contre le terrorisme » déclara le 13 janvier E. Valls. Les hommes politiques semblent vouloir agir. Mais pourquoi maintenant ? Le gouvernement a réagi en prenant d’importantes décisions tardivement et malgré les menaces de l’Etat dit « Etat islamique » ou d’autres djihadistes. Quelles sont ces décisions ? Tout d’abord, un renforcement des moyens humains et matériels, un cadre juridique pour l’action des R.G, une détection renforcée de la radicalisation, une prise en charge et un suivi accrus des radicalisés, une action renforcée de la prévention de la radicalisation ; ce qui se traduit par un durcissement répressif ( contrôles policiers accrus, plan Vigipirate renforcé (militaires dans les lieux publics et devant les lieux de culte juifs et musulmans)), renforcement du contrôle des passagers, retrait du passeport des voyageurs en provenance des pays sensibles (Syrie, Afghanistan),  création de cellule d’écoute pour les familles d’enfants radicalisés, lutte contre les filières et actions de propagande. Mais ces décisions vont-elle améliorer le climat entre les citoyens ? Comment contrôler sans stigmatiser ? Les explications du gouvernement restent encore vagues même si le site http://www.stop-djihadisme.gouv.fr reste accessible à tous. Retrouvez bientôt la suite de nos journalistes Donia, Mariam, Chahida, Billy, Kenzo et Ayoub  en vidéo!   Photo JIM

Laïcité et religions, un sujet tabou à l’école ?

Suite aux attentats de janvier, les élèves de la classe média ont souhaité réunir des représentants des trois religions monothéistes pour les interroger la laïcité et le vivre ensemble.

Photo Iqbal Actu

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Mardi 24 mars, s’est tenu au collège Iqbal Masih un débat entre Jean Courtaudière, prêtre catholique à Saint-Denis ; Moshe Lewin, rabbin au Raincy (93) et directeur exécutif de la Conférence des rabbins européens; et Ahmed Jameleddine, représentant de la communauté musulmane de Saint-Denis et membre de l’association AMAL (« espoir » en arabe) impliquée dans la construction de la future grande mosquée de Saint-Denis.

I- VOCATION ET FORMATION 

Chahida : Quand est-ce que vous vous êtes dit que vous vouliez devenir rabbin, imam ou prêtre ?

Ahmed Jamaleddine : je ne suis pas moi-même imam, mais on devient imam par conviction intérieure. Il s’agit d’un besoin spirituel de donner et de transmettre son savoir.

Jean Courtaudière : A Montreuil, à l’âge de 12 ans, je connaissais un prêtre dont la vie me passionnait car il donnait son temps pour les autres. Je me suis dit : « vivre comme ça, ça me plait, je voudrais faire ça ».

Moshe Lewim : Vers 16 ans, j’ai fait la connaissance à Strasbourg du grand rabbin du Bas-Rhin, Emmanuel Deutsch, un homme extraordinaire qui m’a encouragé et m’a conseillé de passer par des études religieuses avant d’entrer à l’école rabbinique.

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Elise : Pourquoi avoir choisi cette religion ?

ML : Mes parents étaient de confession juive, je trouvais normal de poursuivre ce qui a été entamé par mes ancêtres et de rester fidèle à la foi qui m’a été transmise.

AJ : Venant d’une famille musulmane, mes parents m’ont transmis des valeurs comme le respect mais à l’adolescence je me suis posé des questions, j’ai eu besoin de ne pas seulement être musulman par mes parents. Les études m’ont permis d’avancer dans le cheminement vers la foi.

JC : Je suis né dans une famille catholique mais il y a eu un moment où je me suis demandé si je souhaitais continuer sur ce chemin là. J’ai lu beaucoup pour comprendre.

Angela : Comment devient-on juif, chrétien ou musulman ?

ML : On devient juif par sa mère et les conversions au judaïsme sont très dures. Le processus dure 2 ans au minimum : il faut connaître les textes, la loi et cela dépend aussi de la motivation de la personne.

AJ : On devient musulman par ses parents et par un choix personnel. L’Islam c’est la facilité. En effet, le premier pilier de l’Islam est l’attestation de foi, il faut dire « Dieu est unique et Mohammed est son prophète » ; puis il reste les autres piliers à accomplir dans le cheminement du converti.

JC : On devient chrétien par sa famille mais il y a des personnes qui demandent à devenir chrétien à l’âge adulte, on les appelle les « catéchumènes ». Il faut alors de préparer pendant 2 ans à recevoir le baptême chrétien. Il faut prendre son temps car c’est un engagement pour toute la vie.

Ayoub : Vous êtes vous déjà rencontrés ?

JC : Avec Ahmed, nous sommes dionysiens donc nous nous connaissons. Des rencontres ont eu lieu sur le département entre imams et prêtres après les attentats, puis au sujet des chrétiens d’Orient.
ML : Au niveau national, les religions se connaissent peu. Depuis 2010, des rencontres sont organisées (vœux à l’Elysées, rupture du Ramadan…) mais seulement quand l’Etat le demande. Depuis peu, les rencontres sont plus fréquentes entre responsables religieux. Il faut montrer qu’on peut avoir des fois différentes et dialogue, que la différence enrichit le dialogue.

AJ : La fraternité inter-religieuse est très importante. Il faut véhiculer cette fraternité. On est tous issus de notre père Abraham, des « frères en humanité ». On doit vivre ensemble et même « vivre avec ».

Yohann: Quelle formation est nécessaire ?

ML : Il faut faire 5 années d’études au minimum, après le bac minimum, dans une école rabbinique.

JC : Il faut faire 5 ans d’études pour devenir prêtre. On étudie la Bible, l’Évangile, l’histoire de l’Église, la théologie, la philosophie…

AJ : Le cycle d’études pour devenir imam dure de 3 ans à 8 ans. Il faut connaître la langue arabe et étudier les textes.

Yohann : Qui vous verse votre salaire ? Où viviez-vous ?

ML : Le rabbin est employé par la communauté qui paye le salaire. Chaque communauté verse une somme son consistoire, qui reverse cette somme aux rabbins. Il est préférable de vivre pas loin de la synagogue pour pouvoir y aller à pieds, car il est interdit de conduire le samedi pour le shabbat.

JC : On est payé intégralement par les chrétiens et l’Eglise, un peu en dessous du Smic. Et je vis rue Gabriel Péri dans un HLM.

AJ : Chaque lieu de culte à son imam, chaque mosquée le paye. Le financement se fait uniquement par dons des fidèles.

Lydie : Peut-on se marier ou avoir des enfants ?

ML : Chez les rabbins, c’est fortement conseillé car si on est marié on pourra mieux conseiller les couples. Je suis marié j’ai trois enfants.

AJ : Pour l’imam il est conseillé d’être marié avant d’être imam. Ce n’est pas une obligation mais c’est fortement recommandé.

JC : Les prêtres ne se marient pas et s’engagent à rester célibataires toute leur vie.
ML : il faut rappeler que chez les chrétiens protestants et les orthodoxes les pasteurs et les prêtres se marient.

Marlène : Quelle est la signification des vêtements de prière ?

ML : Pour prier, il ne faut pas porter de vêtement moulant, et les femmes doivent cacher leurs cheveux.
La « kippa » n’est pas un vêtement de prière, l’origine est la même que dans le christianisme. On montre ce dont l’homme est le plus fière, la tête, le siège de la raison ; mais on vient rappeler mais même au dessus de cela il y a la présence de Dieu. Religieusement on la met en permanence.

Le « tallit » est un châle de prière avec les fils qui étaient bleus autrefois, qui rappelait le ciel, qui rappelait dieu.

tallit

Les « tefillines » sont des boîtiers contenant des parchemins de la Bible hébraïque, qui s’enroulent autour du bras ou de la tête pour les prières. Le bras, c’est la force physique ; la tête, c’est l’esprit : il faut que tout ce qu’on fait soit en accord avec ce que Dieu attend de nous.

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AJ : Dans l’islam deux choses sont importantes : Le Coran (la parole de Dieu) et la Sunna (la tradition), qui ne comporte pas d’obligation. C’est le cas du vêtement de prière de l’homme, qui doit protéger son corps du nombril au genou, et dont les parties intimes ne doivent pas être vues. La femme doit cacher tout son corps sauf le visage et les mains, avec un vêtement long ou un voile. On peut mettre un turban ou un chapeau sur la tête, comme portait le prophète. L’idée étant que plus on se rapproche de Dieu plus on sera récompensé…

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JC : Seul le prêtre a un vêtement particulier pendant la messe pour le différencier des fidèles. Le pape et les évêques, portent une calotte. Ils ont le privilège de rester couverts dans l’église, au contraire des autres fidèles.

Le pape François

Le pape François

Billy : Les mariages mixtes sont-ils autorisés et célébrés dans votre communauté ?

AJ : En tant que musulmans, nos convictions nous poussent à nous marier avec une femme pieuse, musulmane si possible. Un musulman peut épouser une juive ou une chrétienne mais le contraire n’est pas possible. La condition pour que le mariage soit valable, c’est de se marier devant Dieu avec un imam. On ne doit pas se convertir pour faire plaisir au conjoint, il faut que ce soit une conviction personnelle. Il n’y a pas de contrainte en Islam.

JC : Dans l’Église catholique, un chrétien et une chrétienne peuvent se marier avec quelqu’un qui n’est pas chrétien. Dans ce cas, chacun reste ce qu’il est mais il est demandé que les enfants qui vont naître de ce mariage reçoivent les deux traditions religieuses proposées. Il faut qu’ils choisissent d’eux même à leur majorité.

ML : Dans le judaïsme traditionnel, il faut passer par une conversion pour se marier à la synagogue car quand on se marie, on construit un projet de vie. On considère qu’il y a un risque d’un manque de stabilité pour l’enfant, donc les rabbins ne célèbrent pas de mariage mixte.

II- LAÏCITÉ ET VIVRE ENSEMBLE 

Photo Iqbal Actu

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Emilie : Que pensez-vous de la laïcité ? Quelle définition donneriez-vous ?

ML : La laïcité c’est la possibilité à chaque religion d’exister, de pouvoir se parler et de construire ensemble et pas seulement de vivre ensemble. Il faut en effet que toutes les religions soient mises au même niveau pour permettre un dialogue équilibré. La laïcité doit permettre une harmonie dans la société sans exclure qui que ce soit.
Il serait dommage de se priver de la sagesse véhiculée par les religions. Sur des questions d’étique, la religion n’a pas à imposer mais elle peut présenter l’histoire des civilisations depuis 3 00 ans et apporter à la société ex sur les questions d’éthique. Certains voudraient restreindre la laïcité, il faut au contraire une laïcité intelligente. Il est par exemple impensable, sauf à être schizophrène d’être juif chez soi et pas en dehors.

AJ : La laïcité permet en tant que religieux d’affirmer sa foi, d’avoir des lieux de culte. Elle doit être ouverte à tout le monde pour nous connaitre les uns les autres. Quand on ne connaît pas une chose, on la rejette.

Le mot est souvent mal compris, mal utilisé ou mal interprété. Des incompréhensions existent quand la laïcité doit imposer à tel groupe telle façon de vivre dans la communauté nationale.
La loi de 2004 sur le voile stigmatise la religion musulmane et a entraîné la multiplication les écoles confessionnelles car on impose à certaines filles de retirer leur voile et on leur interdit l’école publique. Alors, soit elles étudient à la maison soit elles vont dans des écoles confessionnelles musulmanes. On ne vit plus ensemble. Chacun vit dans des écoles confessionnelles juives musulmanes. Cela n’existait pas il y a 15 ou 20 ans.

La laïcité c’est comme aujourd’hui, être réunis dans un collège public pour parler de religion ; pouvoir donner notre point de vue et recevoir de vous.

JC : Vous avez de la chance de vivre dans un pays régi par la loi de la laïcité. C’est un trésor qu’il ne faut surtout pas perdre, elle nous offre une possibilité de vivre ensemble et de construire. Rappelons que la liberté de conscience c’est le droit de croire ou pas en Dieu, sans se faire imposer quoi que ce soit. Il faut savoir qu’il y a des pays où les minorités religieuses sont très malmenées. Vous avez de la chance de vivre dans une ville pluriculturelle, c’est une grande chance.

La basilique Saint-Denis, lieu de culte catholique , et lieu de sépulture des rois de France.

La basilique Saint-Denis, lieu de culte catholique , et lieu de sépulture des rois de France.

Maquette de la future Grande mosquée de Saint-Denis

Maquette de la future Grande mosquée de Saint-Denis

Synagogue de Saint-Denis

Synagogue de Saint-Denis

La laïcité pose parfois des difficultés aux croyants à qui on demande de cacher ce qui relève de la foi, et qui ne peuvent pas se couper en deux, dans le public et dans le privé. Là où il y a une difficulté c’est entre le public et le privé, que la foi soit réservée au domaine du privé. C’est difficile de se couper, être chrétien chez soit et pas dans la rue.

ML : Rappelons que la laïcité implique également la liberté de manifester sa religion en public, si cela ne trouble pas l’ordre public.

AJ : L’important c’est de se comprendre les uns les autres, et ne pas mettre de barrière entre nous.

Mariam : Comment peut-on lutter contre les préjugés qui concernent les juifs, les musulmans?

ML : Par la connaissance, on peut déconstruire les préjugés ; par le dialogue inter-religieux aussi, en parlant bien de l’autre.

AJ : Lutter contre les amalgames c’est très important, l’ignorance fait du mal. Quand je rencontre un juif qui porte une kippa, je le respecte car il respecte son créateur et donc le mien.

Yingwang : Quel est le rôle des médias dans la diffusion de ces préjugés, dans la stigmatisation des musulmans ?

ML : Lorsque que quelque chose de positif se passe, cela intéresse peu les médias.

AJ : Les médias sont un outil de dénigrement très fort, le choc est voulu pour faire de l’audimat. Il faut donc savoir utiliser les médias et ne pas prendre tout ce qu’on y dit pour argent comptant. Il faut se demander à qui profite le crime ? Il ne faut pas tomber dans le piège de l’amalgame mais appeler un chat un chat, ni dans celui de la victimisation.

III- ACTUALITES 

Hina : Quelle a été votre réaction le jour des attentats ? Votre première pensée ?

ML : J’ai eu le sentiment d’une violence inacceptable ! Il faut donc manifester son dégoût avec détermination. On ne peut pas tuer au nom de Dieu.

Il y a eu une forte mobilisation, des réunions publiques et une grande marche républicaine ont été organisées. Dans le 93, nous avons organisé une cérémonie inter-religieuse à la synagogue du Raincy, qui était pleine. 250 personnes se sont déplacées. Mais malgré cette mobilisation nationale, en étant réaliste, la menace terroriste ne va pas s’arrêter. Quel sera l’après 11 janvier ?

AJ : Un affreux assassinat sur le sol français ! Ce n’est pas une question de religion, c’est une question d’humanité, de principe ! Tuer une personne est interdit par les hadiths1. Faire le mal est incompatible avec la religion.

JC : J’ai été consterné par cette catastrophe. On peut ne pas être d’accord avec dessins de Charlie, penser que la liberté d’expression a des limites mais de là à tuer c’est insupportable. J’ai été choqué qu’ils tuent à l’aveugle, en criant « au nom de Dieu » et « on a vengé le prophète ». Ma propre Eglise chrétienne a tué au nom de Dieu dans le passé, mais la vocation d’une religion c’est de faire la paix.

Ces événements ont cependant permis que les responsables religieux se voient plus souvent, et se parlent. On s’est beaucoup plus vus depuis les attentats. Il a fallu qu’il y ait des morts pour ça. Il n’y aurait pas eu cette invitation sans cela d’ailleurs.

Olivier : Avez-vous peur depuis les attentats ? Hésitez-vous à montrer votre appartenance religieuse dans la rue ?

ML : La situation sécuritaire est problématique mais les forces républicaines agissent pour protéger les écoles confessionnelles et les lieux de culte. 10 500 militaires ont été déployés sur le territoire. Dans tous les cas, je ne vais pas renier ma foi, je porte ma kippa dans la rue. Il y a simplement une plus grande prudence.

AJ : Je n’ai pas changé ma tenue vestimentaire ni ma fréquentation des mosquées. Le problème se pose plus au niveau des femmes. Des actes islamophobes ont été recensés mais les médias en parlent peu. Pourquoi y a-t-il deux poids deux mesures ? Des femmes voilées se font agressées et ont peur de sortir seules, surtout le soir, de prendre le métro. J’ai entendu dire qu’elles devaient être accompagnées pour être plus en sécurité. On ne peut pas mettre un policier ou un militaire devant chaque juif ou chaque musulman.

JC : Moi je n’ai pas peur des attentats.

IV- RÉFLEXIONS DIVERSES 

Photo Iqbal Actu

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Elsa : Les athées peuvent-ils aller au paradis ?

ML : Il n’y a pas besoin d’être juif pour aller au paradis, il faut respecter les lois sociales du judaïsme : ne pas tuer, ne pas voler, accepter la justice les tribunaux. Il faut respecter des valeurs universelles pour aller au paradis. Notre passage sur terre n’est pas un passage vain.

AJ : La vie après la mort existe dans l’Islam mais seuls les musulmans iront au paradis. La religion musulmane est une continuité du judaïsme et du christianisme. Les 4 grands prophètes sont venus avec un message, et le prophète Mohammed a finalisé ce message et l’a clos. Le Coran dit : « Après la mort, l’Islam sera la religion qui fera rentrer ses adeptes au paradis ».

La vie terrestre favorise la vie éternelle. Il faut suivre ces préceptes mais seul le créateur est juge. On ne sait pas, même si on croit avoir fait le bien, quand on arrive au terme de notre vie, on a un compte à rendre le jour du jugement. Il faut se soumettre à la volonté divine, accepter le décret divin.

JC : Les chrétiens croient à la vie après la mort. Mais le paradis et l’enfer ce n’est pas le problème des chrétiens, c’est surtout le problème de Dieu. Nous on fait ce qu’on peut sur terre et après c’est Dieu qui décide.

Rayane : Qui décide de la mort des gens? Est-ce Dieu, le destin ?

ML : Dans le judaïsme c’est Dieu qui décide de la mort des gens. La Bible dit : « tu n’as pas choisi de naître, tu n’as pas choisi de mourir ».

AJ : La vie et la mort sont dans les mains de dieu, c’est lui qui donne et qui reprend. Le destin est scellé, c’est Dieu qui en est le protecteur.

JC : Dieu veut la vie, donc je ne crois pas que Dieu veuille la mort.  Dieu n’a rien à voir avec la mort2.  Il nous veut vivant.

AJ et ML : Ça veut dire que Dieu n’est pas tout puissant ?

JC : Pas pour la mort, je pense. On peut avoir des différences !

Billy : Pourquoi Dieu choisirait une mort précoce ?

AJ : Quand on est croyant, on sait que Dieu nous envoie des épreuves à passer comme la perte d’un parent, d’un enfant. A travers cette épreuve on s’en remet à Dieu. On est né pour mourir, quelque soit la durée de notre vie. Il faut se soumettre à sa volonté. Se morfondre c’est ne pas accepter le décret divin. A partir du moment où on reconnait Dieu, On s’en remet à lui. On est né pour mourir, un jour ou l’autre. Le Coran dit : « Nous venons de Dieu, nous retournerons vers Dieu ».

ML : Il est difficile de comprendre la mort d’un enfant, d’y voir une justice. Seul Dieu sait pourquoi chacun est venu. On considère que chacun vient pour une mission, qui peut s’accomplir en 10 ans 30 ans…. La Bible dit : « Tu viens de la poussière, tu retournes à la poussière, mais l’âme seule remonte vers Dieu dont elle émane ». Ce qui compte ce n’est pas la quantité; c’est l’intensité, la sacralité et la qualité de la vie sur terre ».

Kevin : Quand vous priez, est-ce que ça marche ? Comment savoir si vos prières sont efficaces ?

ML : La prière a toujours une portée, celle que Dieu décide, mais Dieu a le droit de répondre non. J’envoie une flèche, après où elle va tomber on ne sait pas. Je peux demander quelque chose qui ne sera pas bon pour moi. Dans les prières lues à voix basse, les requêtes sont dites au pluriel. On ne demande pas que pour soit, on demande aussi pour l’autre. La prière a toujours une portée. Ça marchera peut-être pour l’autre.

AJ : La prière est primordiale puisque c’est le 2e pilier de l’islam. Elle permet pour communiquer sans intermédiaire avec le créateur, se rapprocher de lui 5 fois par jour. Seul Dieu peut accepter ou ne pas accepter cette prière. Il se peut que ce qu’on demande ne soit pas exaucé. Dieu nous évite peut-être un malheur, ou nous réserve d’exaucer cette prière le jour du jugement. Seul Dieu est maître de la prière.

JC : Moi,  je prie ça ne marche jamais, parce que ce n’est pas fait pour ça3. C’est un temps où je suis en relation avec un ami. Et je l’écoute aussi à travers son Évangile.

Ayoub et Elsa : Le mot de la fin ?

JC : Un grand merci de votre invitation. J’ai été interloqué en la recevant parce qu’on nous soupçonne d’ « influencer» les jeunes.

AJ : Un grand merci car c’est une première de débattre dans une institution publique, j’espère que ce ne sera pas la dernière !

ML : Souvenez-vous de l’importance de critiquer les textes, qu’un texte peut être interprété et lu différemment. Ne vous fiez pas à ce qu’on vous dit.

Je vais vous raconter une histoire : Un jour de kippour, la fête du grand pardon, où tout est interdit car il faut uniquement se consacrer à Dieu ; un juif rabbin arrive à la synagogue. Il a 200 euros sur lui, et comme il ne peut pas les garder sur lui pour la célébration, il les met dans une Bible face aux Dix commandements : « tu ne voleras point », dans l’idée de les récupérer plus tard. Après la fête, il retourne à la bibliothèque, il ouvre sa Bible et ne trouve pas son billet. Très tourmenté, il tourne les pages et voit un billet de 100 euros face au texte suivant : « tu aimeras ton prochain comme toi même ».

Je conclurai donc en vous disant : Faites bien attention aux interprétations qui vous sont données, gardez votre lucidité.

Précisions:
1. Hadiths : la vie et les paroles du prophète.
2. Cependant, pour l’Eglise catholique Dieu donne la vie et la reprend.
3. Pour l’Eglise catholique, il existe deux formes de prières : la prière d’intercession (une demande) et de relation à Dieu (échange avec Dieu).

Internet, un nouveau champ de bataille?

Les hackeurs

L’entreprise Sony Picture a été piratée par un groupe nommé GOP qui veut dire «Guardian of Peace» (GOP).

Les pirates informatiques ont volé des données confidentielles incluant des informations personnelles et documents de travail. GOP a piraté Sony Picture car les hackeurs voulaient que le Film The interview soit censuré et aussi parce que dans le film le leader nord-coréen Kim Jong-Un a été assassiné. Les hackeurs ne demandent rien mais seulement que le film The interview soit censuré au moment de l’assassinat de Kim Jong-Un.

Les pirates ont aussi annoncé avoir volé près de 3000 films produits par Sony.Si Sony ne censure pas l’assassinat du leader coréen, les pirates menacent d’envoyer tous les films qui ne sont pas sortis sur des sites de téléchargement illégal. Les hackeurs ont aussi fait du chantage en balançant toutes les données concernant Sony si le film The interview sortait.

Cette action n’est la seule faite, d‘autres groupes comme les Anonymous se manifestent notamment sur Internet.

La devise des Anonymous est « Nous sommes les Anonymous. Nous sommes légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas. Vous allez nous voir.» en «Anonymes», mouvement hacktiviste créé en 2003-2004.

Les Anonymous ont agit sur plusieurs opérations comme « Antisec » qui a commencé le 27 février 2013 et qui avait pour but de lancer tous les codes et logiciels confidentiels de plusieurs entreprises sur leur propres plates-formes de diffusion d’information.

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Depuis les attentats de Charlie Hebdo, les Anonymous ont décidé d’intensifier les attaques pour traquer les terroristes grâce aux réseaux sociaux en piratant des comptes et des sites.

Article signé Ambition.

Dossier Spécial « Après les attentats du mois de janvier »: deux débats exclusifs pour comprendre…

En attendant le montage des deux débats suite aux attentats, voici un premier avant-goût…

Deux débats pour une journée spéciale, pensée et mise en oeuvre par nos journalistes de la classe média:

* Débat de la matinée: « Laïcité et religion, est-ce contradictoire? » Echanges et réflexions avec trois représentants des religions monothéistes

* Débat de l’après-midi: « Comment comprendre les attentats du mois de janvier? Que faire pour la suite? » Echanges et réflexions avec M. Paillard, Maire de Saint Denis, R. Santaki, Ecrivain de Saint Denis, M. A. Champremier-Trigano, Journaliste et proche de Wolinski et Tania de Montaigne, scénariste, journaliste et écrivaine.

Regardez, Riez, Réfléchissez… Appréciez!