Rencontre avec le nouveau maire de Saint-Denis, Laurent Russier.

Nous avons eu la chance de retourner à la Mairie pour poser nos questions au nouveau maire de Saint-Denis, M.Russier qui a été élu en décembre 2016.

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M.Russier à côté de son bureau de maire.

Bonjour, pourriez vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Laurent Russier j’ai 43 ans, je suis le nouveau maire de Saint-Denis depuis le mois de décembre. J’habite à St Denis depuis 1997. Je suis parti faire l’armée juste après et suis revenu définitivement en 1999.

Quelles études avez-vous fait ? Quels métiers pratiquiez-vous avant d’être maire ?

J’ai fait un bac scientifique, un bac C à l’époque. Après j’ai fait une classe préparatoire aux grandes écoles spécialisées en biologie et après j’ai fait des études d’agronomie à Toulouse. L’agronomie c’est tout ce qui touche à l’agriculture, l’économie, les engrais, l’alimentation animale… J’ai ensuite fait l’armée dans ce domaine là à la Martinique. J’accompagnais les maraîchers. Après j’ai trouvé du travail dans deux boîtes, d’abord Monoprix puis Quick. Là j’étais dans les achats, dans les centrales d’achat. C’est négocier avec les agriculteurs pour les prix. Même si cela n’a pas bonne réputation c’est quand même de la vraie salade ! Après j’ai changé de domaine, je suis plutôt aller vers la banque quand je suis arrivé en région parisienne à la BNP. C’était pour les filiales de la BNP dans les pays du Maghreb. Après j’ai travaillé avec Florence Haye au conseil départemental dans un travail plutôt administratif pour l’accompagner. Depuis 2014, que je suis maire adjoint, je suis entièrement consacré à ses fonctions de maire adjoint et maintenant de maire.

« On se dit que si on était capable de changer un peu la société cela serait bien de le faire. »

Votre famille a –t-elle été un modèle pour votre engagement politique ou associatif ?

Pas un modèle associatif. Pour prétendre atteindre à des fonctions électives, y a plusieurs éléments qui nous conduisent à ça. Y a souvent le modèle familial. Mes parents n’étaient pas membres du parti communiste mais ils étaient postiers, adhérent à la CGT, ils se sont toujours battus pour des valeurs auxquelles je crois. C’est quelque chose qui marque un enfant. En dehors de la famille, il y a toutes les belles rencontres que l’on fait dans la vie. Je viens d’une ville St Étienne dans laquelle il y a aussi des difficultés sociales. On est marqué quand le chômage augmente quand on voit des personnes âgées se retrouvées sans travail, pour moi ce sont des choses qui marquent. On se dit que si on était capable de changer un peu la société cela serait bien de le faire. Après c’est d’une manière très modeste à St-Denis mais ce n’est pas négligeable non plus. La famille forcément ça marque mais c’était plutôt des syndicalistes.

« La rencontre avec St-Denis a été importante pour moi. »

Quand avez vous commencé à vous engager dans la vie politique ou associative. Y a t-il eu un évènement déclencheur ?

Il n’y a pas eu un élément déclencheur pour moi. Il y a des éléments qui petit à petit façonnent un jeune. Ça a été ma famille, mes amis. Après des moments forts, il y a eu mon arrivée à St-Denis où je rencontre des gens qui au jour le jour se battent auprès des migrants, sur le logement… C’est des rencontres qui donnent envie de s’investir et après j’ai fait des rencontres par le biais du PCF auquel j’ai adhéré à mon arrivée à St-Denis et après c’est des rencontres avec Florence Haye, Didier Paillard qui vous donnent envie de ne pas uniquement s’investir à l’échelle de son quartier (pour moi c’était le quartier de la gare) mais d’élargir son champ d’action. La rencontre avec St-Denis a été importante pour moi.

Avez-vous déjà été délégué de classe ?

Non car il y a toujours eu des enfants qui avaient plus envie de le faire que moi et qui étaient meilleurs

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« Un quartier ne peut pas bouger sans ses habitants. »

Nous sommes en train de réaliser des portraits des différents acteurs de la Plaine Saint-Denis. Avez vous un mot à dire sur ce quartier ?

J’habite dans le quartier de la gare de Saint-Denis, La Plaine ce n’est pas le quartier que je connais le plus même si je le connais. C’est le quartier qui évolue le plus. Dans un quartier qui bouge beaucoup, ce qui est important c’est de construire le quartier avec les habitants qui sont là mais aussi avec ceux qui arrivent et surtout de ne jamais oublier l’histoire d’un quartier. Un quartier ne marche que si on est respectueux de son histoire, des habitants qui l’ont fait, y compris des industries. Ce quartier est attachant grâce notamment aux associations qui existent. Elles ont bien compris qu’un quartier ne peut pas bouger sans ses habitants. Que ce soit des associations de solidarité, culturelles, cela se fait toujours en lien avec les habitants. Les élus, on est juste là pour se mettre au service s’il y a besoin. On ne doit pas remplacer le travail fait par les associations. C’est passionnant un quartier qui bouge autant même si ça peut être déboussolant. On part deux mois en vacances on revient on a l’impression qu’un nouveau bâtiment a poussé. Si on associe les habitants, on a l’impression de participer à un quartier qui bouge même si les choses arrivent lentement comme les commerces, le lycée, le gymnase. Quand les équipements arrivent, c’est une fierté pour tous les habitants. Une dernière chose : avant St-Denis était coupée de Paris. Là, avec le développement du quartier de la Plaine cela permet d’aller à l’envers de l’histoire est de recréer du lien entre les habitants de St-Denis et de Paris en gagnant de la place sur les voies ferrées, les autoroutes.

« Faire de la politique c’est aimer les gens et essayer de se mettre à leur place, les écouter sans jamais rabaisser quelqu’un. »

Vous venez de remplacer M. Paillard à la mairie, vous inscrivez-vous dans la continuité ?

Je suis bien sûr dans la continuité, j’ai été élu sur la liste conduite par Didier Paillard. En dehors d’être l’ancien maire, c’est un ami. Si j’ai envie de lui ressembler, c’est sur l’approche très humaine qu’il a. Certains trouvent que c’est de la timidité, (…) mais en tout cas il adore les gens et faire de la politique c’est aimer les gens et essayer de se mettre à leur place, les écouter sans jamais rabaisser quelqu’un. Cette continuité d’être au service des habitants des plus jeunes, de ceux qui sont en difficulté, de ceux qui ne sont pas en difficulté mais qui ont des attentes pour autant. C’est amour des habitants, j’essaie de l’avoir c’est impossible de l’égaler là dessus. La continuité aussi sur des choses importantes pour St Denis. Quand on dit « la ville pour tous », cela peut paraitre un slogan mais c’est important, on voit bien ce qui se passe dans les grandes villes en Europe et à Paris. Le jour où on doit déménager car la famille s’agrandit on ne peut pas car cela coûte trop cher. Ils partent donc voir un peu plus loin en banlieue. On se bat pour faire des logements sociaux pour que les prix ne soient pas trop élevés mais malheureusement on sait qu’on a des familles qui vivent la même chose et qu’il y a des familles obligées d’aller dans le 95.

On ne peut pas être en colère contre le gouvernement qui ne se bat pas contre les inégalités si à notre échelle on ne fait pas ce que l’on peut. Ça c’est de la continuité avec M. Paillard. On a besoin d’une ville qui est pour tous. Que chaque enfant ait les possibilités de réussir et c’est pour ça qu’on met autant l’accent sur l’école malgré toutes les difficultés qu’on rencontre sur la ville.

Après faut bien qu’un nouveau maire apporte un message supplémentaire (…). Par exemple pour ce qui est de l’espace public, je pense qu’il faut que l’on soit capable de plus taper du poing sur la table. Ce n’est pas une fatalité que l’on ait des difficultés de propreté ou de délinquance. Sur la délinquance, on tape sur la table vis à vis des ministres, on veut plus de policiers qui respectent les gens. Sur la propreté c’est à nous d’abord de sensibiliser les jeunes pour comprendre qu’il est important que la ville où l’on habite soit propre mais c’est aussi être plus ferme avec ceux qui, de manière délibéré, considère que dégrader la ville c’est pas grave.

« On se crée ensemble de la culture commune. »

Qu’aimeriez-vous changer pour Saint-Denis ? Quels projets portez-vous ?

J’aimerai plutôt qu’il y ait de nouveaux projets. Parmi les projets qui me tiennent à cœur, il y a le fait d’avoir un nouveau conservatoire. Notre conservatoire est mal adapté, petit et n’accueille pas suffisamment d’élèves. Il n’est pas assez ouvert pour les habitants de la Plaine. Cela coûte cher mais il faut un nouveau conservatoire. Il faut que le maximum d’enfants puisse faire de la musique. Mon deuxième projet serait le conversatoire. Ce n’est pas un bâtiment en tant que tel. L’idée est de dire qu’à Saint-Denis, on a de la diversité, on a plein d’origines culturelles différentes, on se crée ensemble de la culture commune. Si on est dans la même ville c’est pour se parler pour apprendre de l’autre et lui apprendre des choses. Le conversatoire, c’est comment on fait une richesse de cette diversité y compris les langues d’origine qui ne sont pas forcément le français. Comment on utilise cette richesse pour mettre à l’aise tout le monde pour que tout le monde puisse devenir pleinement citoyen. C’est un projet qui se base plutôt sur pleins de petits projets. Par exemple, il y a un projet de faire une académie de la cuisine de rue. On a de nombreuses familles qui ont des talents culinaires. L’idée est de mettre en avant la diversité des talents culinaires. On doit en faire une richesse pour notre ville surtout dans nos débats actuels où l’on a l’impression que chacun doit rester chez soi, là c’est un projet d’échange.

Un projet musique et un projet sur la richesse de la diversité, deux projets que j’aimerai porter d’ici la fin de mon mandat.

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Certains de nos élèves participent à la compagnie de théâtre Tamerentong qui se produit notamment au théâtre de la Belle étoile. Que pensez-vous de ce théâtre et des compagnies qui l’occupent ?

La Belle étoile, c’est plus qu’une institution dans le quartier. C’est un choix plus ancien que moi. On a décidé d’installer dans le théâtre une compagnie en résidence, en l’occurrence Jolie Môme, afin que ce lieu puisse vivre et avoir une résonance dans le quartier. On souhaite que la belle étoile soit pérennisée, on souhaite que Jolie Môme s’ouvre à tout ce qui se fait à côté. TMT a fait de très beaux spectacles mais je pense que le théâtre la Belle étoile a vocation à s’ouvrir à d’autres acteurs du quartier, pas seulement culturels. On a vraiment besoin d’équipement comme celui-ci. Il faut que ce lieu fédère et soit là pour tous.

Un quartier, même s’il évolue beaucoup, il doit s’appuyer sur son histoire, c’est pour cela que ces lieux là ne doivent pas devenir des lieux morts. C’est comme l’ancienne gare du RER B, l’ancien local des Espagnols. On a la chance d’avoir ces lieux qui ont marqué l’histoire du quartier, il faut les conserver. TMT n’a pas de souci à se faire de notre côté.

Vous appartenez à un parti politique qui proclame des valeurs de fraternité, d’humanité et pourtant la mairie a laissé la police expulser les migrants et les délogés de l’avenue du président Wilson, comment pouvez vous l’expliquer ?

Le monde est complexe. Je n’ai pas forcément demandé l’expulsion des migrants, j’ai mis en avant le fait que l’accueil des migrants ne peut pas reposer seulement sur quelques-uns ou sur quelques endroits. L’Etat devrait donner la possibilité de bien les accueillir parce que la situation des migrants qui étaient à la Plaine était difficile; Ils vivaient mal dans des conditions sanitaires difficiles. C’était compliqué aussi pour les riverains. Quand le préfet nous a proposé de les faire partir, avec les élus de terrain, on a dit « effectivement, nous on est pas capables d’assumer seul la solidarité mais le but n’est pas de les faire partir comme ça mais que chaque situation individuelle soit regarder de près ». C’est pour cela que l’on a ouvert un gymnase. La solidarité c’est aussi avoir des valeurs et les porter fort et dire que nous sommes favorables à l’accueil des migrants mais c’est aussi dire que cela ne peut pas se faire dans n’importe quelles conditions et vivre dans la rue sans toilette, sans un minimum de choses pour être nourri, ce n’est pas la vision que j’ai d’un bon accueil en France.

« On reçoit des plaintes de gens qui pensent différemment et heureusement car c’est ça la démocratie. »

Beaucoup de voisins ont apporté leur aide (petits déjeuners, distribution de vêtements…) et ne comprennent pas que la mairie ne trouve pas de solution pour reloger ces gens. La mairie a-t-elle reçu des plaintes d’habitants mécontents ?

On a reçu des plaintes d’habitants mais ça c’est faire de la politique. Quand on la gestion d’une commune, on reçoit des plaintes de gens qui pensent différemment et heureusement car c’est ça la démocratie. Certains disaient qu’il fallait que les migrants partent, d’autres qu’ils restent, d’autres – et c’est ce que l’on a fait – qu’il fallait mieux les accueillir ailleurs. Et puis il y a ceux qui étaient en soutien et qui le sont encore aujourd’hui à préparer des petits déjeuners à la porte de la Chapelle. Je ne peux que les remercier et leur dire que ce qu’ils font est bien. Et je veux dire que ce n’est pas un hasard qu’ils soient dionysiens car on est dans une ville où le mot solidarité veut dire quelque chose.

« Tout ce qui est solidarité doit être mis en avant. »

On les soutient car ils sont maintenant en difficulté quand ils apportent leur aide, on met des amendes sur leur voiture. Tout ce qui est solidarité doit être mis en avant. Dernière chose, pourquoi on ne veut pas les reloger ? Parce que cela ne peut être que sur une, deux ou trois villes qu’on reloge les migrants qui sont nombreux. Cela doit être l’ensemble des villes françaises qui prennent en charge l’accueil. En Allemagne c’est l’état qui a imposé aux communes d’accueillir. A Saint-Denis on a tellement de demandes de gens qui vivent mal, qui sont à la rue, qui demandent des logements, ça ne serait pas compris qu’on choisisse qu’une partie de la population alors qu’on doit essayer d’accompagner tout le monde. On n’a pas assez de logements pour tous les reloger. On peut en reloger quelques-uns mais on souhaite que tout le monde prenne sa part et puis surtout qu’ils soient bien accompagnés car c’est bien d’avoir un logement mais ce n’est pas suffisant si ils n’ont pas le droit d’asile et d’autres droits à côté. Tous les droits doivent se débloquer en même temps.

Beaucoup de gens ont été choqués par l’installation de pierres à porte de la Chapelle où dormaient les migrants et par l’installation de grilles sur l’avenue du président Wilson. Qui a installé ces grilles ?

Les pierres sont là pour empêcher que des migrants s’installent. Pour les grilles sur l’avenue du président Wilson, c’est la ville de Saint-Denis, c’est moi qui ai pris la décision, je ne vais pas repousser la responsabilité sur d’autres. C’était suite au raccompagnement des migrants vers d’autres structures. J’ai souhaité que cela soit temporaire même si le temporaire peut être long. Le but était qu’il n’y ait pas d’autres installation juste après. Cela aurait été délicat d’avoir accompagné des migrants à quitter les lieux et d’avoir laissé le terrain libre. J’assume d’avoir pris la responsabilité d’avoir installé les barrières de manière temporaire même si c’est différent que des cailloux posés ou de la demande que nous avait  fait le préfet c’est à dire « vous avez un espace qui est trop grand, plantez-y arbres, mettez-y des cailloux pour éviter toute installation » mais ça c’est impossible car c’est un signal terrible pour ceux qui font de la solidarité et en plus c’est fait pour les dionysiens pour les habitants de la Plaine. Le but est que cela continue d’être des espaces pour tous les habitants.

La préfecture dit que l’on a des espaces trop grands à surveiller et de faire des aménagements qui contraignent ou empêchent l’installation. L’aménagement ne peut se penser ainsi.

« Le problème est que tant qu’il y a des gens qui vivent mal ou qui sont à la rue, cela est un échec collectif. »

M.Paillard, l’ancien maire, nous a confié que son grand regret résidait dans la question du mal-logement, que pensez-vous faire pour cette question ?

C’est le regret de tous. On fait beaucoup. Le problème est que tant qu’il y a des gens qui vivent mal ou qui sont à la rue, cela est un échec collectif. On considère que l’on n’est pas assez accompagné sur le logement car qui dit construire des logements dit que l’état, la région nous accompagnent car cela passe par des subventions, des aides à la ville qui construit. Nous on construit beaucoup car sur la ville de Saint-Denis, on construit environ de 2000 logements par an, des logements privés et du logement social. On se bat contre l’habitat insalubre au centre ville et à la Plaine pour qu’il n’y ait pas de drames face aux propriétaires qui profitent de leur faiblesse pour les exploiter. On accompagne les propriétaires pour faire des travaux chez eux et quand l’immeuble est en trop mauvais état on reloge les personnes et on réhabilite ou on reconstruit.

« Tant qu’il y aura des gens en souffrance du point de vue logement, on ne peut pas être satisfait. »

Après, à la fois c’est un regret car la crise du logement en île de France continue a augmenté on le voit avec le bilan annuel de la fondation abbé Pierre et le bilan chaque année est de plus en plus mauvais. On considère que l’on est moins mauvais qu’ailleurs mais tant qu’il y aura des gens en souffrance du point de vue logement, on ne peut pas être satisfait donc je comprends que cela puisse être son grand regret, notre grand regret mais on se donne tous les moyens pour qu’on n’ait plus ce grand regret à l’avenir.

Suite à l’affaire Théo, nous avions des questions sur votre politique en matière de police. Quelle est votre réaction sur cette affaire ? Quelle est votre politique envers la police municipale ?  

C’est une affaire grave mais il faut laisser faire la justice que ce soit pour un policier ou quelqu’un d’autre. Au conseil municipal on a voté un vœu c’est à dire une déclaration que votent les élus et qui est remise au ministère de l’intérieur. Cela a été voté à l’unanimité. On a dit que cette affaire était grave et que surtout ça concerne nos villes dans lesquelles on a besoin de la police car il y a de la délinquance du trafic de drogue et il faut que la police assure la sécurité de nos citoyens. Mais la police ne peut faire ce travail que s’il y a un respect des habitants. Quand on parle d’égalité c’est qu’il faut autant de policiers qu’ailleurs et que les policiers aient du respect pour les habitants de nos territoires.

Notre demande à la police nationale c’est de dire que ces évènements sont des choses qui cassent la confiance indispensable entre la police et la population. On demande qu’il y ait plus de policiers, qu’ils soient mieux formés que soit mis en place le contrôle d’identité avec récépissé c’est à dire que si un jour on te contrôle une fois, trois jours après tu n’as pas changé et cela peut te permettre d’éviter d’être recontrôlé une nouvelle fois. La personne qui est contrôlée 3, 4 fois dans le même mois elle peut se dire « j’ai l’impression qu’on m’en veut alors que je n’ai rien fait ». Ce sont des choses faciles à mettre en place. Pour l’affaire Théo il faut que la justice soit exemplaire.

Pour la politique de la ville par rapport à la police, le maire ne contrôle pas la police nationale. En région parisienne, c’est le préfet de police de Paris qui commande toutes les forces de police. Pour la police municipale, il n’y a pas d’affaires de ce type. Nous en tous les cas, quand ils sont recrutés, ils ont une formation. On a beaucoup de recrutement locaux et cela change la donne par rapport à la police nationale car ce sont des gens qui connaissent nos villes, nos quartiers. Ils ont une connaissance différente de jeunes policiers qui viennent de province ou de ville où il y a beaucoup moins de diversité. C’est leur premier poste en Seine Saint-Denis.

« On veut une police de proximité qui connaît les quartiers. »

On veut une police de proximité qui connaît les quartiers. Je prends un exemple. Dans le quartier Franc-Moisins, qui fait toujours peur, quand on connait le quartier et ses difficultés on en a forcément moins peur. Cela ne peut pas être toujours des policiers de province a qui ont dresse souvent un tableau catastrophique de la Seine Saint-Denis en formation « attention vous allez arriver dans un département qu’avec des bandes de voyous ».

Si Paris est choisie pour organiser les Jeux Olympiques de 2024, Saint-Denis jouera un grand rôle. Que comptez-vous faire pour que les habitants de la Plaine et de Saint-Denis soient acteurs de cet événement ?

Ça s’appelle Paris 2024, mais si on a les JO il y aura beaucoup de choses qui se passeront en Seine Saint-Denis avec le stade, la piscine et le village olympique. On va être obligé, et tant mieux, de faire avec ses habitants. On n’aura pas les JO si on ne construit pas cette candidature avec les sportifs car c’est la fête du sport et avec les habitants notamment de Saint-Denis. Ce qui avait fait que Londres avait battu Paris c’est de montrer que les JO en dehors du sport et de la fête c’est aussi une vraie aventure sociale, une vraie aventure pour les habitants. Les JO, je suis content si c’est à Paris mais je suis déjà vieux et pas trop sportif mais c’est pour nos jeunes que c’est intéressant. C’est des raisons pour laquelle, on va essayer de faire des initiatives qui mettent les jeunes de Saint-Denis à l’honneur comme on a fait à Dora Maar. Ce que l’on aimerait c’est que lorsque la décision aura lieu le 13 septembre, cela se passera à Lima au Pérou en Amérique du sud, il y aura des délégations et l’on souhaite que dans la délégation de St-Denis on aimerait qu’il y ait 10-15 jeunes qui puissent aussi montrer que ce sont aussi les jeux de la jeunesse et de la diversité.

Lors de l’Euro de 2016 en France, certains commerçants du quartier du stade de France étaient déçus par l’organisation de l’Euro qui ne leur permettait pas pleinement de participer à la fête. Que faudrait-il faire pour éviter cela ?

Les JO c’est aussi une affaire d’argent. Il y a de grands sponsors, les grands médias. Ils vont imposer les boissons etc… On est bien sûr pas d’accord donc on va se battre pour que cela profite à nos commerçants à nos entreprises locales. On a des moyens pour se faire entendre mais on ne gagnera pas entièrement sur ce tableau là. D’où l’intérêt que sur le reste l’on soit bien entendu. Parce que les JO ce n’est pas qu’un village olympique de 17 000 chambres pour les athlètes et qu’ensuite les 17 000 chambres soient abandonnées et que les logements ne servent pas aux familles. Ces 17000 chambres doivent pouvoir être modulées c’est à dire que dès que les JO sont finis, on puisse transformer ces 17 000 chambres en 2000 ou 3000 logements pour les familles du territoire. C’est pour cela que l’on souhaite que des Dionysiens fassent partie de la délégation. Quand vous aurez 7 ans de plus, j’espère que ceux d’entre vous qui le souhaitent vous puissiez être ambassadeur des JO, dans les stades pour accompagner les athlètes voire des athlètes pour les plus sportifs d’entre vous. Les JO c’est aussi beaucoup de travaux et notamment certains qui vont faire avancer les transports de manière bénéfique pour le territoire. On souhaite que ces travaux soient aussi des travaux pour les entreprises de St-Denis petites ou grosses. Il faut que cela soit des gens de Saint-Denis qui aient des possibilités d’emplois, d’insertion. Il faut que l’on ait des associations locales qui puisent servir à boire et à manger, participer à la fête. Au Stade de France, on est incapable de savoir comment cela s’organisera en fonction du niveau de sécurité attendue… Le stade de France sera rénové. Nous souhaitons que le stade soit ouvert sur la population mais on ne peut pas vous garantir qu’il n’y ait pas de grilles de sécurité.

M.Ameri : le collège est déjà inséré dans les JO 2024 : deux classes du collège sont allé à Doraa Maar pour la venue de Teddy Riner. Notre collège est parie prenante de ce qui se fait en ce moment pour les JO. Plus on avance plus les choses grossissent en terme d’action.

Bientôt un nouveau lycée à la Plaine, y a t-il une cérémonie d’inauguration de prévue si oui comment les futurs lycées seront impliqués ?

Il y en aura forcément une inauguration. C’est toujours compliqué d’impliquer les futurs lycéens. Ce qui est bien dans une inauguration c’est de remercier ceux qui ont construit le lycée, ceux qui l’ont financé, que la ville se dise contente d’avoir ce nouveau lycée mais c’est aussi que ceux qui seront dans ce lycée et leurs parents puissent être de la fête. Plus que l’inauguration qui est un moment précis dans une journée, la question est comment, en amont de l’inauguration, on peut avoir une vraie campagne d’information avec l’ensemble des habitants, des acteurs éducatifs des collèges pour travailler au lancement de ce lycée. L’important est que les enfants quand ils iront dans ce lycée, ils y soient à l’aise et cela se travaille en amont.

On va essayer de voir comment on peut faire venir visiter le lycée aux futurs secondes.

« On a besoin de montrer qu’ensemble on est plus fort. »

A propos de la politique nationale, qui soutenez-vous aux élections présidentielles ? Avez-vous prévu de parrainer un candidat ?

Je vais soutenir Jean Luc Mélenchon. Après, je le soutiens tout comme la majorité du PCF, mais avec des critiques par rapport à ce qu’il propose. C’est normal. On n’est pas totalement béat sur un candidat. Je considère que dans les difficultés économiques actuelles, c’est celui qui propose les meilleures choses pour réduire les inégalités entre une petite partie de la population qui devient de plus en plus riche et une grande partie de la population qui devient de plus en plus pauvre et sur ce qui on a tendance à taper dessus en disant « si vous êtes pauvres c’est presque de votre faute, vous n’avez qu’à vous débrouiller pour trouver un boulot ». Je regrette toutefois que nous sommes tous d’accord pour dire que la politique actuelle devient de la communication, de l’image, un homme seul (malheureusement c’est que des hommes à part une), et que lui participe de ça car il a une vision très personnelle de la politique. Y a un choix au premier tour et y a un choix au second. Il y a des candidats que je souhaite à tout prix éviter pour la France et pour St-Denis, c’est Marine le Pen et François Fillon. L’une est raciste, et nous on a besoin de montrer qu’ensemble on est plus fort et un autre veut des politiques qui tapent sur les pauvres en pensant que si on est pauvre c’est qu’on le veut bien et qu’il faut donc accompagner que ceux qui ont les moyens.

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Rencontre avec le collectif Solidarité Migrants Wilson

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Marion Guérin et Priscille Arnaud sont des membres du Collectif Solidarité Migrants Wilson. Priscille Arnaud, âgée de 41 ans, est une infirmière en disponibilité. Elle habite à La Plaine. Marion Guérin, âgée de 30 ans, est professeur d’espagnol au collège Elsa Triolet de Saint-Denis, elle habite la Plaine depuis cinq ans. Elles sont toutes les deux bénévoles dans trois associations communes, l’AMAP de Saint-Denis et dans le collectif  « Solidarité Migrants Wilson » et au Conseil citoyen de Saint-Denis.

Priscille Arnaud milite à titre personnel « parce que ça fait du bien de sentir qu’[elle] peut aider les gens, même très simplement, en servant des petits-déjeuners. C’est pas grand-chose mais on se rend compte qu’on peut être utile dans la vie, aider d’autres gens. Mais c’est également un engagement collectif, j’ai eu la volonté de faire partie d’un groupe qui aide.»

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Elles nous ont expliqué comment est né le Collectif Solidarité Migrants Wilson, en décembre 2016.

 « A l’origine, on était déjà plusieurs voisins  à s’être mobilisés pour les délogés du 168 avenue du Président Wilson, qui étaient installés dans des tentes sur l’avenue. Ils étaient dehors depuis 3 mois, et quand il a commencé à faire froid à l’automne, on s’est inquiété qu’ils passent l’hiver là.

On avait mobilisé les voisons pour recevoir des dons, acheter des tentes et distribuer des vêtements ; et sensibiliser un peu les gens. Et c’est à ce moment là, que les premiers migrants se sont installés ajuste quelques mètres à côté.

On a commencé à donner des vêtements, du café. Et on s’est rendu compte qu’il y avait d’autres voisins qui faisaient la même chose. On a donc souhaité organiser mieux ces distributions, en se répartissant les jours, en mettant en place un planning. L’idée était que plus on était nombreux, plus c’était facile. Et puis, on a ouvert la page Facebook, et on a réussi à mobiliser du monde. Les gens continuaient à arriver, et à s’installer avec des tentes.

Au fur et à mesure le camp grandissait, jusqu’à compter 400 personnes, le 12 décembre 2016, jour de l’évacuation organisée par le Préfecture. On était présents. Ils ont mis les gens dans des bus pour les répartir dans différents centres.

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Suite à l’évacuation du camp, et à l’installation de grilles puis de pierres,  certains étaient installés sur le stade Nelson Mandela et d’autres ont continué à venir autour du centre car il n’y a pas assez de place.  On a continué à aller les voir, à distribuer des vêtements et des repas, pendant les vacances de Noël. On souhaitait garder un contact avec eux, et savoir ce qu’ils deviendraient.  On découvrait au fur et à mesure car on n’est pas des professionnels. »

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Le collectif Solidarité Migrants Wilson n’a pas de statut, il ne peut pas recevoir de subvention mais c’est plus facile à gérer qu’une association car ils n’ont pas besoin d’avoir un bureau, ou de tenir des Assemblées Générales.

Marion et Priscille nous disent que les adhérents au collectif sont difficiles à compter car la participation est très variable. Mais elles ont récupéré plus de 250 contacts mails de personnes venues donner des petits déjeuners. La page Facebook est animée par huit personnes environ mais trois personnes  l’alimentent plus que d‘autres.

Le Collectif appelle aux dons en ligne avec la cagnotte qu’ils ont créée, et au bénévolat pour la distribution de petits-déjeuners. Ils ont besoin de vêtements, des couvertures, de kits hygiène (dentifrice, savon, rasoirs, peignes, gel, crème, brosse à dents), de sous-vêtements et vêtements pour hommes. « On a beaucoup de mal à trouver des chaussures », nous explique Priscille. « On a également besoin de sac-à-dos. » En effet, le centre d’accueil de la Chapelle n’est ouvert qu’aux hommes, les femmes et enfants sont accueillis dans un centre à Ivry.

Marion Guérin nous explique que « jusqu’à présent, c’est une réussite », ils ont à réussi à distribuer des petits-déjeuners tous les jours. « Mais ça demande une sacrée organisation », ajoute-t-elle. « On a beaucoup de bénévoles mais c’est difficile à gérer car nous n’avons pas de local. Il faut des gens en voiture pour récupérer la marmite d’eau chaude, les thermos, les gobelets et les invendus de pain qui sont offerts par les boulangeries de la Plaine et tout amener sur le lieu de distribution, à proximité du camp. »

https://www.facebook.com/Solidarit%C3%A9-migrants-Wilson-598228360377940/?fref=ts

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Portrait de Nora Beddar, présidente de Plaine de Femmes

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Nora Beddar est la présidente de l’association Plaine de Femmes, crée par des femmes de la Plaine pour valoriser la solidarité, l’action et les liens entre habitants.

 Elle habite à la Plaine, vers la gare du RER D, dans le quartier du pont de Soissons.  Agée de  48 ans, elle est agent d’accueil dans une maison de retraite à temps partiel, ce qui lui permet d’avoir du temps libre pour l’association. Elle est très engagée depuis la création de Plaine de Femmes et elle aime beaucoup ce qu’elle y fait. « J’attache beaucoup d’importance au côté humain et associatif », nous explique t-elle. Pour elle l’engagement est important, surtout à notre époque, dans un quartier aussi riche et mouvementé. Elle pense qu’en militant on peut changer les choses, elle explique que depuis la création de l’association, les gens communiquent plus entre eux. Elle pense que c’est une chance de vivre dans un quartier qui bouge.

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Propos recueillis par Selma         

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Rencontre avec l’association Plaine de Femmes

Plaine de Femmes est une association crée par des femmes de la Plaine pour valoriser la solidarité, l’action et les liens entre habitants.

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L’association est née en octobre 2006 devant l’école maternelle du Landy. Elle a vu le jour à la suite d’échanges entre mamans en congé parental.

« On commençait par échanger devant l’école et parfois on allait se poser dans un café du coin », nous explique Suzanna De la Fuente, qui a présidé l’Association pendant 10 ans, avant de redevenir une adhérente, l’an dernier.

Sonia Beddar, l’actuelle Présidente, raconte qu’il y avait un besoin dans le quartier, qu’il fallait créer du lien et échanger avec les gens du quartier. Elle se rappelle de Laetitia, qui n’habite plus le quartier, qui arrivait de Paris et qui était un peu effrayée par les jeunes. Elle nous a signalé ce problème, et nous avons décidé d’inviter quelque uns des ces jeunes afin d’échanger avec eux. L’objectif a toujours été de s’occuper des femmes en tant que telles, et créer du lien entre les anciens et les nouveaux habitants, en imaginant des événements.

Plaine de Femmes a d’abord organisé la première « Fête du Pont » de Soissons, qui est reconduite tous les ans au mois de mai. A cette occasion, 200 à 500 personnes viennent partager un repas réalisé collectivement. Au début, on se cotisait et on payait des nounous du quartier pour surveiller les enfants lors de ce repas. Aujourd’hui, on demande une cotisation de 5€ par an. Le but n’est pas de faire des bénéfices.

Progressivement, l’Association a été accueillie dans des préfabriqués, prêtés par l’association Elixir dans le quartier espagnol. Ensuite, elle s’est installée dans une usine désaffectée, avant de pouvoir s’installer dans le local associatif de l’ancienne Gare du Pont de Soissons.

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L’association organise également des échanges de savoir-faire entre les femmes, en partant des savoir-faire de chacune : ateliers yoga, peinture sur verre, couture…

Aujourd’hui, Plaine de Femmes organise deux gros événements par an. Lors de la Fête des Tulipes, l’association tient un stand. Mais l’évènement le plus important est l’organisation d’un séjour familial sur 3 à 4 jours, qui se déroule tous les ans dans les colonies de la ville de Saint-Denis en mai ou juin. Ce voyage coûte cher, il faut 3 000€ pour louer un car, nous expliquent-elles. En général, ce séjour rassemble entre 70 et 100 personnes.

A cette occasion, on demande aux adhérentes de participer tout au long de l’année à différents événements. Il est important que tout le monde se connaisse avant le séjour. Il faut que chacun donne du temps, aide à  faire des courses, à tenir des stands. Ces actions sont un passage obligatoire pour l’ensemble des adhérents qui souhaitent participer au séjour.

L’association a également tenté d’aider les femmes à retrouver du travail, mais pour le moment ça a été un échec.

Mais il y a aussi des hommes qui appartiennent à Plaine de Femmes, comme Monsieur Jean-Jacques Clément. Les hommes sont souvent invités lors des animations – comme pour la soirée Carnaval organisée le 25 février dernier – mais on les voit plus rarement  sur les ateliers manuels. On les voit plus sur les séjours et les événements familiaux.

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Philippe Caro, portrait d’un militant dionysien

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photo Iqbal Actu 

« Si on ne fait rien, on n’est sûr de rien changer »

Né en Bretagne à Rennes, Philippe Caro est un militant connu des Dionysiens. Bénévole depuis l’âge de 16 ans, son père est plutôt de droite, tandis que sa maman est une syndicaliste communiste. En 1981, il relève un grand décalage entre la réalité et ses idéaux, ce qui le pousse à s’engager. Il commence par militer dans des associations, des partis et des syndicats auxquels il adhère toujours.

Fonctionnaire territorial à la Courneuve, journaliste, il est élu municipal conseiller au logement, sans délégation ni indemnité, précise-t-il. Militant au PCF, il est syndiqué à la CGT Cadres, il appartient à la Fédération des Motards en Colère, au MRAP et à l’Amicale des Bretons de Saint-Denis.

Il nous explique que « si on ne fait rien, on n’est sûr de rien changer ». Il pense que se battre seul est modérément efficace. « C’est ensemble qu’on est plus forts », ajoute-t-il, car « adhérer à un syndicat ou un parti politique peut donner de la force à ses engagements ».

« Ceux qui vivent sont ceux qui luttent »

Philippe Caro  nous dit qu’ « on perd les combats qu’on ne mène pas ». Il cite à ce sujet Paul Eluard, qui disant qu’« il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d’autre ».  Puis Victor Hugo, qui disait « ceux qui vivent sont ceux qui luttent ».

Nous lui avons demandé s’il pensait que les actions des militants de terrain permettaient de réduire les inégalités. S’il pense qu’en France le militantisme se traduit par le vote, il nous explique que de nouvelles formes d’engagement citoyen passent par les réseaux sociaux.  Chaque avancée est le résultat de la mobilisation des gens, ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Chacun fait ce qu’il sait faire, du colleur d’affiches au militant qui s’engage dans un parti politique. C’est l’action des gens qui fait changer les choses selon lui. Il évoque notamment le combat des bénévoles qui se sont inscrits sur les réseaux sociaux pour aider les délogés de l’Avenue du Président Wilson, ainsi que le Collectif d’aide aux migrants, qui distribuent des repas, des vêtements ou autres. Les militants essaient de débattre pour empêcher les choses de stagner. Il nous explique que des actions ponctuelles ont permis de faire disparaître les grilles qui avaient été installées suite à l’évacuation des migrants et des délogés. Ces grilles avaient été démontées par des gens du quartier, une première fois dans la nuit du Nouvel an 2017, puis définitivement retirées suite à un autre démontage, en janvier. Philippe Caro fait partie des gens qui ont dénoncé l’installation de pierres de grandes dimensions, sur les espaces verts qui entourent le Centre d’accueil des migrants de la Porte de la Chapelle, pour les dissuader de camper à proximité. Journaliste, il utilise  beaucoup son blog pour relayer les combats qui lui semblent justes.

http://philippecaro.over-blog.com/

A l’occasion des élections législatives, il se présente comme candidat PCF sur la circonscription de Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine et Villetaneuse, avec pour slogan « Il faut qu’on s’en mêle ! ».

https://www.caro2017.net/single-post/2017/05/11/M%C3%AAme-pas-honte-

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Que sont-ils devenus ? Interview de Monsieur Lafont.

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  • Pourquoi avez-vous quitté le collège ?

J’ai quitté le collège pour rentrer dans ma région d’origine, mais à vrai dire, je me demande encore pourquoi. Disons qu’il faut faire des choix dans la vie et que l’on ne fait pas toujours les bons!

 

  • Quels souvenirs gardez-vous du collège ?

Je garde donc un très bon souvenir du collège, avec d’abord des collègues investis, motivés et décidés à faire réussir les jeunes. Et puis vous, les élèves, vous m’avez appris beaucoup de choses avec votre dynamisme, vos bêtises, vos histoires…

 

  • Dans quel établissement et dans quelle ville enseignez-vous désormais ?

Je travaille désormais au Lycée Professionnel Alexandre Berard à Ambérieu-en-Bugey dans l’Ain. Vous vous souvenez, le pays de la volaille, comme je l’avais dit l’an dernier à l’équipe du journal ! Les élèves de mon lycée apprennent pleins de matières intéressantes, la maintenance, l’électrotechnique, la construction en bois, la métallerie, le commerce,… Ca me permet d’apprendre plein de choses ! Et oui, je suis toujours CPE.

 

  • Comment avez-vous été accueilli dans votre nouvel établissement ?

J’ai été bien accueilli dans mon nouvel établissement, mais peut être pas aussi bien qu’à Iqbal où Mmes Labonne et Reininger m’avait tout particulièrement choyé avant la rentrée un certain mardi matin à 9h.

 

  • Quelles différences observez-vous dans votre nouvel établissement ?

Il y a beaucoup de différences entre Iqbal et mon lycée : les élèves sont plus âgés (forcément), certains d’entre eux habitent « en ville » mais la plupart habitent dans de petits villages, voire dans la montagne. Et puis d’autres encore sont internes car ils viennent de trop loin pour venir tous les matins au lycée : Lyon, Bourg-en-Bresse, l’Isère et de la banlieue française de Genève. Alors je travaille aussi le soir à l’internat, ce que je ne faisais pas à Iqbal Masih ! Ici, pas de métro, ni de RER ou de stade de France : il y a des prés, des vaches et la montagne à côté ; c’est une région très jolie.

 

  • Avez-vous un message à faire passer à vos anciens élèves et vos anciens collègues ?

Un message à faire passer… Aux élèves, de garder leur dynamisme et leur joie de vivre, sans oublier de bien préparer leur avenir, parce que c’est quand même pour ça que vous venez au collège.

A mes collègues, je crois que depuis que je suis parti, j’ai déjà eu l’occasion de leur faire passer beaucoup de messages !

 

  • Allez-vous nous rendre visite ?

Je suis déjà repassé 2 fois au collège, je crois que certains m’ont croisé.

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Découvrez le Street Workout avec « General Barz » !

Le Street Workout est un sport généralement pratiqué en extérieur. « C’est un croisement entre la musculation et la gymnastique » comme le dit Cobra, l’un des membres de la team de Saint-Denis, Général Barz.

L’origine de ce sport est plutôt floue, mais il fut popularisé grâce à un jeune afro-américain new-yorkais, surnommé Hannibal For King, qui publiait ses figures sur YouTube depuis 2008.

https://www.youtube.com/watch?v=v6iQnGq55po

Depuis ces dernières années, ce sport se popularise en France grâce à MC Jean-Gabin, ancien rappeur.

Le Street Workout plait à de nombreuses personnes car il peut se faire partout et en plein air. De plus, ce sport est gratuit. Ce sport est majoritairement pratiqué sans poids. C’est le poids du corps qui permet de développer ses muscles.

En France, chaque année, depuis 2012, un championnat international se déroule à Paris, le « King of Pull & Push ». Dans cette compétition, les participants doivent faire le maximum de muscle up, pompes, tractions et dips, sans temps de repos.

Voici quelques exemples d’exercices :

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Pompes
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Tractions
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Squats
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Dips
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Gainage

Une fois, s’être suffisamment musclés, les pratiquants de ce sport font de nombreux mouvements acrobatiques et de figures de gymnastique. Voici quelques exemples de figures :

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Drapeau
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Back lever
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Superman

Plus près de nous, tous les samedis soirs, General Barz, une équipe de Street Workout s’entraîne à Saint-Denis, au square de la Cristallerie. Ils postent régulièrement  des vidéos sur internet.  Membres de General Barz, Ismaël  (alias « Cobra) et  Taleb (alias « Zeler ») ont accepté de nous montrer quelques exercices et figures.  Cobra nous confie qu’une team est importante car « L’union fait la force ».

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Voici le lien d’une de leur vidéo, vous pourrez ainsi accéder a leur chaine youtube :

Monsieur Gharbi, professeur d’EPS, pense que le Street Workout est un bon concept qui permet de rester en forme, de travailler toutes les parties du corps, et en même temps et travailler le cardio. Selon lui, pour commencer le Street Workout, il ne faut pas négliger l’échauffement, et si possible, voir le médecin avant la pratique, et travailler les pompes, les tractions, le gainage, les dips … Cobra, de la team General Barz dit qu’il faut commencer par « du gainage pour gagner en force et en endurance ». Dans le futur, il aimerait utiliser ces exercices afin d’aider les gens à maigrir, à se muscler en tant que coach sportif.

De manière général on peut commencer la musculation à partir de 16 ans avec le poids de son corps (pompes, traction, abdos, dips…). En faisant attention à ne pas abîmer les articulations !

Article de Adam, Lahcen et Fares

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Le remontage de la flèche, un chantier de taille

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La basilique Saint-Denis le 11 mars 2017- Photo Iqbal Actu

Samedi 11 mars 2017, le Président de la République est venu inaugurer le chantier de remontage de la flèche de la basilique Saint-Denis.

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La première pierre de la future flèche – Photo Iqbal Actu

La flèche de la basilique Saint-Denis, avait été construite 1219, et s’élevait à 86 mètres au dessus du sol. En 1837, la foudre avait touché la flèche, la fragilisant. Il a été décidé de la démonter pierre par pierre.

« Suivez la flèche »

Le projet de remontage  de la flèche a été relancé en 2013 par Monsieur Didier Paillard, l’ancien maire de Saint-Denis.  Le Président de la République était déjà venu en 2015 à la basilique pour soutenir le projet.

En février 2017, le feu vert a été donné pour reconstruire la flèche de la Cathédrale de Saint-Denis par la ministre de la culture, Audrey Azoulay.

L’inauguration se déroulait en présence de Monsieur le Président de la République, François Hollande; de Madame la Ministre de la culture, Audrey Azoulay ; de Madame Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France ; de Monsieur Patrick Braouzec, Président de Plaine-Commune ; de Monsieur Didier Paillard, l’ancien maire de Saint-Denis ; et de Monsieur Laurent Russier, l’actuel maire.

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François Hollande grave ses initiales sur la première pierre – Photo Iqbal actu

Le Président de la République, qui est connu pour ses discours sous la pluie, comme lors de son discours d’août 2014 à l’Ile de Sein, était d’humeur blagueuse. A propos de la tornade qui était tombée sur la flèche, il a souhaité rappeler « que c’était bien avant qu’il accède à la Présidence ».

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Photo AFP – 15 mai 2012
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Photo AFP  – Discours à l’île de Sein – 25 août 2014

La basilique Saint-Denis n’est pas une cathédrale comme les autres ;  c’est la première cathédrale gothique de France, construite par l’abbé Suger; c’est la nécropole des rois de France, qui sont enterrés auprès de Saint-Denis, martyr chrétien, leur protecteur.

Intitulé « Suivez la flèche », le remontage de la flèche est un chantier unique, dans la lignée des bâtisseurs de cathédrales médiévales. Il permettra de découvrir les tailleurs de pierre, les forgerons et les charpentiers. Sur le modèle du chantier de reconstruction du château fort de Guédelon, il sera financé par les visites. 1 700 visiteurs par an sont attendus, l’entrée étant fixée à 8 euros, il est prévu que le chantier dure sept ans.

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La basilique avant 1837.

Si vous souhaitez en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous:

http://suivezlafleche.fr/

Si vous souhaitez faire un don, cliquez sur le lien ci-dessous:

http://suivezlafleche.fr/wp-content/uploads/2017/02/DONS-POUR-LA-FLECHE.pdf

D’après Léna et Maeva

 

 

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Portrait de Monsieur Blum

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Monsieur Blum enseigne le français au collège Iqbal Masih depuis le début de l’année scolaire 2016-2017, il est présent tous les jours sauf le jeudi.

Il travaille avec des 6eme et des 5eme, sa classe principale est la 5eme A.

Monsieur Blum s’entend très bien avec  tous ses collègues. « En temps que professeur, il y a des élèves qu’on préfère à d’autres, mais notre rôle est de traiter tous les élèves de la même manière », explique-t-il.

Il est originaire d’Alsace.

Il est devenu professeur en 2009, et il a fait des études de littérature. Monsieur Blum aurait bien aimé être marin mais il s’est rendu compte qu’il a le mal de mer, après il a découvert qu’il pouvait voyager plus simplement et plus profondément par les livres.

L’an passé, Monsieur Blum enseignait au collège Didier Daurat au Bourget.

Monsieur Blum souhaite  travailler prés de chez lui car il habite a Saint-Denis, il compte donc rester plusieurs années au collège Iqbal Masih.

D’après Mélissa et Léa

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Remontage de la flèche de la basilique en présence de François Hollande

Samedi 11  mars 2017, François Hollande est venu inaugurer le chantier de remontage de la flèche de la basilique Saint-Denis. Lors de cette cérémonie, la première pierre de la future flèche a été gravée par le Président de la République.

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Un grand dispositif de sécurité avait été mis en place, le quartier de la basilique était bouclé. Des camions de CRS étaient garés sur la place du Marché, tandis que des barrières fermaient l’accès à la basilique.  En plus des policiers en uniforme, des policiers en civil surveillaient et certains maîtres-chiens étaient également présents. L’accès  au jardin était extrêmement réglementé. Les gens invités devaient présenter leur invitation ainsi que leur pièce d’identité.

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L’inauguration se déroulait en présence de Madame Audrey Azoulay, Ministre de la culture ; de Madame Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France ; de Monsieur Patrick Braouzec, Président de Plaine-Commune ; de Monsieur Didier Paillard, l’ancien maire de Saint-Denis ; et de Monsieur Laurent Russier, l’actuel maire.

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La cérémonie se déroulait dans le jardin  Pierre de Montreuil, derrière la basilique, dans lequel étaient installés des stands qui expliquaient l’histoire de la basilique et le travail des tailleurs de pierre. Parmi les invités, on comptait des élèves latinistes du collège Iqbal Masih, qui ont participé au projet autour de l’archéologie à Saint-Denis, des élèves du lycée Hénaff à Bagnolet et du lycée Marcel Cachin de Saint-Ouen.

« Paris est la banlieue de Saint-Denis »

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François Hollande a commencé par visiter la basilique, il en est sorti par l’un des portails menant au jardin, il a fait le tour des stands, et il a prononcé un discours, avant de tailler la première pierre de la flèche.

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Lors de ce discours, il a expliqué l’histoire de la basilique, où les rois de France sont enterrés, et son importance culturelle. Le Président de la République a été applaudi lorsqu’il a dit que « Paris est la banlieue de Saint-Denis ».

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François Hollande a gravé ses initiales « FH » sur la future première pierre.  A la fin du discours, il a fait un bain de foule et il a pris de nombreuses photos avec les gens présents.

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D’après Younes et Selma.

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Christine Pellicane, une femme de caractère au service d’un théâtre engagé!

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Photographie de Beata Komand

Portrait de Christine Pellicane.

Xine tel est le surnom par lequel Christine est appelée. D’ailleurs tous les acteurs de sa compagnie en ont un. Une originalité de plus pour ce personnage en haut couleurs. Retour sur une personnalité et un parcours hors du commun.

A 22 ans, étudiante en Histoire et en sociologie à Lyon, elle décide de quitter ce cursus pour tenter une école de théâtre à Paris. Pour financer ce projet, elle multiplie les jobs (vendeuse, femme de ménage, professeur des écoles, animatrice…).

Elle devient comédienne et intègre des troupes parisiennes.

« Tamerentong [lui] tombe dessus !»

En 2003, alors qu’elle anime des ateliers de théâtre à Belleville, « Tamerentong [lui] tombe dessus !». Ce qui ne devait être qu’un job alimentaire l’emmène plus loin que prévu. C’est à ce moment là que l’idée de créer une pièce avec des enfants de ce quartier populaire de Paris lui vient à l’esprit. Christine Pellicane est avant tout une militante pour l’égalité, elle veut donner la parole aux minorités et prouver que la différence est une force.

Des messages contre l’injustice et l’intolérance.

Elle monte alors un spectacle qui a beaucoup de succès. Avec ses copains, ils se lancent vraiment dans l’aventure. Une association, Tamerentong est montée à Belleville et à Mantes La Jolie. Le principe est de former une troupe de jeunes (de 4 à 17ans) pour monter un spectacle. La compagnie lui permet de faire passer des messages contre l’injustice et l’intolérance.

Peu à peu, elle laisse de côté sa carrière de comédienne pour se consacrer uniquement à Tamerentong. Aujourd’hui encore, elle ne le regrette pas du tout. Une nouvelle rencontre, avec la compagnie de théâtre Jolie Môme, installée au théâtre de la Belle Etoile à la Plaine St-Denis l’entraîne à créer une troisième compagnie.

 « De la joie, de la lumière, de la fête »

Animée par la conviction qu’un groupe d’enfants peut prouver que dans nos quartiers il y a « de la joie, de la lumière, de la fête », la compagnie se produit en banlieue parisienne mais aussi dans la France entière (Nice, Vesoul, Briançon, Sénart…) pour transmettre les valeurs du vivre ensemble.

Les succès s’enchaînent pour la compagnie Tamerentong, le spectacle La Tsigane de Lord Stanley se produit bientôt à Paris et Lyon. D’autres villes françaises les attendent encore, et, pourquoi pas, l’Europe de l’est !

Article de Sirine

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Que nous apprennent les slogans des candidats aux présidentielles de 2017 ?

Le 7 mai prochain, les Français iront élire le prochain président de la République. Pour attirer les électeurs, les candidats utilisent différents slogans. Nous allons voir quels sont les slogans des cinq candidats en tête des sondages et ce qu’ils veulent dire.
– Slogan d’Emmanuel Macron : « En Marche »

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Le slogan d’Emmanuel Macron porte le même nom que le parti politique qu’il a créé. L’idée derrière ce slogan est de montrer qu’Emmanuel Macron souhaite faire bouger les choses. Ce slogan montre aussi que ce mouvement s’est formé autour de la personnalité d’Emmanuel Macron comme le montre la personnification de son slogan car il met en valeur ses initiales E.M.
– Slogan de Marine Le Pen : « Au nom du peuple »

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« Au nom du peuple » est une phrase inscrite dans les textes fondamentaux de notre système. Cette phrase est apparue pour la première fois dans la Constitution de 1793 après la Révolution Française. Avec ce slogan, Marine Le Pen cherche à montrer qu’elle parle au nom des Français. Tout comme Emmanuel Macron, Marine Le Pen personnifie son logo en ajoutant « Marine Présidente » comme si c’était une certitude. Son logo est représenté avec une rose (symbole du PS). L’affiche est dominée par la couleur bleue qui est la couleur historique de la droite.

– Slogan de Benoit Hamon : « faire battre le cœur de la France »

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Avec ce slogan, B.Hamon dit vouloir « donner de l’énergie, de la joie et de la force » aux cœurs des Français. Il souhaite faire renaître la solidarité des Français et redonner vie à la France.
– Slogan de Jean-Luc Mélenchon : « la France insoumise »

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Jean-Luc Mélenchon veut donner une image forte de la France et il souhaite montrer que la France n’est pas soumise par les autres pays et donc indépendante. De plus, dans son programme, Jean-Luc Mélenchon souhaite se mettre d’accord avec les pays de l’Union Européenne sur les traités mais si l’accord est impossible, la France quittera l’Union Européenne.
– Slogan de François Fillon : « une volonté pour la France »

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L’affiche de campagne avec l’ancien slogan

François Fillon a annoncé son slogan officiel le 19 mars avec beaucoup de retard car il a dû le changer. En effet, il avait premièrement choisi « le courage de la vérité » mais l’affaire Pénélope est passée par là. Durant cette affaire, il avait promis qu’il ne serait pas candidat mais il l’est toujours. C’était également le slogan qu’avait proposé Arnaud Montebourg en 1997 or, c’est un membre du Parti Socialiste, l’adversaire traditionnel de la droite.

Article de Selma M.

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Jean-Jacques Clément, portrait d’un militant de la Plaine

"J'ai une longue histoire des luttes." Dyonisien, Jean-Jacques Clément est âgé de 62 ans, retraité de la RATP, il était machiniste. Ancien syndicaliste à la CGT, sa famille a joué un rôle dans son engagement militant.  Il a également appris les valeurs humaine et de partage dans son club d'athlétisme, le FSGT Saint-Ouen, un mouvement d'éducation populaire.  Il a choisi de s'impliquer dans la vie militante à Saint-Denis pour "faire bouger les choses, pour s'enraciner, et dévier les décisions qui sont prises d'en haut." "J'ai toujours été curieux, je me suis toujours intéressé à ce qui se passait dans la cité, nous explique -t-il.  Aujourd'hui, il milite dans de nombreuses associations qui agissent localement : Mémoire Vivante de la Plaine, qui met en valeur le patrimoine du quartier; Plaine de Femmes; le Conseil Citoyen de la Plaine, une instance de démocratie participative. Il s'est également battu avec le collectif "Bonnet d'âne" afin de réclamer une réelle égalité des chances à l'école, et il reste un militant politique de terrain, pour la gauche de la gauche. "J'ai suivi plusieurs familles mais je n'ai jamais été moi-même dans un parti" nous explique-t-il. Jean-Jacques Clément milite avec des gens et des associations qui partagent des valeurs communes aux siennes. A propos de la situation des migrants et des délogés de l’avenue du Président Wilson, qui reçoivent l'aide des riverains, il raconte que "des groupes se forment et des gens se raccrochent à des associations qui poursuivent le combat dans la durée". Le but de son engagement est que "tous aient la même chance de vivre correctement". Il pense qu'on peut se rapprocher de cet idéal, en luttant quotidiennement. L'important pour lui, c'est de ne "surtout pas reculer". Il pense qu'en votant, on peut donner une légère inflexion à la politique nationale, mais que c'est par la lutte permanente qu'on aide au combat politique. Selon lui, il faut "élever la conscience des gens", "faire avancer les idées". "La démocratie, c'est lorsque chaque citoyen s'empare de la vie quotidienne, mais on en est loin", dit-il. Il souhaite plus de démocratie participative, afin d'enrichir les débats. Lahcen et Dania

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Portrait de Mme Brunetti

Madame Brunetti enseigne le français au collège Iqbal Masih depuis la rentrée 2016. Elle a en charge des classes de 6eme et de 4eme. Elle est originaire de Théding, une petite ville de Lorraine. Elle a toujours voulu enseigner. Après son baccalauréat, elle a fait deux ans de classe préparatoire en lettres, une licence et enfin un master à l'ESPE (Ecole Supérieure du Professorat et de l'Education). Elle a obtenu son concours de professeur à Strasbourg, en Alsace, où elle aurait préféré rester, bien qu'elle soit contente d'avoir découvert Paris. Ce sont ces amis et ses parents qui lui manquent le plus. Elle connaissait seulement la Seine-Saint-Denis de réputation lorsqu'elle est arrivée, et elle reconnaît qu'il y a beaucoup de préjugés à dépasser. Le collège Iqbal Masih est son 4eme établissement, elle trouve qu'il est agréable d'y enseigner car il y a une vraie dynamique de projets avec les élèves. "Pour l'instant, je me trouve très bien ici, j'aimerais rester un moment ", nous confie-t-elle. Avec les élèves, elle pense que la meilleure arme est la patience. "Plus on s’énerve, plus les élèves s'agitent", conclue-t-elle. Caroline et Clara

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Liberté, égalité, fraternité, TMT ! Tamerantong, une compagnie pas comme les autres.

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Le logo de la compagnie Tamerantong.

Tamérentong (TMT) est une compagnie de théâtre divisée en 3 troupes :

– une a Belleville (6 à 10 ans )

– une a Mantes La Jolie (10 à 14 ans )

– et une autre a Saint Denis (6 à 16 ans)

Les différentes troupes sont composées de 20 à 25 enfants.

Ce qui unit ces troupes, c’est le projet de TMT. Ce projet initié par Christine Pellicane et Phillipe Maymat a été pensé autour de l’idée de monter des pièces avec des enfants des quartiers populaires. Chacune de ces pièces cherchent à lutter contre « le racisme, le rejet de l’autre, les préjugés » comme nous le dit sa fondatrice.

La Tsigane de Lord Stanley, un appel à la tolérance.

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Affiche du spectacle la Tsigane de lord Stanley.

Par exemple pour la pièce la tsigane de lord Stanley, la metteur en scène Christine Pellicane et tous les enfants des différentes compagnies ont décidé d’aborder la question des gens du voyage car des campements s’étaient installés dans les quartiers dans lesquels les enfants vivent. Cette pièce cherche à faire comprendre qu’il ne faut pas avoir de préjugés avant de s’être interrogé sur la culture de ces personnes. L’objectif est de promouvoir l’accueil et la compréhension de ceux qui sont différents.

Ce spectacle est inspiré d’une légende gitane, qui parle de la route du voyage et du rejet. C’est également une histoire sur l’amour entre un jeune gadjo (gadjo = un « non-gitan ») et une tsigane.

Ce spectacle a été mis en scène après un long travail. Lors des répétitions, les acteurs travaillent la confiance en soi afin de se sentir à l’aise sur scène. Par exemple, des membres de la compagnie font faire des exercices de concentration et de relaxation. Pour la mise en scène, les acteurs travaillent par groupe en fonction des différentes scène dans lesquels ils jouent. Peu à peu, on introduit des éléments comme le décor et la musique. Dans la pièce, la musique sert à faire rêver le spectateur mais elle permet aussi aux acteurs de se relaxer en cas d’erreur dans leur texte. Ces moments musicaux durant lesquels les acteurs dansent, permettent aux spectateurs d’avoir un moment de gaïté, de plaisir, d’évasion.

Au sortir de cette pièce, le spectateur comprend que les jeunes sont heureux de partager ces moments. Ils donnent l’impression de s’amuser, d’avoir un loisir. Cette passion commune partagée par les enfants fait de la compagnie TMT un cercle de partage autour de valeurs fortes, comme la tolérance, l’égalité, la fraternité…

Pour vous donner envie d’aller assister aux prochaines représentations de la Tsigane, regardez cette extrait vidéo plein d’énergie :

Et retrouvez toutes les dates des différents spectacles sur le blog de la compagnie : http://www.tamerantong.org

Article de C.V.

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Affiche du spectacle la tsigane de lord Stanley.

 

 

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Naruto Online, la nouvelle innovation de Bandai Namco

A l’origine de Tamagotchi et de Digimon World Dawn

Bandai Namco Games est une entreprise basée sur le développement du jeu vidéo. Bandai Namco est la fusion de Bandai et Namco, l’entreprise a été crée le 31 Mars 2006. C’était des entreprises anciennes dans le jeu vidéo. Bandai est à l’origine de Tamagotchi et de Digimon World Dawn (jeu vidéo) et Namco a l’origine de Pac Man.

Une performance

En mars 2007 Bandai Namco Games s’allie à Sony pour crée leur premier studio de développement nomme Cellius.

Depuis leur fusion ces deux entreprises ont réalisé une performance : ils ont crée le premier jeu accessible depuis un navigateur Internet (Mozilla, Internet Explorer…) qui est Naruto Online aidé par Masashi KISHIMOTO.

La nouveauté du jeu ces qu’il n’y a pas besoin de le télécharger et d’utiliser de l’espaces dans le disque dur, le jeu est en ligne via un navigateur internet.

Pay To Win

Le jeu est sur ordinateur mais sera bientôt disponible sur portable via une application gratuite à télécharger.

Les créateurs du jeu a mis le jeu en téléchargement gratuit mais par contre il faut dépenser de l’argent de son propre porte monnaie afin d’avancer plus rapidement que les autres joueurs en gros du Pay To Win.

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NARUTO ONLINE

Redécouvrir à nouveaux l’univers du manga

Déjà disponible en Allemagne, au Brésil, en Amérique du Nord, en Océanie et en Asie de l’Est, le jeu est  sorti en France en octobre. Les voix sont les voix originales japonaises et il y a des scènes du manga Naruto. Les dialogues sont sous-titrés en français ce qui permet de bien le comprendre.

Le graphisme à été fait par Masashi KISHIMOTO, ce qui va permettre au fan de Naruto de redécouvrir à nouveaux l’univers du manga.

naruto-online-2Cinq personnages dessinés spécialement pour le jeu

Naruto Online propose aux joueurs de découvrir l’histoire du manga à travers 9 chapitres dans lesquels ils pourront explorer des lieux et rencontrer des personnages déjà connus. Mais sa grande originalité est de proposer aux joueurs d’incarner un des cinq personnages qui ont été dessinés spécialement pour le jeu. Ces nouveaux personnages évoluent dans l’univers de Naruto et maîtrisent respectivement l’air, la terre, l’eau, le feu, le vent et la foudre. Ils ont été dessinés par le créateur de Naruto…

Le trailer en ligne : https://www.youtube.com/watch?v=boEq4EvGcTo&feature=youtu.be

Adam Akamcht et Fares Tarabia

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Tout ce que vous devez savoir sur le nouveau lycée de la Plaine Saint-Denis.

Mise à jour de l’article avec les dernières informations. La fin des travaux est officiellement prévue le 24 mai. Il n’y aura pas de premières et de terminales la première année. Les bacs professionnels seront : ASSP (Accompagnement, soins et services à la personne) et SPVL (Service de proximité et vie locale), ces bacs seront disponibles dès les trois premières années. Seuls les élèves de la Plaine St-Denis et de Saint-Ouen peuvent faire une demande pour une place à l’internat.

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Le nouveau gymnase nommé Aimée-Lallement a été inauguré le mercredi 8 mars en présence de Laurent Russier et de Mathieu Hanotin (député et conseiller départemental délégué au sport).

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A la rentrée 2017, un nouveau lycée ouvrira ses portes à la Plaine St-Denis. M.Imbert, intendant au collège Iqbal Masih et aussi l’intendant pré-figurateur du nouveau lycée. Nous lui avons donc posé quelques questions sur le nouveau lycée.

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Le nouveau lycée se situera rue des Fillettes.

Interview de M. Imbert sur le nouveau lycée

  • Connaissez-vous son nom ?

Pour l’instant, le lycée se nomme « Plaine Commune » mais le nom officiel sera attribué par le Conseil d’administration du lycée à la rentrée.

  • Pourquoi la construction du lycée a-t-elle autant de retard ?

L’ouverture du lycée devait se faire en septembre 2016 mais la phase des planifications de construction a eu du retard à cause du sol qui était pollué par des bactéries.

  • Est-ce qu’il y aura des élèves de première et de terminale ?

Il y aura seulement des élèves de seconde (8 classes de 2nd).

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Illustration issue du site internet http://www.brenac-gonzalez.fr
  • Comment sera-t-il équipé ?

Le lycée sera équipé de vidéoprojecteurs, il y aura également  trois salles informatiques et il y aura un accès au wifi. Il y aura un foyer (= espace de détente pour les élèves), des espaces verts, un abri de vélos et pleins de cafétérias.

  • Avez-vous des informations sur le nombre d’élèves ?

Le lycée peut accueillir 1280 élèves mais à la rentrée il y en aura 600.

L’internat pourra accueillir 170 élèves. Tous les élèves du département peuvent faire une demande mais il n’y a aucune priorité et c’est l’académie qui est chargée du choix des élèves. L’internat fait six étages et il y aura des chambres individuelles et doubles.

Selma M.

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Installation et évacuation des grilles grille anti-migrants sur l’avenue du Président Wilson

20161212_091137Depuis le mois d’août, à Saint-Denis, l’avenue du président Wilson était occupée par les délogés du 168. Ils avaient été rejoints par des migrants qui avaient installé leurs tentes un peu plus haut, à proximité du centre d’accueil des migrants de la Porte de la Chapelle.
Le vendredi 12 décembre, vers 9 heures du matin, peu après l’évacuation des migrants par les CRS, les délogés du 168 avenue du Président Wilson ont été expulsés.
Suite au délogement des campements, des grilles ont été installées à la demande de la mairie pour éviter l’installation de nouvelles tentes.

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Pour Philippe Caro, militant du quartier, cette clôture est « inutile, idiote et couteuse ».
Si certains voisins étaient gênés par la présence de campements, beaucoup de riverains dénoncent les « démantèlements sans solution décente ».

Jean-Jacques Clément, autre militant associatif du quartier, nous explique que les gens du quartier sont toujours mobilisés pour leur venir en aide. Certains organisent des distributions de boissons chaudes pour les migrants qui ont été relogés dans le centre d’accueil porte de la Chapelle.
Une page Facebook intitulée « Solidarité Migrants Wilson » a été crée pour venir en aide aux migrants et aux délogés :
https://www.facebook.com/Solidarit%C3%A9-migrants-Wilson-598228360377940/?fref=ts#

Enfin, une pétition « Un toit, c’est un droit. NON au démantèlement des campements sans solution décente » a été diffusée à l’occasion de la manifestation de soutien aux Migrants et aux délogés samedi 14 janvier :
https://www.change.org/p/non-au-d%C3%A9mant%C3%A8lement-des-campements-sans-solution-d%C3%A9cente

img_3633Dans la nuit de vendredi à samedi 21 janvier, des habitants ont continué le démontage des grilles anti-migrants, qui avait débuté à l’occasion du Nouvel an. Ces grilles avaient été installées à la suite de l’évacuation des migrants et des délogés de l’avenue du Président Wilson en décembre. Un camion est venu récupérer une partie des grilles lundi, d’autres sont restées sur place. 
Lahcen, Nour et Dania

 

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Les migrants de Wilson ont été délogés en décembre

 

Depuis le mois d’août, à Saint-Denis, l’avenue du président Wilson était occupée par les délogés du 168. Ils avaient été rejoints par des migrants qui avaient installé leurs tentes un peu plus haut, à proximité du centre d’accueil des migrants de la Porte de la Chapelle. Le vendredi 12 décembre, vers 9 heures du matin, peu après l’évacuation des migrants par les CRS, les délogés du 168 avenue du Président Wilson ont été expulsés. Suite au délogement des campements, des grilles ont été installées à la demande de la mairie pour éviter l’installation de nouvelles tentes. Pour Philippe Caro, militant du quartier, cette clôture est « inutile, idiote et couteuse ». Si certains voisins étaient gênés par la présence de campements, beaucoup de riverains dénoncent les « démantèlements sans solution décente ». Jean-Jacques Clément, autre militant associatif du quartier, nous explique que les gens du quartier sont toujours mobilisés pour leur venir en aide. Certains organisent des distributions de boissons chaudes pour les migrants qui ont été relogés dans le centre d’accueil porte de la Chapelle. Une page Facebook intitulée « Solidarité Migrants Wilson » a été crée pour venir en aide aux migrants et aux délogés : https://www.facebook.com/Solidarit%C3%A9-migrants-Wilson-598228360377940/?fref=ts# Enfin, une pétition « Un toit, c’est un droit. NON au démantèlement des campements sans solution décente » a été diffusée à l’occasion de la manifestation de soutien aux Migrants et aux délogés samedi 14 janvier : https://www.change.org/p/non-au-d%C3%A9mant%C3%A8lement-des-campements-sans-solution-d%C3%A9cente Lahcen, Nour et Dania

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Depuis le mois d’août, à Saint-Denis, l’avenue du président Wilson était occupée par les délogés du 168. Ils avaient été rejoints par des migrants qui avaient installé leurs tentes un peu plus haut, à proximité du centre d’accueil des migrants de la Porte de la Chapelle. Le vendredi 12 décembre, vers 9 heures du matin, peu après l’évacuation des migrants par les CRS, les délogés du 168 avenue du Président Wilson ont été expulsés. Suite au délogement des campements, des grilles ont été installées à la demande de la mairie pour éviter l’installation de nouvelles tentes. Pour Philippe Caro, militant du quartier, cette clôture est « inutile, idiote et couteuse ». Si certains voisins étaient gênés par la présence de campements, beaucoup de riverains dénoncent les « démantèlements sans solution décente ». Jean-Jacques Clément, autre militant associatif du quartier, nous explique que les gens du quartier sont toujours mobilisés pour leur venir en aide. Certains organisent des distributions de boissons chaudes pour les migrants qui ont été relogés dans le centre d’accueil porte de la Chapelle. Une page Facebook intitulée « Solidarité Migrants Wilson » a été crée pour venir en aide aux migrants et aux délogés : https://www.facebook.com/Solidarit%C3%A9-migrants-Wilson-598228360377940/?fref=ts# Enfin, une pétition « Un toit, c’est un droit. NON au démantèlement des campements sans solution décente » a été diffusée à l’occasion de la manifestation de soutien aux Migrants et aux délogés samedi 14 janvier : https://www.change.org/p/non-au-d%C3%A9mant%C3%A8lement-des-campements-sans-solution-d%C3%A9cente Lahcen, Nour et Dania

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Changements à la mairie de Saint-Denis, M. Paillard répond aux questions des élèves.

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M. Paillard avec M. Russier dans le bureau du maire de Saint-Denis.

Nous avons eu la chance de pouvoir poser des questions à M. Paillard qui a annoncé sa démission il y a quelques semaines, le 1er décembre.

  • Nous avons vu sur Wikipédia, que votre père était déjà engagé à St-Denis au parti communiste. En quoi votre père a-t-il été un modèle ?

Modèle pour la générosité, l’attention aux autres et les constructions sociales. A l’époque, dans les usines, et toujours aujourd’hui c’est des rapports sociaux compliqué avec un patron qui veut gagner beaucoup de sous sur le dos des ouvriers. Il faut donc être ensemble, construire des résistances, revendiquer de gagner plus, améliorer les conditions de travail. On était jamais tout seul. On trouve des solidarités. A Saint-Denis, il n’y avait que des ouvriers. On se posait les mêmes questions qu’aujourd’hui « quel est le devenir de nos enfants ? » « Que peut-on leur offrir de mieux ? » : des écoles, des bibliothèques, de quoi s’élever.

  • Sur ce même site, nous avons vu que vous avez été ouvrier est-ce vrai ?

J’étais dans une entreprise sur l’avenue Wilson, là où il y a marqué « l’Usine » qui est devenu un endroit pour les réceptions. Avant cela s’appelait la pharmacie centrale de France. On faisait des produits pharmaceutiques, des produits chimiques. J’ai fait cela jusqu’en 1977.

« Il faut être ensemble ».

  • Quand et pourquoi avez-vous commencé à militer ?

J’ai pris le virus avec mes parents, de toujours être attentif aux autres, de construire collectif, de toujours jouer collectif, cela donne envie de s’engager. Chacun est soit mais pour être soit il faut être ensemble. J’ai trouvé que c’était au parti communiste que cet engagement était le plus sincère.

  • Pourquoi avez-vous eu envie de devenir maire ?

J’ai eu beaucoup envie de devenir élu, maire c’est venu après. Je n’ai pas forcément eu l’envie. Pour moi, c’est un honneur d’être maire de la ville où je suis né, dans laquelle j’ai travaillé. J’étais premier adjoint au maire de M. Braouzec. On peut faire beaucoup de choses quand on est adjoint. Quand on est maire, c’est un travail particulier, on est toujours en avant. Pour moi c’est un honneur d’être maire mais je ne courrais pas après comme dise les gens, je n’avais pas ce profil de dire « je veux être maire de Saint-Denis ».

« Beaucoup de fierté de servir la population de Saint-Denis« .

  • Le jour de votre élection en tant que maire, qu’avez-vous ressenti ?

Beaucoup de fierté de servir la population de Saint-Denis parce que j’en sors et que j’ai beaucoup de respect pour les gens de Saint-Denis. C’est en général des gens modestes qui ont des vécus incroyables, qui viennent du monde entier et qui refont leur vie ici. Ce sont donc des gens solides. Il y a des hauts et des bas mais c’est plutôt des gens avec une grande hauteur d’esprit. Ce n’est pas parce que l’on n’a pas beaucoup d’études qu’on ne maîtrise pas forcément la langue qu’on est des petits. Ici on est des grands.

« On a l’obligation de préparer les jeunes générations ».

Les causes de son départ

  • Pourquoi avez-vous démissionné ?

Parce que je considère qu’il faut faire la place aux jeunes. J’ai l’âge de la retraite (NDLR : l’interview a été faite le jour de son anniversaire).

La société bouge très vite, il faut en prendre la mesure et je crois qu’on a l’obligation de préparer les jeunes générations. Ce n’est pas une démission où je m’en vais où je dis « ciao, bonsoir ». C’est une démission où j’accompagne le nouveau maire pour que tout se passe bien, qu’il n’y ait pas d’à coup pour Saint-Denis.

1- J’ai l’âge de la retraite.

2- Il faut préparer l’avenir avec des jeunes et mettre devant des jeunes.

3- J’ai fait l’équivalent de deux mandats, j’ai fait 12 ans et j’essaie de faire un peu ce qu’on dit, c’est à dire je ne suis pas pour le cumul des mandats et le cumul du nombre de mandats parce que j’ai été adjoint au maire, vice-président du conseil général, et je suis toujours à l’agglomération. Quand je suis devenu maire, j’ai arrêté mon mandat de conseil général (maintenant conseiller départemental) parce que c’est trop de travail et je ne suis pas forcément pour un cumul dans la longévité des mandats. Je dis ça alors que je suis élu depuis 1977 mais en tant que maire en tout cas je pense que deux mandats, c’est beaucoup, et puis, il faut le dire, c’est beaucoup d’attention jour et nuit, tous les jours et donc ça use un peu. On prend aussi des bonnes et des mauvaises habitudes et c’est bien de se remettre en cause, de faire évoluer les choses.

« Etre maire, c’est un travail épuisant ».

  • Quelles sont ces mauvaises habitudes ?

Être moins attentif. Au fil du temps, on prend des habitudes et il y a des choses sur lesquelles on ne réagit pas comme au début.

Et puis, c’est un travail épuisant.

  • Cette expérience a-t-elle eu un impact sur votre vie de famille ?

Oui bien sûr. Au delà d’être reconnu comme maire, il y a les enfants, ma compagne. Chacun est situé désormais par rapport au premier personnage de la ville ; « tu es la femme de…, tu es le fils ou la fille de…… ». Cela a des répercussions. Il faut muscler tout le monde, c’est à dire il faut prendre de la distance par rapport à tout ça. C’est la question du rapport au pouvoir et le rapport au pouvoir en politique c’est terrible. Après les gens de St-Denis sont très respectueux. J’ai un rapport à ma ville qu’est fait de respect et c’est dans les deux sens.

  • Quelle a été la réaction de vos adjoints lorsque vous avez annoncé votre départ ?

Mes adjoints été surpris. Parce que c’est une décision personnelle et que, en politique, je suis un gamin. Il y a beaucoup de vieux messieurs et parfois de vieilles dames en politique. Cette décision chamboule tout le monde car il y a un équilibre et d’un coup on enlève la pièce la plus haute de cet équilibre du pouvoir local qui dit vouloir s’en aller. C’était un étonnement et la première chose était

« pourquoi ? 

– Tu es malade ? 

– Non je ne suis pas malade. » et j’essayais de les convaincre que c’était une question de vitalité politique en disant qu’il faut changer et mettre d’autres en avant.

Quel Bilan ?

« On a fait avancer la ville ».

  • Que retenez-vous de ces 12 années en tant que maire ?

Beaucoup de choses. J’ai l’impression, surtout dans votre quartier, qu’il y a toujours des choses nouvelles qui se font. On a fait avancer la ville.

En 10 ans on a construit 20 écoles neuves. L’arrivée du métro, de la ligne 12, le tramway. On en avait un, maintenant on en a trois. La maternité aussi est neuve. C’est une maternité où il y a 4500 accouchements par an. Maternité d’un très bon niveau de soin.

Je retiens aussi le fait que la population de Saint-Denis reste une population modeste. Le chômage est très fort, toujours massif, notamment pour les jeunes et les femmes. Il y a des choses que l’on ne sait pas régler, ça je le maintiens. Le logement est un drame pour beaucoup de gens. Beaucoup sont dans des logements pourris et ils mériteraient mieux. On a beau construire beaucoup de logements, on arrive pas à résoudre la crise du logement. C’est un bilan qui… (NDLR : il ne termine pas sa phrase).

« On arrive pas à tout régler ».

La ville de Saint-Denis a un potentiel incroyable d’évolutions mais on n’arrive pas à tout régler. On est une ville de gens modestes. La moitié de la ville a moins de 30 ans.

On a su faire avancer plein de choses. Ce n’est jamais le résultat d’un seul homme, c’est un travail d’équipe. Après voilà, j’ai plutôt un regard positif mais j’ai aussi un regard sur tous les enjeux et toutes les difficultés que l’on a. Je dis qu’il faut vraiment travailler avec la population. On ne peut pas faire avancer la ville sans la population. Il faut s’appuyer sur elle pour la faire avancer. C’est peut-être du charabia, de la langue de bois mais on ne peut pas faire tout seul l’évolution d’une ville. Il faut mettre en mouvement la population.

  • Que pensez-vous avoir apporté à notre ville à titre personnel ?

J’ai essayé de faire en sorte qu’il y ait des rapports sereins et d’intelligence entre les citoyens. Par exemple en 2006, j’ai fait un référendum sur le droit de vote des étrangers. Beaucoup de gens se sont déplacés et cela montraient que la majorité des Dionysiens voulaient que, même si leurs voisins, n’étaient pas Français, ils voulaient qu’ils soient citoyens.

La question de la fierté d’être ensemble de construire ensemble de se respecter et que son intelligence soit respectée malgré la diversité des gens.

  • De quoi êtes-vous le plus fier ?

Le référendum sur le droit de vote des étrangers. Sur 11 000 personnes qui se sont déplacées, 64% était pour le droit de vote des étrangers.

« La vie politique me déçoit ».

  • Qu’est-ce qui vous a le plus déçu ?

La vie politique me déçoit. Je fais de la politique tous les jours mais on n’arrive pas à faire rêver les gens. Or, il faut être un peu utopique, il faut avoir des rêves pour faire bouger les choses. Si on regarde que le bout de ses chaussures, on n’arrive jamais à décoller. Il faut rêver.

« Mon échec, mon grand regret, c’est la question du logement ».

  • Quel est votre plus grand regret en tant que maire ?

Mon échec, mon grand regret, c’est la question du logement. Trop de gens vivent dans des logements indécents. Et je trouve qu’il y a trop de violence. Parmi les jeunes, qui sont les premières victimes par ailleurs. Il faut que l’on arrive à pacifier les rapports humains. On apprend plus avec sa langue qu’avec ses poings.

  • Avec du recul, est-ce que vous auriez changé quelque chose dans votre pratique de maire ?

Peut-être être plus disponible pour les citoyens. Maire c’est être dans toutes les réunions, on est bouffé par la réunionite. Un coup c’est avec le préfet, ensuite avec l’état… On va de réunions en réunions et du coup on ne passe pas assez de temps avec les gens.

  • Après avoir vécu cette expérience, quelles sont selon vous les qualités pour devenir un bon maire ?

L’écoute et l’empathie pour les gens. Il faut aimer les gens. Si on n’aime pas les gens il faut faire autre chose.

  • Qui sera votre successeur ?

J’ai proposé quelqu’un qui me paraît bien. Il s’appelle Laurent Russier. Il est dans l’équipe municipale depuis un mandat. Il s’occupe de l’organisme de logement, Plaine Commune Habitat et qui s’occupe de la politique de la ville. Il a 43 ans, il exerçait comme ingénieur. C’est quelqu’un de bien, qui est sensible, qui écoute beaucoup.

  • Qu’est-ce que vous comptez faire désormais ?

Je reste dans l’équipe municipale. Je vais m’occuper des grands chantiers de la ville et je reste aussi à l’agglomération, Plaine commune, où je m’occupe du développement économique des neuf villes du secteur.

« Je trouvais que c’était bien à Saint-Denis comme nom Iqbal Masih. Cela représente l’avenir des plus jeunes. »

  • Que pensez-vous de notre collège ?

J’adore votre collège. D’abord il se trouve qu’il n’y avait pas de collège à la Plaine. Les enfants de la Plaine partaient à De Geyter ou à Fabien en bus. A cette époque là (NDLR : quand la construction du collège a été décidée) j’étais vice-président du Conseil général (CG) et c’est le CG qui construit les collèges. Je me suis battu pour qu’il y ait un collège à la Plaine, pour trouver les financements, et j’ai organisé le concours d’architecture, j’ai choisi le vainqueur et j’ai proposé le nom. Cela fait beaucoup de moi (rires).

Je trouvais que c’était bien à Saint-Denis comme nom Iqbal Masih. Cela représente l’avenir des plus jeunes. C’est un nom compliqué mais c’est toute une histoire. Il faut savoir que par exemple dans toutes les migrations espagnoles, il y avait des enfants qui travaillaient dans des verreries comme la verrerie Legras qui faisait des bouteilles. Le travail des enfants que dénonçait Iqbal Masih a été l’histoire de la Plaine avec d’autres migrations.

Je trouve que c’est un très bon collège. On l’avait calibré pour que tout le monde dans le collège apprennent la deuxième langue du monde, c’est à dire la langue des signes. Il a été conçu pour accueillir des enfants sourds. Cela n’a pas été fait car l’éducation nationale n’a pas suivi. Cela aurait été formidable que tout le monde sache parler la langue des signes.

J’adore le collège parce que j’ai une histoire singulière avec lui, qu’il correspond à un besoin après c’est le talent de vos professeurs et des élèves qui fait un collège.

Propos recueillis par Sirine, Zakarya, Selma, Lahcen, Dania.

 

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Portrait de Mme Bacha

 

 

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Portrait de Mathieu

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Portrait de Monsieur Desmule

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Comment soutenir les délogés du 168 ?

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La situation s’aggrave avec l’arrivée de l’hiver. Les délogés ont besoin de soutien.

Une marche est organisée le samedi 26 novembre, le départ est prévu à 10h devant le 168 Avenue du Président Wilson à Saint-Denis pour rejoindre le théâtre Gérard Philippe, où se déroule une exposition : « Habiter le campement »

http://www.theatregerardphilipe.com/cdn/habiter-le-campement-0

Si vous souhaitez plus de détails sur la situation des délogés, nous vous invitons à consulter le site de Monsieur Philippe Caro, ancien élu en charge du logement de la mairie de Saint-Denis.

http://philippecaro.over-blog.com/collecte-de-materiel-organisee-par-des-voisines-et-voisins-solidaires-des-familles-expulsees-a-la-plaine-saint-denis-au-168-avenue-du-presid

Lahcen et Selma

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Que sont-ils devenus ? Mme Bougrina.

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Madame Bougrina au travaille

Pourquoi avez-vous quitté le collège ?

J’ai quitté le collège parce que mon temps de trajet pour venir travailler était devenu trop important. Je ne supportais plus les embouteillages!

 

 Quels souvenirs gardez-vous du collège ?

C’est mon collège de coeur, celui où j’ai débuté alors j’ai beaucoup de souvenirs! Je dirais que les professeurs d’Iqbal sont de très belles personnes humainement comme professionnellement. Les élèves ont de l’énergie à revendre mais  ils sont terriblement attachants!

 

Dans quel établissement et dans quelle ville enseignez-vous désormais ?

Je travaille au collège Louis Aragon à Montigny-les-Cormeilles.

 

Enseignez-vous toujours le français ?

J’enseigne toujours le français aux 6è, 4è et 3è.

 

Comment avez-vous été acceuillie dans votre nouvel établissement ?

Mes nouveaux collègues m’ont très bien accueillie. Ils ont créé une « Amicale » qui propose différentes activités aux professeurs (sorties, week-end d’intégration…)

 

 Avez-vous un message à faire passer à vos anciens élèves et vos anciens collègues ?

A mes anciens collègues: bravo pour votre travail au quotidien et votre bonne humeur. A mes anciens élèves: ne baissez pas les bras et nourrissez-vous de tout ce que vos professeurs vous transmettent.

 

Allez-vous nous rendre visite ?

Je viendrai vous rendre visite avec plaisir, bien sûr!

 

Propos par Selma M. et Nour B.

 

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Snowden, le film. Sommes-nous tous surveillés ?

Snowden, une vie à rebondissements faite pour le cinéma !

Avant d’être un nom de film, Snowden est avant tout le nom de famille d’un jeune informaticien. Edward Joseph Snowden est né le 21 juin 1983 aux Etats-Unis. Il étudie l’informatique pendant plusieurs années et, en 2004, il décide de s’engager dans l’armée américaine mais quelques mois plus tard, un accident l’oblige à abandonner sa formation dans l’armée. Edward est alors embauché par la NSA comme agent de sécurité puis par la CIA. il travaillera dans la sécurité informatique. Pendant plusieurs années, Snowden est envoyé dans d’autres pays tels que la Suisse ou la Chine pour certaines missions de protection, toujours dans l’informatique. En mai 2013, Edward prend une décision qui va changer sa vie, il quitte les Etats-Unis.

Il explique alors : « Je suis prêt à sacrifier tout cela parce que je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d’Internet et les libertés essentielles des gens du monde entier avec ce système énorme de surveillance qu’il est en train de bâtir secrètement ». Il part alors en Chine, à Hong Kong plus précisément et c’est à partir de ce moment-là que tout bascule.

 

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Snowden. Février 2014.

En mai 2013, Snowden invite les journalistes Glenn Greenwald et Laura Poitras, de célèbres journalistes new-yorkais avec lesquels il était déjà en contact depuis 2009. Il les invite à Hong Kong avec une idée précise en tête : révéler la vérité au monde entier. Le 5 juin 2013, le journaliste Greenwald publie un premier article concernant les activités d’espionnage de la NSA : l’espionnage massif des appels téléphoniques. Un jour plus tard, la deuxième journaliste, Laura Poitras, publie un article révélant un programme de surveillance. L’identité de Snowden est alors révélée au grand jour le 9 juin 2013, à sa demande. Il explique sa décision de renoncer à l’anonymat en ces termes : « Je n’ai pas l’intention de me cacher, parce que je sais que je n’ai rien fait de mal ». Quelques jours plus tard, plusieurs présidents et ministres demandent plus d’informations au sujet des documents secrets qui pourraient concerner leurs pays. Début août 2013, le journaliste Greenwald précise que Snowden lui a confié entre 15 000 et 20 000 documents secrets américains.

Le 23 juin 2013, Edward embarque à bord d’un vol à destination de Moscou en Russie. Ce même jour, afin de l’empêcher de voyager, le gouvernement américain lui enlève son passeport. Depuis ce jour-là, Snowden est réfugié à Moscou, les autorités Russes sont encore en négociation avec les autorités Américaines pour savoir si Snowden, pourra un jour, revenir aux Etats-Unis.

De sa formation dans l’armée, à la révélation des dossiers secrets, le film nous retrace la vie de Snowden. Vous pouvez voir la bande-annonce en cliquant ci-dessous :

Pourquoi faut-il aller voir Snowden ?

Nous utilisons tous nos téléphones au quotidien, nous nous servons des réseaux sociaux, des messages, des appels et on ne sait pas où vont toutes nos informations. Cette ignorance rend se film intéressant car il nous invite à nous poser des questions. De plus, le film est inspiré de la vie d’un personnage réel, on sait donc que l’histoire n’est pas fausse. Le réalisateur, Oliver Stone avait déjà réalisé un film biopic (=biographique) nommé JFK dans lequel il représentait la vie du 35ème président des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy.

Vous aimerez ce film, si :

– Si votre style de film est les thriller (films à suspens) et les films d’espionnages.

– Si vous aimez les biographies.

– Si vous aimez les films rythmés.

Vous n’aimerez pas ce film, si :

– Si votre style de film est le fantastique.

– Si vous n’aimez pas l’informatique.

– Si vous aimez les histoires d’amour.

Article de M. S.

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QUE SONT-ILS DEVENUS ? Monsieur Gazeau professeur de SVT

100_0310(1).JPGPourquoi êtes-vous parti ?

Je suis originaire du Sud et j’y avais laissé bon nombre de proches et d’amis. Le métier de professeur vous conduit parfois loin de chez vous.

Quel souvenir gardez- vous du collège ?

J’en garde un excellent souvenir. Les élèves comme les collègues m’y ont énormément appris.

Dans quel établissement enseignez- vous ?

Au collège Henri Barnier, dans le quartier de la Castellane.

Dans quelle ville travaillez-vous ?

A Marseille, quinzième arrondissement.

Travaillez- vous  toujours en tant que professeur ?

Bien sûr ! J’adore ce métier.

Quelle différence observez-vous dans votre nouvel établissement ?

Les élèves d’Henri Barnier ressemblent beaucoup à ceux d’Iqbal Masih. Les élèves ont des origines et des niveaux extrêmement variés. L' »esprit de quartier » y est assez fort, et amène avec lui ses avantages et ses inconvénients. Les professeurs sont en moyenne plus âgés, ce qui apporte une expérience supplémentaire.

 Les élèves d’Iqbal Masih vous manquent ?

Évidemment ! Bon nombre d’élèves ont montré beaucoup de curiosité pendant ces trois années, et en science, c’est une qualité indispensable !

Avez-vous un message à faire passer à vos anciens élèves ou a vos anciens collègues ?

Je souhaite bon courage à mes anciens quatrièmes, qui inaugurent cette année la nouvelle épreuve de science du Brevet. On ne lâche rien !

Je redonne mes remerciements à toute l’équipe éducative. Ce que j’ai appris à Iqbal grâce à vous me sert tous les jours dans mon nouveau collège.

Allez-vous nous rendre visite ?

Quelques cartes postales sont prévues cette année. Revenir au collège me tente beaucoup, mais je dois encore organiser cela.

Propos recueillis par Andreia.

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QUE SONT-ILS DEVENUS ? Madame Marchoux-Bazin Professeur de lettres.

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Pourquoi avez-vous quitté le collège ? Le regrettez-vous ?

J’ai quitté le collège pour des raisons familiales.  Je ne le regrette pas mais j’adorais Saint Denis.

Quel est le nom de votre nouvel établissement ?

Je suis toujours professeur, au collège Paul Verlaine de Lille.

Quelles classes avez-vous en charge ? Etes-vous professeur principale ?

Je suis professeure principale de 5e.  J’ai aussi des 3e et je m’occupe d’élèves exclus de leur collège dans une structure d’accueil.

Comment avez-vous été accueillie ? 

J’ai été bien accueillie.

Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

Ce qui me manque le plus, ce sont évidemment mes collègues :  les profs, la vie scolaire, Mme Collado, les agents,…. Les petits bonjours du matin, nos discussions, les croissants à 10h, la salle 203 et évidemment, les élèves ! Même les plus retors.

Qu’est ce qui vous semble mieux dans votre nouvelle vie ?

Dans ma nouvelle vie, ce que j’aime le plus, c’est la ville : Lille est une très belle ville avec beaucoup de choses à faire. Des musées, des restaurants, des magasins et pas loin de la mer.

Quand pensez-vous nous rendre visite ?

Dès que je le pourrai !

Avez-vous un message à faire passer à vos anciens élèves et vos anciens collègues ? 

A mes collègues : ne changez rien !

A mes élèves : lisez, lisez, lisez et faites toujours de votre mieux.

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Cyril, nouveau surveillant à Iqbal.

Par Andréia.

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MHD : Le petit prince de l’AfroTrap

MHD : « Le petit prince de l’AfroTrap » :

MHD
MHD

MHD, de son vrai nom Mohamed Sylla, âgé de 21 ans, né le 28 novembre 1994 à La Roche-sur-Yon en Vendée, est un rappeur français d’origine sénégalo-guinéenne, du 19ᵉ arrondissement de Paris.

MHD est un rappeur hors du commun, qui sort du lot. En effet, il ne rappe pas avec de la violence ni de la vulgarité. Il se base sur son vécu. Avec son succès beaucoup pourrait croire qu’il a oublié d’où il venait mais au contraire, il a sorti un clip en featuring avec Black M qui parle de son pays d’origine : la Guinée.

Voici un extrait de son couplet :

« Une boule au ventre, on associe mon bled à l’Ebola
Mais ça change rien, ce soir j’me pavane dans la capitale
0.224, veuillez baissez les armes
J’ai quitté Paris, j’suis au bord de la mer
Vos guerres débiles ne servent à rien
Réveillez-vous, au fond on est tous les mêmes
Ce soir j’suis au pays, on descend sans papiers
Un p’tit tour à Madina, le drapeau sur l’dos, la jeunesse peut se lever »

Dans ce couplet MHD évoque le virus auquel son pays est associé et met en avant les principaux atouts de la Guinée tels que la mer et le marché de la capitale.

Vous pouvez trouver un reportage retraçant son retour en Guinée en cliquant sur le lien ci-dessous (émission de France 2 Stupéfiant)

http://www.france2.fr/emissions/stupefiant

On peut le voir dans ce documentaire MHD ne semble pas prendre en compte le regard des autres et, malgré sa popularité, il ne prend pas la grosse tête.

Cela s’explique sans doute par le fait que MHD soit un ancien livreur de pizza. Si il est devenu la star du net, c’est grâce à une vidéo postée sur internet avec ses amis où il rampait sur l’instrumental de « Shekini »  la chanson de chanteurs nigériens nommés P-Square. https://www.youtube.com/watch?v=aCcuzqRRTHQ

Après sa fulgurante ascension sur le net, MHD a sorti plusieurs clips d’AfroTrap avec un pas de danse différent à chaque clip. L’AfroTrap peut être définie un rap sur une instrumental africaine. Son pas de danse le plus célèbre est « Fais le mouv’ » dans l’AfroTrap part.4. Toutefois sa vidéo qui a fait le plus de vues est l’AfroTrap part.3 avec le refrain de l’été 2016 « Champions league » avec 60 000 000 de vues !

https://www.youtube.com/watch?v=zi1D0MKWHU0

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La pochette de l’album de MHD.

Il a également sorti son premier album, dont le titre « Roger Milla », en l’honneur de l’ancien célèbre footballeur du Cameroun. Ce morceau rend hommage au mythique joueur de football camerounais et à sa toute aussi célèbre danse de célébration.

https://www.youtube.com/watch?v=t_5vx21usLE

Dans ce titre il évoque également ses débuts jusqu’à maintenant :

« Tout est parti d’un freestyle à l’hôtel
En trois mois j’ai fini sur un Zénith
C’est le taff qui paye

Maintenant j’peux dormir sur mes deux oreilles
Y’a pas d’secret
J’me suis méfié des traîtres et des conseils »

Pour le suivre voici ses réseaux sociaux si dessous :

Twitter: @MHDOfficiel

Instagram: @mhdofficiel

Snapchat: MHD-19reseaux

Périscope: @MHDOfficiel

A. Y.

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Vous souhaitez rentrer dans un autre univers ? Regardez ce film !

Tim Burton a réalisé un nouveau film cette année : Miss Peregrine et les enfants particuliers. Il est célèbre pour avoir réalisé Charlie et la chocolaterie, Alice au pays des merveilles… On remarque donc que son genre est le fantastique. Le film est sorti le 5 octobre en France, il est donc encore sur nos écrans.

Le réalisateur Tim Burton.
Le réalisateur Tim Burton.

Le scénario est tiré du livre du même nom de Ranson Riggs. Ce film raconte l’histoire d’un jeune adolescent du XXIème siècle dont le grand-père decède de cause inconnue. Son grand-père, dont il était très proche, avait l’habitude de lui raconté des histoires venues d’un univers complètement différent. Cet univers est marqué par la présence d’une femme qui se nomme Miss Peregrine. Elle a la particularité de pouvoir se transformer en oiseau. Il y a également des enfants qui possèdent des pouvoirs particuliers. Par exemple, certains possèdent une force inhumaine tandis que d’autres sont invisibles… Suite à la mort de son grand-père, le jeune adolescent décide de partir à la découverte de cet univers bien caché sur une île au Pays de Galles.
Vous pouvez voir la bande annonce en cliquant ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=i-TiNC3zpPw )

Pourquoi faut-il aller voir Miss Peregrine et les enfants particuliers ?
Tout d’abord, le scénario est très intriguant et très original. Ensuite, le personnage principal est un adolescent, ce qui permet aux jeunes spectateurs de pouvoir s’identifier à lui. De plus, les acteurs sont très talentueux et les couleurs dans le film, ainsi que la réalisation en général est fabuleuse. En effet, il parvient à nous faire voyager dans un autre univers.

Vous aimerez ce film, si :
– Si vous aimez les univers fantastiques.
– Si vous aimez la magie et les pouvoirs.
– Si vous aimez l’action.

Vous n’aimerez pas ce film, si :
– Si vous n’aimez pas l’univers fantastique.
– Si vous aimez les films réalistes.
– Si votre style de film est le dramatique.

Selma M. et Andreia A.S

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Mme Houget, la nouvelle CPE

Arrivée à la rentrée 2016, Mme Houget est la nouvelle Conseillère Principale d’Education (CPE). Elle a déjà travaillé en lycée, à Grenoble, puis à Sevran. Etant enfant, elle rêvait de devenir médecin, astronaute, archéologue ou encore avocate. Mme Houget a fait des études de Science politique, et était surveillante pour payer ses études. S’épanouissant plus dans son travail d’étudiante que dans ses études, elle a décidé de passer le concours de CPE une fois son Master 2 obtenu. Cette année, elle a en charge toutes les classes de 4eme ainsi que la 5emeD et la 5emeE. Elle trouve qu’elle a été bien accueillie par ses collègues, et que les élèves sont dynamiques et plutôt agréables. Elle compte rester au collège 4 ou 5 ans.  #lp #collegeiqbalmasih #psd #saintdenis

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Par Dania.

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Les délogés du 168

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Les délogés du 168

83 personnes dont 8 familles, certaines avec des enfants en bas âge, vivent dans un campement sur l’avenue du Président Wilson à Saint-Denis.

Ce sont des gens expulsés de l’immeuble 168 avenue du Président Wilson (La Plaine), certains le squattaient depuis près de 20 ans.

Le 25 août 2016 au matin, ils ont été expulsés par la préfecture à la demande des propriétaires. Ils se sont installés dans des tentes, données par l’association ATD (Agir Tous pour la Diversité) Quart Monde, et n’ont pas accès à l’eau courante, ni à des sanitaires.

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Ils ont besoin de couvertures, de tentes supplémentaires, de nourriture…  Ils attendent d’être relogés.

Ils reçoivent déjà l’aide ponctuelle des gens du quartier mais leur situation s’aggrave avec l’arrivée de l’automne.

« On va tous mourir ici si l’hiver arrive », nous l’explique l’un d’entre eux.

Les délogés du 168 83 personnes dont 8 familles, certaines avec des enfants en bas âge, vivent dans un campement sur l’avenue du Président Wilson à Saint-Denis. Ce sont des gens expulsés de l’immeuble 168 avenue du Président Wilson (La Plaine), certains le squattaient depuis près de 20 ans. Le 25 août 2016 au matin, ils ont été expulsés par la préfecture à la demande des propriétaires. Ils se sont installés dans des tentes, données par l’association ATD (Agir Tous pour la Diversité) Quart Monde, et n’ont pas accès à l’eau courante, ni à des sanitaires. Ils ont besoin de couvertures, de tentes supplémentaires, de nourriture…  Ils attendent d’être relogés. Ils reçoivent déjà l’aide ponctuelle des gens du quartier mais leur situation s’aggrave avec l’arrivée de l’automne. « On va tous mourir ici si l’hiver arrive », nous l’explique l’un d’entre eux #saintdenis #lp #psd #deloges168wilson #93

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Lien vers le site de l’association ATD Quart Monde :

https://www.atd-quartmonde.fr/qui-sommes-nous/nos-actions/

 

 

 

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Le Carnaval à Cayenne

Le Carnaval à Cayenne   photo1

Le carnaval de Guyane est l’un des évènements majeurs de Guyane. Il se déroule entre l’épiphanie le premier dimanche de janvier, et le mercredi des cendres en février ou mars. Cette fête appartient à la culture créole Guyanaise. Il a pour origine le carnaval tel qu’il est pratiqué en Europe.

photo2Le premier Dimanche de l’épiphanie marque l’arrivée du Roi Vaval, qui est une Figure mythique du carnaval.  C’est lui qui déclare l’ouverture du Carnaval des différents dancings de Cayenne ainsi que les défilés des rues. Il meurt le mercredi des Cendres pour renaître tel le Phénix l’année suivante du carnaval.

 

Tous les dimanches après-midi aux environs de 15 heures, ont lieu les défilés dans les rues de Cayenne, Kourou et Saint-laurent du Maroni. Des groupes déguisés selon la thématique de l’année, y défilent autour de chars décorés, au rythme des percussions, des cuivres et des instruments à corde. Ce défilé s’appelle un vidé un défilé dans les rues avec un camion, une sono et des personnes au fond qui mettent la musique jusqu’à environ 10h avec des personnes qui suis le camion en dansent derrière.photo4Les groupes jouent de la musique dans les rues, ils viennent des différents quartiers comme KASSIALATA, avec des Hommes qui s’habillent en femme au lieu de s’habiller avec des Vêtements d’hommes (robe, talons, perruque) puis ils défilent dans les rues. Des femmes s’habillent en Touloulous, c’est-à-dire elles mettent des robes colorées avec des masques pour que l’on ne puisse pas les voir. Il y a des dizaines de milliers de spectateurs tous les dimanches ravis d’être présent pour admirer ses groupes.

 

photo3 les blues star

Les blue stars

http://tse3.mm.bing.net/th?id=OIP.M707e3541c9ed61b5a78d9553d5aeb8beo0&pid=15.

 

https://youtu.be/KRLXGL6aWds  La vidéo du groupe Kassialata

 

Le mercredi des cendres le Roi

photo5 vaval meurt

Vaval meurt.

Article de Thaïna…

 

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Pewdiepie, millionnaire du net !

I) Présentation.

Felix Kjellberg alias PewDiePie est le youtuber le mieux payé au monde, il annonce avoir gagné près de 6millions d’euros en 2014. Né le 24 octobre 1989 à Göteborg en Suède, il est un testeur de jeux vidéo sur Youtube.

La plupart de ces vidéos sont de types Let’s Play. Un Let’s Play est une vidéo pour présenter à la fois le jeux, l’univers du jeu et la manière de finir le jeu. Sa spécialité est les jeux d’horreur, d’actions et les jeux indépendants. Il a fait plus de 2500 vidéos, a plus de 41 000 000 d’abonnés, et plus 10 000 000 000 de vues. Ces chiffres font de lui le youtuber le plus connu au monde.

II) Exemple de vidéos de Pewdiepie !

Pewdiepie est l’un des rares youtubers qui ne possède pas d’intro dans ses vidéos. En parallèle de ses let’s play, Il montre des extraits de vidéo d’un jeu récent afin de le présenter. PewdiePie est drôle et il explique bien comment terminer les jeux dans ses vidéos Let’s play. C’est pour cela qu’il est le youtuber qui possède le plus d’abonnés.

https://www.youtube.com/watch?v=CzrUVbvGNeM&list=PLYH8WvNV1YEmpxauPHZ2enQ5BfdXGyNMl

Voici la vidéo la plus récente de Pewdiepie, il a été mis en ligne le 09/05 mais possède plus de 1 300 000 vues en une journée.

téléchargement

Elle parle d’Uncharted 4 A Thief’s End qui est un jeu vidéo d’action et d’aventure développé par Naughty et édité par Sony. Il est sorti le 10 mai 2016. Il s’agit du quatrième opus principal de la série Uncharted. La plate-forme d’Uncharted 4 est sur PlayStation4. Uncharted 3 a été vendu plus de 17millions d’exemplaires. Pour faire cette vidéo avant la sortie officielle du jeu, Pewdiepie reçoit le jeu en avance pour faire le buzz.

 

 

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Customiser un t-shirt avec du Wax !

Le « Wax » est un coton imprimé sur lequel on a appliqué, sur les deux faces, de la cire. Le mot « Wax », voulant dire « cire » en anglais.

Le « pagne » est un tissu tressé souvent utilisé pour le wax. On parle enfin de « dashiki » pour désigner les vêtements (robe, t-shirt, chemise…) colorés à motifs wax.

achat tissu wax - 2 dec 2015 (4)

Il existe plusieurs motifs sur le wax, comme les formes géométriques, les fleurs, les trèfles, les éventails, les cubes, et plein d’autres encore. Sur certains tissus, on imprime des photos d’hommes politiques ou des messages humoristiques.

On peut customiser le Wax sur les vêtements, les chaussures, les ustensiles de cuisine, les sacs, les meubles, les accessoires, les matériaux scolaires, les coques de téléphone, etc…

Beaucoup de célébrités comme Rihanna ou Beyonce portent du Wax.

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Beyonce en dashiki

Pour être tendance wax cet été, nous vous proposons de suivre ce tutoriel :

« Comment customiser un t-shirt avec du wax ? »

Nous nous sommes rendus à la Goutte d’Or, dans le 18ème arrondissement de Paris, pour acheter deux tissus wax (10 € le tissu).

achat tissu wax - 2 dec 2015 (3)

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Nous sommes ensuite allés au magasin « Action » de Saint-Denis Basilique où nous avons acheté cinq t-shirt (2€ le t-shirt).

Equipés de nos tissus, nos t-shirts, un peu de colle, quelques feuilles de papier et d’un groupe d’élèves et de professeurs, nous avons joué les apprentis stylistes.

Nous avons commencé par dessiner les motifs (chiffres, formes…) que nous souhaitions découper dans du tissu sur du papier. Puis nous avons utilisé ce papier pour découper la bonne taille de tissu, en laissant un peu de marge pour coller les bords. Nous avons collé les bords de nos motifs en tissu, puis nous avons cousu les motifs sur nos t-shirts.

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Nous espérons que vous apprécierez le résultat !

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Par Rebecca, Océane, Kaloïna, Salymata, Sarah, Keltoma, Thaïna, Vladimir, Mehdi, Rick et Abdramane.

 

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Des super-médecins dans notre quartier !

 

medecin du monde

Médecin du monde est une association indépendante qui soigne les migrants et ainsi témoigne des difficultés des migrants. . Elle est située au 8 rue des blés à la Plaine Saint-Denis. L’association contient 2000 bénévoles dont 299 salariées en France. Présent en France et dans 64 pays, Médecins du Monde est un mouvement international indépendant de militants actifs qui soignent, témoignent et accompagnent le changement social. À partir de leurs 355 programmes médicaux innovants et d’un plaidoyer basé sur des faits, ils mettent les personnes exclues et leurs communautés en capacité d’accéder à la santé tout en se battant pour un accès universel aux soins.

Elle a été crée en mars 1980 par Jacques BERES, Gilles BRISKEN, Eric CHEYSSON, Alain DELOCHE, Bernard GRAJON, Jean-Marie HAEGY, Bernard KOUCHNER, Pierre PRADIER, Vladan RADOMAN.

Le docteur Bennet répond à nos questions par rapport a l’association :

Nous avons contacté le local du quartier de médecin du monde et le docteur Benet, il nous a expliqué le fonctionnement de l’association. Elle accueille 50 patients pour 2 à 3 médecins bénévoles. Les migrants viennent pour obtenir l’aide médical d’état, qui leur permettra d’être pris en charge pour leurs dépenses médicales. C’est la première étape pour obtenir un permis de travail.

Ils viennent aussi pour dépister les pathologies, faire des radiographies, un test de vue et soigner les maladies. Une fois par semaine, un camion est mis à disposition pour la dentition des migrants.

La particularité des migrants viennent : d’un tiers du Penjab, d’Europe de l’Est et d’Afrique Subsaharienne. D’après ce que l’on peut croire, aucun Syrien n’a été pris en charge chez médecin du monde malgré leur forte densité en Iles de France.

 

Au delà des soins, l’association distribue des sacs de couchages pour les sans-abris, met à disposition des couches, des biberons pour les bébés.   Médecin du monde, du quartier, contient 50 à 100 bénévoles dont (12 médecins, 10 infirmière et des assistants sociaux) et 5 salariés. Les médecins bénévoles travaillent ½ journée par semaine. Au sein de l’association des traducteurs sont mis à disposition pour les migrants, pour cause de barrière de langue. Le coût de la traduction est de 30€ par quart d’heure. Docteur Benet, nous à indiquer l’association ne rencontre pas de problème d’argent. Le financement provient des dons de particuliers et du conseil général et de l’agence régionale de santé.

 

Article d’Annie et Ericka

 

 

 

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Les dessins de presse arrivent au collège !

 

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Courrier international est un journal hebdomadaire crée en 1989 qui est constituer d’articles du monde entier. Ce journal est de genre généraliste, le prix du journal est de 3.90 euros et il sort tous les jeudis. Le journal appartient à l’entreprise « Le Monde ». En 2014, le journal a été tiré a plus de 177 000 exemplaires par semaine.

Le mardi 22 mars 2016, nous la classe de média et certains élèves d’autre classe ont sélectionné des dessins proposés par monsieur Ledru Milon et madame Levy.

Puis le jeudi 24 mars 2016, le rédacteur en chef, Eric Chol avec 6 autres journalistes du courrier international sont venus au collège pour nous aider à trouver des idées pour écrire des légendes concernant les dessins sélectionnés.

D’abord, nous nous sommes séparés en groupe de 4 avec un journaliste par groupe. Puis nous avons donné notre avis sur nos dessins, après nous avons sélectionné nos meilleurs dessins et enfin, nous avons légendé les dessins sélectionnés. Certains de nos dessins vont être publiés sur leur site.

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Comme nous le voyons sur cette photo, des élèves avec le journaliste du Courrier International sont en train de choisir des dessins et de les commenter.
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Sur ce dessin, on peut apercevoir le peuple Rohingyas qui ce fait rejeter par les autres pays de l’Asie. Les Rohingyas sont les descendants lointains des soldats et commerçant arabes, mongols, turc, bengalis et portugais.

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Sur ce dessin, on peut apercevoir un groupe de migrant qui voudrait y aller en Europe. Le passeur propose un prix de 1200 euros pour une traversée normale sur un bateau en piteux état. Et juste à côté, il y a un bateau une étoile, qui fait aller et le retour pour un prix de 500 euros. Cette image nous montre que les passeurs profitent du malheur des migrants pour gagner de l’argent.

Lesauteurs de ces dessins sont STEPHFF et SCHNEIDER

Par Stiphen et Derick.

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Lettre ouverte pour la défense des migrants

photo Le Monde
photo Le Monde

Les élèves de 4eme B du collège Iqbal Masih, qui ont travaillé sur la crise des migrants en géographie et sur l’Affaire Dreyfus, ont rédigé une Lettre ouverte au Président de la République pour dénoncer le sort réservé aux migrants en Europe.

« Monsieur le Président de la République,

Nous vous écrivons aujourd’hui car l’heure est grave.

Collégiennes et collégiens à Saint Denis, issus de migrations, nous sommes particulièrement touchés par le sort réservé aux migrants en France. Ce sont des êtres humains, comme vous, comme nous.

Ce que nous avons appris en cours de géographie sur leur situation nous a émus. Nous avons donc décidé d’écrire, comme Emile Zola, une lettre au Président de la République pour l’alerter.

Nous dénonçons le sort de ces misérables migrants qui fuient leurs pays, leurs familles pour leur survie. Ils cherchent en effet à se protéger de la guerre, de la dictature et des organisations terroristes.  Ils traversent la Méditerranée au péril de leurs vies. Il y a des naufragés comme le petit Aylan.

Nous blâmons les passeurs qui profitent de la misère des migrants et les abandonnent au milieu de la mer.

Nous blâmons l’Union Européenne de fermer ses portes aux migrants qui veulent y entrer.

Nous blâmons les murs que certains pays construisent.

Nous blâmons les préjugés répandus sur les migrants. On les accuse d’être des terroristes, des profiteurs.

Nous pensons qu’ils peuvent au contraire enrichir notre société.

Nous blâmons les Européens de ne pas prendre exemple sur les secouristes de Lesbos. Ces femmes et ces hommes viennent de tous les pays d’Europe pour éviter les naufrages des migrants.

Comme l’écrivait Emile Zola, notre protestation enflammée n’est que le cri de notre âme.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre profond respect. »

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Lamyne M met le Wax à l’honneur à la Basilique Saint-Denis

Lamyne M

Lamyne M est un styliste originaire du Cameroun et vivant en France. Il est le créateur des « Grandes robes » exposées à la Basilique Saint-Denis du 3 octobre 2015 au 30 avril 2016. Il a accepté de nous expliquer son travail et de nous faire une visite privée de l’exposition.

Iqbal Actu : Quelle formation avez-vous suivi ?
Lamyne M : Je suis autodidacte, je n’ai pas été dans une école de mode, j’ai tout appris sur le tas.
Ça m’a toujours ennuyé d’aller faire du shopping avec mes potes et qu’en rentrant, on ait tous le même pantalon. Je voulais toujours avoir quelque chose d’un peu différent des autres. Ça me gênait, donc, soit je rajoutais quelque chose, soit j’ouvrais une partie, je rajoutais des poches ou je modifiais la fermeture. J’arrivais toujours à modifier quelque chose pour créer une différence. Tout est parti de là.
Je n’ai pas fait d’étude pour cela mais j’ai suivi quelques formations. J’ai travaillé avec le créateur de mode nigérien Alphadi, surnommé « Le magicien du désert »,  au FIMA, le Festival International de Mode Africaine, auquel j’ai participé à plusieurs reprises, au Niger. J’ai fais plein de choses à côté avec des petites formations.

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http://afriqueeducation.com/sites/default/files//field/image/22jan2.jpg

I.A : Comment avez-vous eu l’idée de cette exposition ?
LM : C’est mon travail des cinq dernières années qui m’y a conduit. J’ai travaillé au Maroc, en Tunisie, en Algérie et au Caire, donc beaucoup au Maghreb. Et je me suis interrogé sur la place des femmes dans la société. La hauteur des robes est un questionnement sur la place de la femme. C’est comme cela que je vois la femme. Au départ, le projet s’appelait « Je les vois grandes ».

affiche de l'exposition
Affiche de l’exposition

I.A :  D’où vous est venue l’idée d’installer ces robes dans une cathédrale ?
L.M: L’idée m’est venue par rapport au contexte actuel, à toutes les difficultés, à l’auto exclusion, par rapport à l’acceptation de l’autre, à la situation géopolitique et géo-culturelle qui se joue en ce moment. C’est pour ça que j’ai voulu amener mes robes dans la Basilique.

Jeanne de Bourbon
Jeanne de Bourbon 

Je suis musulman, même si je ne pratique pas tour le temps. Cette exposition a pour but de montrer l’ouverture et l’absence de barrière entre les gens. Rien de m’interdit d’entrer dans cette église. C’est une cathédrale, il y  a une partie religieuse au centre, mais il y a d’autres choses à voir, notamment l’architecture. C’est aussi la plus grande nécropole d’Europe avec 43 rois enterrés et 32 reines, c’est déjà historiquement très important. Je ne voulais pas m’autocensurer sur l’Histoire de France qui m’appartient aussi. Je suis venu pour dire que cette histoire appartient à tout le monde. Il n’y a pas de raison qu’on vienne du Japon, de Chine, des États-Unis pour visiter et que nous, on vive juste à côté et qu’on n’y aille pas du tout.

Marie de Brienne
Marie de Brienne

Il y a des gens, nés à Saint-Denis, qui ont 65 ans et qui n’ont jamais mis un pied ici. Soit disant, la culture, la religion ce serait pour les autres. Non ! Ça nous appartient à tous ! Il n’y a pas de couleur ici, pas d’origine, pas de religion, bien sûr il y a une petite partie religieuse dans la cathédrale, mais ce patrimoine nous appartient. Il y des Hommes qui ont bâti l’Histoire de France qui sont enterrés ici. Donc une partie de nous est là historiquement.

Constance de Castille
Constance de Castille 

Le but c’est de s’approprier cette histoire, de la transmettre à nos enfants et de la partager. C’est pour ça que je suis toujours venu dans cette basilique. Je connais peut-être mieux la basilique que certaines personnes qui y travaillent. Je suis toujours venu ici pour regarder les feux d’artifice du 14 juillet. Je montais sur le toit pour voir presque toutes les banlieues et Paris. Je connais le régisseur et j’ai l’habitude de monter souvent. J’ai eu la possibilité d’avoir un regard exceptionnel sur les banlieues d’ici, qui permet de bien comprendre.

Berthe
Berthe 

I.A : Quel message voulez vous transmettre avec cette exposition ? Quel est la place de la femme dans la société pour vous ?
L.N : La place de la femme a une importance capitale. Je pense que tant qu’on ne résout pas les différences on ne pourra pas évoluer.

Lien vers la bande annonce de l’exposition :

Propos recueillis par Sarah, Océane, Keltoma, Salymata, Kaloïna et Rebecca

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Histoire de St-Denis et des migrants

POURQUOI Y A T-IL DES MIGRANTS A SAINT DENIS ?
Avec le développement de Paris et la révolution industrielle, de nombreuses usines s’installent en périphérie de la ville notamment à La Plaine Saint Denis.

La majorité des Parisiens ne voulaient pas travailler dans les usines de la plaine Saint-Denis car les conditions de travail étaient difficiles (les nombreuses heures à travailler dans les usines, le faible salaire…). Alors, Les patrons des usines ont d’abord fait venir des Bretons puis des Espagnols pour travailler car ils ne demandaient pas beaucoup d’argent.

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Sur cette photo de 1906, on voit des femmes et des enfants bretons qui viennent de descendre du train à la gare de Saint-Denis. Ils ont grimpé sur une charrette. Les hommes, eux, suivent à pied. Ils sont venus de Bretagne pour aller travailler à la verrerie LEGRAS.

Les Espagnols, eux sont originaires de la région de Castille. Ils ont quitté leur région car les terres étaient non cultivables et leurs conditions de vie étaient difficiles. Ce sont surtout des jeunes célibataires et des familles. Au total, ce sont 3000 Espagnols qui arrivent.

Aujourd’hui encore il y a la mémoire de ces migrants à Saint–Denis car les noms des rues se rapportent aux espagnoles et aux bretons (Cristiano Garcia , Maria Leonor Rubiano, rue des Bretons). On parle encore de la petite Espagne car ils existent encore des associations comme « hogar de los espanoles  (la maison des espagnoles) » pour honorer la mémoire des migrants espagnoles.
Pour en savoir plus cliquez sur: http://memorias.faceef.fr/les-lieux/vie-associative/associations/article/hogar-de-los-espanoles-de-la

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Une rue de la petite Espagne.

La première période de migration dure du début du XX ème (avant la guerre mondiale) jusqu’à la fin des années 70 quand les usines commencent à fermer.

 

Norhel et Carla

 

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Taf & Maffé : un exemple de solidarité à Saint – Denis

Logo taf & maffé

Dans le quartier de la Plaine, une association vient en aide aux migrants c’est l’association : Taf & Maffé. Sa directrice est Marie-Caroline. Dans l’association réside un foyer qui accueille des migrants. Elle a été mise en place par Benjamin Masure en mars 2006 pour aider les personnes en difficulté et notamment des migrants qui ne parviennent pas à travailler depuis un bon moment pour les aider à en trouver un fixe, soit le « taf ». Certaines personnes travaillent pour l’association et ne sont pas nécessairement des migrants. L’association accueille ainsi 12 à 13 personnes qui travaillent dans la restauration pour un CDD de 6 mois à 2 ans. L’idée du CDD en restauration permet la formation des migrants pour leur permettre d’avoir les compétences nécessaire pour trouver un travail.
L’association dispose de 300 chambres au foyer ainsi qu’une salle de prières. On compte au moins 100 personnes qui ont déjà travaillé pour l’association.
Le saviez-vous ? La majorité des personnes vivant au foyer provient d’Afrique subsaharienne mais il y a autant de migrants qui proviennent d’Algérie que du Maroc, du Pakistan ou de la Roumanie. Les migrants arrivent à rester en contact avec leur famille grâce aux applications numériques, aux réseaux sociaux ou grâce à des cartes prépayées. Le foyer est ainsi une communauté unie malgré la diversité des migrants où chacun s’entraide et « taf » !
Annie & Ericka

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Marie-Caroline, la directrice du foyer « Taf & Maffé »
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League Of Legend: le retour des champions

League Of Legend World Champion Ship 2015

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Introduction:

League of legend world champion ship est un tournoi entre plusieurs équipes du monde qui se sont qualifiées. Cette année des équipes du monde entier ont participé. Il y a des équipes originaires d’Europe, d’Amérique, d’Océanie, d’Asie.

La coupe de League Of Legend champion ship est la coupe offerte par Riot pour récompenser l’équipe qui remporte la victoire au cours de championnat. Riot Games est une entreprise américaine d’édition et de développement  de jeux vidéo fondée en 2006. La finale de cette année s’est déroulée à Berlin. Riot était l’organisateur du tournoi.

Voici une photo de la coupe :imagesQJ0P5YOY

 

Les phases de groupe se déroulaient en France à Paris, les quarts de final à Londres, les demi-finales à Bruxelles et la finale à Berlin.

Phases de groupes, Paris

Les phases de groupes a eu lieu dans Les Docks de Paris, dans la salle Dock Pullman du 1 au 4 Octobre et du 8 au 11 octobre donc 8 jours de match. Les Docks de situe à côté du Front Populaire et peux accueillir environ 2000 à  3000 personnes.

Paris

Quart de finale, Londres

Pour ces quarts de finale Riot a choisi la salle Wembley Arena à Londres qui a accueilli plus de 12 000 personnes du 15 au 18 Octobre.

Londres

Demi-finales, Bruxelles

Les 24 et 25 Octobre se dérouleront les demi-finales à Brussels Expo, une salle qui peut accueillir pas moins de 15 000 personnes !

Belgique

Finale, Berlin

Le clou du spectacle, la finale des championnats du monde de League of Legends, dans le stade Mercedes-Benz Arena le 31 Octobre qui peut accueillir environ 17 000 personnes !

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Championship

Il y a 16 équipes qui ont participé au championnat  pour l’année 2015 qui sont :

Groupes A                                      Groupe B

Flash Wolves                                  Fnatic

KOO Tigers                                    ahq e-Sports Club

Counter Logic Gaming                   Cloud9

PaiN Gaming                                  Invictus Gaming

 

 

Groupe C                                        Groupe D

SK Telecom T1                              KT Rolster

Edward Gaming                             Origen

H2k-Gaming                                   LGD Gaming

Bangkok Titans                              Team Solomid

Il y a au total 32millions de  personnes qui on suivit le championnat.

Pour accéder aux quarts de finale, il faut être dans les 2 premiers de chaque groupe. Cette année, les équipes qui ont gagné dans le groupe A sont Flash Wolves et KOO Tigers. Dans le groupe B, Fnatic et ahq e-Sports Club se sont qualifier. Dans le groupe C, SK Telecom T1 et Edward Gaming se sont qualifié. Et dans le groupe D, KT Rolster et Origen se sont qualifié.

Le premier gagne une coupe avec 1.000.000dollars (895 575.86 euros), le deuxième gagne 250.000 dollars (223 893,96 euros) et les deux derniers du podium gagnent 150.000 dollars (134 336.38 euros).

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Quel est le meilleur but de l’année?

Le prix Puskas 2015

Les plus beaux buts de l’année sont selectionnés par la FIFA.

Les internautes votent pour le plus beau. Vous pouvez voter au lien suivant :

http://fr.fifa.com/ballon-dor/puskas-award/

Au début il y avait dix nominés. Désormais il y en a plus que 3 :

  • Lionel Messi contre l’ATHLETIC bilbao le 30 mai 2015.

http://fr.fifa.com/ballon-dor/puskas-award/video=2729997/index.html

lionel messi

  • ALESSANDRO FLORENZI contre le FC barcelone le 16 septembre 2015.

http://fr.fifa.com/ballon-dor/puskas-award/video=2729992/index.html

florenzi

– WENDELL Lira contre le GOIANESIA le 11 mai 2015.

http://fr.fifa.com/ballon-dor/puskas-award/video=2729994/index.html

wendell lira

Les journalistes de la classe média ont choisi le but de ALESSANDRO Florenzi parce que c’est un but dans lequel le joueur a un excellent touché de ballon.

 

 

Article fait par Rick et Idrissa

 

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Un but sublime de Neymar ! A voir !

Le 8 novembre 2015, il y a eu le match Barcelone contre Villareal au camp nou lors d’une victoire 3 à 0. Neymar un but incroyable

un coup du sombrero puis une reprise de volée

a éliminé Costa d’un sombrero sans contrôle avant de marquer d’une volée du droit (85e).

pour voir la vidéo du but cliquer sur le lien ci-dessous :

par wiizii et idrissa

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